Croisé dans l'allée des céréales au Métro du coin juste avant le jour de l'An, Michel Faubert était content. Ravi, même, rapport aux Charbonniers. Doublement ravi, de fait, par leur disque tout neuf autant que par la perspective de leur toute première tournée, qui les promènera dans quelque 20 villes à travers le Québec (à commencer par Montréal, au Cabaret, du 21 au 24 janvier). Il a bien mentionné un intrigant projet de collaboration avec Jérôme Minière, ainsi qu'évoqué un vague désir de création, mais pour l'heure, c'est l'imminente équipée aux confins de l'enfer blanc avec ses compagnons chanteurs qui l'excitait en diable. «On a décidé d'essayer pour vrai!» Non pas que les sporadiques émergences de la dernière décennie (moins d'une quarantaine de spectacles au total) et l'album Chansons a cappella de 1995 aient été vécus à la légère: c'est tout bêtement que Jean-Claude Mirandette, Normand Miron, l'ex-Bottine première époque André Marchand, l'ex-Bottine deuxième époque Michel Bordeleau et Faubert ont pour la première fois le loisir de se mettre au charbon, à fond les poumons et à pleins pieds. Pour tout dire, une fois Bordeleau officiellement libéré de ses lacets à la fin de l'automne, tout est devenu possible. Y compris la potentielle aventure en Europe: c'est dans les plans.