Yann Perreau n'est pas sympathique. Il est même un brin fendant. Ce qui, s'il était originaire d'Angleterre ou de France, serait avantageux. Entre les détestables frérots Gallagher d'Oasis et l'irascible Miossec, il aurait tout naturellement sa place (de fait, Jean-Louis Foulquier, le patron des Francos de La Rochelle, l'a adoré). Ici, c'est le contraire: les baveux, les ego démesurés, on les jette. L'assurance, voire l'apparence d'assurance, est extrêmement mal connotée. Nos chanteurs, on les aime humbles, reconnaissants et copain-copain, à la Garou. Tout complexe de supériorité est insupportable, toute tête dépassant les autres impitoyablement tranchée.