En route vers les référendums sur la défusion
Photo : Jacques Nadeau
Le groupe Péage.org, qui a protesté contre le processus possible de «démembrement» en érigeant, au gré des semaines, de faux postes de péage liés à des frontières invisibles, s’est installé près du bureau désigné pour la signature des re
Feu vert aux référendums sur la défusion dans quelques-unes des anciennes municipalités de l'avant-fusion, qui semblaient avoir déjà atteint hier le nombre de signatures nécessaire pour justifier l'exercice démocratique du 20 juin prochain.
Dans certains des arrondissements chauds de Montréal, où les dernières semaines ont donné lieu à des campagnes enlevées autour du mouvement de défusion, les 10 % de signataires exigés pour motiver la tenue d'un référendum sur les défusions auraient foulé dès hier le seuil des bureaux désignés pour l'opération, qui se poursuivra maintenant jusqu'à jeudi soir.
Alors que les résultats officiels ne seront connus que vendredi matin, au terme des cinq jours permis aux adeptes de la défusion pour noircir les registres, dans Baie d'Urfé, Westmount, Mont-Royal, Senneville et Montréal-Est, le nombre de signatures exigé semblait avoir déjà été atteint hier, sur les coups de midi, trois heures à peine après le lancement de l'opération.
Selon une logique implacable, plus le nombre de signatures est restreint, plus on l'atteint vite, ce qui a fait dire à certains hier que dans Senneville (72 signatures requises), Montréal-Est (286) et Baie-d'Urfé (260), le nombre de griffes nécessaire était atteint. À Westmount (1433), Dollard-des-Ormeaux (3565) et Kirkland (1501), c'est l'agitation des comités du OUI qui permettra l'atteinte des quotas, et ce, malgré des cibles plus élevées.
Les bureaux de Mont-Royal ne désemplissaient pas hier en avant-midi, où les gens faisaient la queue pour aller signer les précieux registres, signifiant du coup leur penchant pour l'option de la défusion. La loi 9, qui chapeaute ce processus promis par l'équipe de Jean Charest lors de la dernière campagne électorale, prévoit en effet la tenue d'un référendum sur le «démembrement» lorsque 10 % des citoyens inscrits sur la liste électorale des anciennes municipalités en manifestent le désir par la signature des registres.
Dans certaines anciennes municipalités, comme Saint-Bruno, des troupes de bénévoles s'activaient à inciter les gens à sortir en ce dimanche pour une petite signature, ce qui a donné lieu hier à des opérations de porte-à-porte de même qu'à des cortèges organisés de voitures dans les rues.
«Pas question de manquer cette occasion de voter», affirmait hier ce résidant de Mont-Royal venu attendre avec ses deux mousses à l'hôtel de ville pour parapher les registres. «On a beaucoup plus à gagner en revenant à l'ancienne formule qu'en restant dans Montréal.»
À Outremont, arrondissement du maire Gérald Tremblay, les allées et venues étaient plus clairsemées hier matin, tandis qu'à Westmount, l'affluence d'hier laissait présager la tenue d'un référendum le 20 juin prochain. Le groupe Péage.org, qui a protesté contre le processus possible de «démembrement» en érigeant au gré des semaines de faux postes de péage liés à des frontières invisibles, a dû déplacer ses pénates hier à Westmount, où il s'était installé près du bureau désigné pour la signature des registres.
Un dû
Partout au Québec, le processus de signature des registres s'est amorcé ainsi dans les 212 anciennes municipalités fusionnées en 42 nouvelles villes: on a ainsi vu l'ancienne mairesse de Sainte-Foy, Andrée Boucher, associée à une vive opposition au mouvement de fusion de la Ville de Québec, parapher le registre de l'ancienne Sainte-Foy dans l'espoir d'obtenir le droit au référendum.
«C'est un dû, cette consultation-là», a affirmé hier Andrée Boucher sur les ondes de RDI. «C'est un droit de nous prononcer sur l'avenir de notre municipalité.»
Quant à lui, le maire Gérald Tremblay a accusé les pro-défusions de faire preuve de «beaucoup de démagogie», comme il l'a indiqué hier en entrevue sur le réseau LCN, faisant allusion au processus de mésinformation amorcé, selon lui, par certains défusionnistes.
