Cannes — Quelques heures avant la projection officielle de son Hollywood Ending, qui partait hier le bal cannois, il est apparu tout raide au milieu de son équipe face aux centaines de journalistes assemblés. On le voyait soudain fragile, presque immobile et l'air triste, comme le sont sans doute tous les clowns dégrimés, mais de toute évidence désireux de bien faire, de répondre aux questions sans se débiner. On aurait dit un bon élève timide et malheureux de s'exprimer en public, un poisson hors de l'eau. Lorsqu'une voix lui a demandé ses impressions sur Cannes, où il met les pieds pour la première fois, le cinéaste à grosses lunettes rondes a répondu par un cri du coeur: «J'essaie de lutter contre un sentiment envahissant de panique. Je dois me calmer, me calmer, me calmer.»