Ils sont 12 jeunes hommes noirs, dont le chorégraphe, Rennie Harris, un peu moins jeune, tous de purs produits de la culture de la rue. Ils dansent la vie dans le ghetto ou, plus justement, la lutte contre la mort qui guette à chaque instant, à chaque détour. Beaucoup a été dit sur la violence qui gangrène les ghettos noirs américains. La danse hip-hop, elle, célèbre ce formidable instinct de survie qui habite les jeunes de ces banlieues glauques. La danse hip-hop, c'est la fureur de vivre. Pas la triviale qui enjolive les spectacles de certaines stars de la musique pop, pas celle qui sert de support commercial à des marques de vêtements ou de chaussures de sport, mais bien la danse qui offre à ceux qui s'y jettent un formidable moyen d'expression, un vibrant vecteur de créativité.