À moins qu'il ne l'ait lu dans la revue du Théâtre Denise-Pelletier, le spectateur du Malentendu, présenté à la salle Fred-Barry, ne se rendra pas compte que le Théâtre En Fu s'est donné comme mandat d'explorer les liens entre l'esthétique cinématographique et la scène. Pourtant, cette influence se fait nettement sentir au moins à deux reprises au cours de la représentation de cette pièce de Camus. Ainsi, le metteur en scène, Marc Dumesnil, a monté en parallèle les premières scènes pour dynamiser une entrée en matière un peu lente. De plus, la musique pour laquelle il a opté fait songer à une trame sonore de polar. Toutefois, le son est si fort, vers la fin, qu'il enterre un bon moment la voix des comédiennes.