La surconsommation, les sweat shops, l'utilisation abusive de l'eau, la pollution, la drogue, l'individualisme, la tragédie du 11 septembre (encore et toujours), le gaspillage, les armes à feu, l'exploitation des enfants du tiers monde, les discriminations dont sont victimes les femmes: tout y passe dans Vacarmes, cabaret perdu, afin de donner mauvaise conscience aux spectateurs. Il est plus qu'essentiel que le théâtre aborde ces thématiques délicates qui n'attirent habituellement pas les foules et il est très noble de la part du Théâtre Il va sans dire de se faire l'agent de la conscientisation. Hélas, à trop marteler un propos pour qu'il entre de gré ou de force dans l'esprit d'un public qu'on estime visiblement inapte à comprendre du premier coup, on finit plutôt par le lasser, voire par l'irriter au point qu'il se ferme complètement.