Quasiment tous les écrivains se hasardent tôt ou tard à traiter du passage des jours, du vieillissement, voire de la finitude de la vie humaine. Presque inévitablement, le thème de la mémoire surgit. Normal puisque après tout, écrire c'est aussi enregistrer le passé. Toutefois, pour intéresser le public aux ravages du temps, il y a la manière. Et pour le dire franchement, j'ai du mal à imaginer pièce plus maladroite que ces Manuscrits du déluge de Michel Marc Bouchard, créés en grande pompe au TNM. Je veux dire dans le décor monumental de Dimitri Milopoulos, compagnon et collaborateur de la metteure en scène italienne, Barbara Nativi, invitée pour l'occasion à venir travailler chez nous.