1 mai 2003
Dans un texte paru le 11 avril dernier dans Le Devoir (page A 10), Esther Delisle me prend à partie à cause d'un passage de mon dernier livre (Les Deux Chanoines - Contradiction et ambivalence dans la pensée de Lionel Groulx, Boréal, page 19). J'y écris que je me suis interdit d'utiliser aux fins de mon étude l'un de ses ouvrages (Le Traître et le Juif - Lionel Groulx, Le Devoir et le délire du nationalisme d'extrême droite dans la province de Québec, 1929-1939). Parmi les raisons ayant motivé ma décision, j'y invoque le «nombre étonnant d'erreurs» que ce livre «contient dans les renvois et les références». À l'appui, je fais état d'un exercice de validation ayant révélé que, sur 57 renvois à des textes de Groulx annoncés comme ayant paru dans la revue L'Action nationale entre 1933 et 1939, «28 sont inexacts (dont 23 n'ont même pas pu être retrouvés dans la revue)». À mes yeux, il y avait là un important problème de fiabilité qui disqualifiait cet ouvrage comme outil scientifique pour mon étude.