New York — «Amusez-vous et laissez l'inquiétude aux autorités», avait demandé le maire de New York à la population new-yorkaise. Celle-ci a bien obéi. «Peur d'une nouvelle attaque terroriste? À quoi ça sert?», demandait Mark. «On ne peut pas vivre dans la peur. Si on arrête de vivre, les terroristes auront gagné», disait Elisa, un refrain souvent entendu. Comme la jeune fille, qui avait bien l'intention d'aller admirer les feux d'artifice au bord de l'East River, 95 % des Américains et 92 % des New-Yorkais affirmaient ne pas avoir l'intention d'annuler leur programme du 4 juillet. Et ce, malgré leurs propres craintes: 45 % des Américains estimaient que de nouvelles attaques étaient probables en cette longue fin de semaine et malgré les avertissements du département d'État américain. Le niveau de l'alerte: jaune, c'est-à-dire élevé. Pas plus, car les renseignements recueillis par le FBI étaient bien trop imprécis. «Aucune menace crédible ou spécifique», rien sur la nature de la cible, les moyens employés ou la date choisie, ont reconnu les autorités fédérales. Il s'agissait surtout de mettre tout le monde sur un pied d'alerte.