Les villes n'ont pas été vigilantes, dit le DG des élections
Le problème du vote électronique, selon le directeur général des élections du Québec, Marcel Blanchet, c'est que «c'est une question de foi». Lorsque l'électeur a voté, il doit croire. En revanche, «le vote papier, on est capables de le suivre. C'est nous qui remplissons le bulletin et nous le déposons dans l'urne», a-t-il déclaré hier midi en marge d'une conférence devant des membres du Cercle québécois des affaires internationales à Québec.
M. Blanchet a toutefois refusé de se dire «opposé» au vote électronique, qui a été utilisé aux élections municipales de dimanche dans 133 municipalités et qui a causé d'énormes problèmes, surtout à Montréal et à Québec.
Il a du reste rappelé que le DGE n'est nullement garant de la valeur des résultats dans les municipalités. «Ce sont les présidents d'élections locaux qui le sont. Le DGE n'est là qu'en soutien.» Selon M. Blanchet, si elles ont connu des problèmes, les municipalités ont leurs torts: «Elles auraient pu être plus exigeantes à l'égard des firmes choisies», croit-il. En 2004, à l'occasion des votes sur la défusion, le DGE avait fait affaire avec PG Élections, la firme montrée du doigt pour le fiasco de dimanche. «À l'époque, on avait été très vigilants. J'avais exigé un plan A, un plan B, un plan C. Et les trois ont servi.» Il dit avoir «bien hâte» d'obtenir des explications au sujet des ratés électoraux. «La loi prévoit que dans les quatre mois qui suivent ces expériences-pilotes, on doit me faire rapport. Et, croyez-moi, on va regarder cela attentivement!»
Bourque hésite
Hier, les partis politiques montréalais épluchaient les résultats officiels des élections de dimanche afin de déterminer s'ils contesteront les résultats là où les luttes ont été serrées.
Le chef de Vision Montréal (VM), Pierre Bourque, avait annoncé mardi son intention de demander un dépouillement judiciaire général devant un juge de la Cour supérieure. Mais hier, le parti hésitait: il pourrait réclamer un dépouillement judiciaire général ou opter pour des dépouillements ciblés, voire les deux à la fois. «C'est complexe et ça engage des frais. Il faut donc y réfléchir comme il faut et bien évaluer la situation», a indiqué son attachée de presse, Suzanne Gagnon. Pour sa part, Projet Montréal devait déposer ce matin au plus tard une requête pour réclamer un dépouillement judiciaire des votes dans le district De Lorimier, où Émilie Thuillier a perdu par 11 voix face à la candidate de l'Union des citoyens de l'île de Montréal (UCIM), Josée Duplessis. Gagnante dimanche soir, Mme Thuillier a vu sa victoire se transformer en défaite après que la présidente d'élections eut éliminé les 45 000 votes compilés deux fois par erreur.
L'UCIM pourrait aussi contester les résultats dans les arrondissements où ses candidats ont été battus par de minces majorités. Par exemple, Nicolas Tétrault a perdu par 50 voix contre Richer Dompierre (VM) dans Louis-Riel. Jacqueline Montpetit a reçu 52 voix de moins que Robert Bousquet (VM) à la mairie de l'arrondissement du Sud-Ouest. Les partis ont jusqu'à vendredi soir pour déposer leurs requêtes. Ces démarches devant les tribunaux pourraient retarder l'assermentation des élus qui, à l'origine, devait avoir lieu le 15 novembre.
Andrée Boucher rassurée
À Québec, les résultats finaux ne devaient pas être révélés avant 20h hier soir. Mais le président d'élections se faisait rassurant quant aux anomalies rapportées plus tôt cette semaine: «Tout a été expliqué», a fait savoir le porte-parole du président d'élections, François Moisan.
Ces propos ont réconforté la nouvelle mairesse de Québec, Andrée Boucher, qui, plus tôt cette semaine, avait qualifié le vote électronique de «minable». Elle se demande ceci: «Mais qui donc a réclamé le vote électronique?» Selon elle, il se pourrait que des «vendeurs de quincaillerie» aient simplement convaincu les élus qu'ils avaient une solution pour un problème qui n'existe pas. Pour avoir vécu un recomptage «terrible» de dix jours en 1981, au terme duquel elle avait été déclarée perdante, elle prétend que le vote papier n'est pas parfait lui non plus. Mais «si le papier ne valait pas cher, il ne fallait pas le remplacer par quelque chose qui vaut encore moins cher!», a-t-elle confié au Devoir.
