L'organisation des Fêtes du Québec maritime voulait son disque, suppose-t-on, produit dérivé oblige. Elle l'a. Mais est-ce le disque qu'il fallait à l'événement? Doutons-en. Ce que l'organisme a obtenu de ce contrat passé aux Disques XXI de Michel Laverdière, étiquette surtout connue pour ses versions locales des oeuvres classiques de Paul McCartney, c'est bel et bien «25 chansons dédiées à la mer», tel que souhaité, mais était-ce vraiment cette ponction des catalogues français et québécois des années 30, 40 et début 50? Ces airs marins des Piaf, Damia, Alibert, Suzy Solidor, Fréhel, Albert Viau et autres Berthe Sylva, charmants au demeurant, remplissent-ils la commande d'un «Québec maritime» dûment célébré? N'eût-il pas été préférable de réunir 25 chansons québécoises de toutes époques sur le thème, comprenant forcément Le soleil se marie avec la mer de Jacques Blanchet, Si les bateauxÉ de Vigneault et Je voudrais voir la mer de Michel Rivard et Sylvie Tremblay? Préférable, mais plus coûteux.