Quatre histoires. Quatre petites histoires toutes simples. Des histoires qui se passent ailleurs: d'abord dans la savane africaine, puis dans un pays de montagne, dans une zone peuplée de HLM aussi et, enfin, quelque part en Espagne ou au Mexique. Ce sont des histoires toutes simples parce qu'Agnès Limbos les raconte presque sans mots — ou alors dans une langue étrangère vaguement africanisante ou hispanisante selon le cas. Avec des bouts de papier et de petits palmiers artificiels. Avec beaucoup d'objets, en fait: de petits animaux de plastique, des pommes de terre — elle est Belge! —, de la peinture en aérosol, des coeurs aimantés, des briques, un soleil vert, une lune bleue... et un couteau. Un couteau qui revient de façon cyclique dans chacune des histoires pour foutre la merde partout. Parce qu'il y a aussi de longues traînées rouges: ce sont des histoires de vie et de mort. Des histoires qui pourraient facilement être vraies. Comme celle du cerf qui s'empiffre dans sa grande maison pendant que le lapin est poursuivi par le chasseur...