M. Blanchet a toutefois refusé de se dire «opposé» au vote électronique, qui a été utilisé aux élections municipales de dimanche dans 133 municipalités et qui a causé d'énormes problèmes, surtout à Montréal et à Québec.
Il a du reste rappelé que le DGE n'est nullement garant de la valeur des résultats dans les municipalités. «Ce sont les présidents d'élections locaux qui le sont. Le DGE n'est là qu'en soutien.» Selon M. Blanchet, si elles ont connu des problèmes, les municipalités ont leurs torts: «Elles auraient pu être plus exigeantes à l'égard des firmes choisies», croit-il. En 2004, à l'occasion des votes sur la défusion, le DGE avait fait affaire avec PG Élections, la firme montrée du doigt pour le fiasco de dimanche. «À l'époque, on avait été très vigilants. J'avais exigé un plan A, un plan B, un plan C. Et les trois ont servi.» Il dit avoir «bien hâte» d'obtenir des explications au sujet des ratés électoraux. «La loi prévoit que dans les quatre mois qui suivent ces expériences-pilotes, on doit me faire rapport. Et, croyez-moi, on va regarder cela attentivement!»
Bourque hésite
Hier, les partis politiques montréalais épluchaient les résultats officiels des élections de dimanche afin de déterminer s'ils contesteront les résultats là où les luttes ont été serrées.
Le chef de Vision Montréal (VM), Pierre Bourque, avait annoncé mardi son intention de demander un dépouillement judiciaire général devant un juge de la Cour supérieure. Mais hier, le parti hésitait: il pourrait réclamer un dépouillement judiciaire général ou opter pour des dépouillements ciblés, voire les deux à la fois. «C'est complexe et ça engage des frais. Il faut donc y réfléchir comme il faut et bien évaluer la situation», a indiqué son attachée de presse, Suzanne Gagnon. Pour sa part, Projet Montréal devait déposer ce matin au plus tard une requête pour réclamer un dépouillement judiciaire des votes dans le district De Lorimier, où Émilie Thuillier a perdu par 11 voix face à la candidate de l'Union des citoyens de l'île de Montréal (UCIM), Josée Duplessis. Gagnante dimanche soir, Mme Thuillier a vu sa victoire se transformer en défaite après que la présidente d'élections eut éliminé les 45 000 votes compilés deux fois par erreur.
L'UCIM pourrait aussi contester les résultats dans les arrondissements où ses candidats ont été battus par de minces majorités. Par exemple, Nicolas Tétrault a perdu par 50 voix contre Richer Dompierre (VM) dans Louis-Riel. Jacqueline Montpetit a reçu 52 voix de moins que Robert Bousquet (VM) à la mairie de l'arrondissement du Sud-Ouest. Les partis ont jusqu'à vendredi soir pour déposer leurs requêtes. Ces démarches devant les tribunaux pourraient retarder l'assermentation des élus qui, à l'origine, devait avoir lieu le 15 novembre.
Andrée Boucher rassurée
À Québec, les résultats finaux ne devaient pas être révélés avant 20h hier soir. Mais le président d'élections se faisait rassurant quant aux anomalies rapportées plus tôt cette semaine: «Tout a été expliqué», a fait savoir le porte-parole du président d'élections, François Moisan.
Ces propos ont réconforté la nouvelle mairesse de Québec, Andrée Boucher, qui, plus tôt cette semaine, avait qualifié le vote électronique de «minable». Elle se demande ceci: «Mais qui donc a réclamé le vote électronique?» Selon elle, il se pourrait que des «vendeurs de quincaillerie» aient simplement convaincu les élus qu'ils avaient une solution pour un problème qui n'existe pas. Pour avoir vécu un recomptage «terrible» de dix jours en 1981, au terme duquel elle avait été déclarée perdante, elle prétend que le vote papier n'est pas parfait lui non plus. Mais «si le papier ne valait pas cher, il ne fallait pas le remplacer par quelque chose qui vaut encore moins cher!», a-t-elle confié au Devoir.
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