Pendant que les libéraux du Québec avançaient à pas feutrés cette fin de semaine sur la question du «démembrement», le ministre des Finances Yves Séguin a quant à lui clairement affiché son penchant pour le maintien des grandes villes. «J'ai un préjugé favorable pour la grande Ville de Montréal», a-t-il affirmé samedi, lors du congrès des libéraux du Québec, à Trois-Rivières.
Dans certains des arrondissements chauds de Montréal, où les dernières semaines ont donné lieu à des campagnes enlevées autour du mouvement de défusion, les 10 % de signataires exigés pour motiver la tenue d'un référendum sur les défusions auraient foulé dès hier le seuil des bureaux désignés pour l'opération, qui se poursuivra maintenant jusqu'à jeudi soir.
Alors que les résultats officiels ne seront connus que vendredi matin, au terme des cinq jours permis aux adeptes de la défusion pour noircir les registres, dans Baie d'Urfé, Westmount, Mont-Royal, Senneville et Montréal-Est, le nombre de signatures exigé semblait avoir déjà été atteint hier, sur les coups de midi, trois heures à peine après le lancement de l'opération.
Selon une logique implacable, plus le nombre de signatures est restreint, plus on l'atteint vite, ce qui a fait dire à certains hier que dans Senneville (72 signatures requises), Montréal-Est (286) et Baie-d'Urfé (260), le nombre de griffes nécessaire était atteint. À Westmount (1433), Dollard-des-Ormeaux (3565) et Kirkland (1501), c'est l'agitation des comités du OUI qui permettra l'atteinte des quotas, et ce, malgré des cibles plus élevées.
Les bureaux de Mont-Royal ne désemplissaient pas hier en avant-midi, où les gens faisaient la queue pour aller signer les précieux registres, signifiant du coup leur penchant pour l'option de la défusion. La loi 9, qui chapeaute ce processus promis par l'équipe de Jean Charest lors de la dernière campagne électorale, prévoit en effet la tenue d'un référendum sur le «démembrement» lorsque 10 % des citoyens inscrits sur la liste électorale des anciennes municipalités en manifestent le désir par la signature des registres.
Dans certaines anciennes municipalités, comme Saint-Bruno, des troupes de bénévoles s'activaient à inciter les gens à sortir en ce dimanche pour une petite signature, ce qui a donné lieu hier à des opérations de porte-à-porte de même qu'à des cortèges organisés de voitures dans les rues.
«Pas question de manquer cette occasion de voter», affirmait hier ce résidant de Mont-Royal venu attendre avec ses deux mousses à l'hôtel de ville pour parapher les registres. «On a beaucoup plus à gagner en revenant à l'ancienne formule qu'en restant dans Montréal.»
À Outremont, arrondissement du maire Gérald Tremblay, les allées et venues étaient plus clairsemées hier matin, tandis qu'à Westmount, l'affluence d'hier laissait présager la tenue d'un référendum le 20 juin prochain. Le groupe Péage.org, qui a protesté contre le processus possible de «démembrement» en érigeant au gré des semaines de faux postes de péage liés à des frontières invisibles, a dû déplacer ses pénates hier à Westmount, où il s'était installé près du bureau désigné pour la signature des registres.
Un dû
Partout au Québec, le processus de signature des registres s'est amorcé ainsi dans les 212 anciennes municipalités fusionnées en 42 nouvelles villes: on a ainsi vu l'ancienne mairesse de Sainte-Foy, Andrée Boucher, associée à une vive opposition au mouvement de fusion de la Ville de Québec, parapher le registre de l'ancienne Sainte-Foy dans l'espoir d'obtenir le droit au référendum.
«C'est un dû, cette consultation-là», a affirmé hier Andrée Boucher sur les ondes de RDI. «C'est un droit de nous prononcer sur l'avenir de notre municipalité.»
Quant à lui, le maire Gérald Tremblay a accusé les pro-défusions de faire preuve de «beaucoup de démagogie», comme il l'a indiqué hier en entrevue sur le réseau LCN, faisant allusion au processus de mésinformation amorcé, selon lui, par certains défusionnistes.
Pendant que les libéraux du Québec avançaient à pas feutrés cette fin de semaine sur la question du «démembrement», le ministre des Finances Yves Séguin a quant à lui clairement affiché son penchant pour le maintien des grandes villes. «J'ai un préjugé favorable pour la grande Ville de Montréal», a-t-il affirmé samedi, lors du congrès des libéraux du Québec, à Trois-Rivières.
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