Jardin d'hiver, le mégatube du cher Henri Salvador, c'est d'elle. Et de Benjamin Biolay. Elle est néerlando-israélo-russe d'origine et française par choix, lui est franco-français tout court. Ils font couple. Et ils créent ensemble de bien jolies chansons qui renouvellent ces jours-ci le paysage des variétés à travers l'Hexagone. C'est en effet un peu beaucoup à Jardin d'hiver et à quatre autres chansons suaves de leur cru (Jazz méditerranée, etc.) que M. Henri doit le triomphe critique et populaire de son album-retrouvailles d'il y a deux ans, l'imparable Chambre avec vue. Succès tel que le petit monde de la chanson française de France est devenu très, très attentif aux productions du tandem. Les premiers disques en solo de l'un et l'autre ont fait tabac, La Biographie de Luka Philipsen par Keren Ann, Rose Kennedy par Biolay. Parcours sans faute jusqu'ici, donc. Voici qu'arrive chez nous La Disparition, deuxième disque de Karen Ann Zeidel, encore et toujours créé en totale symbiose par les tourtereaux. Premier véritable test d'endurance: c'est vraiment maintenant qu'on va savoir s'il y a un après à «l'effet Salvador».