Épuration des eaux: des données inquiétantes
Le Conseil régional de l'environnement de Montréal (CREM) a réclamé hier de Montréal la divulgation immédiate des taux d'efficacité horaire de l'usine d'épuration de l'île.
Réagissant à la nouvelle du Devoir sur les problèmes suscités dans le traitement des eaux de la métropole par deux fabricants de levures, les sociétés Fleishman et Lallemand, le directeur du CREM, Robert Perreault, a déclaré que «le problème soulevé par votre journal est trop important pour ne pas exiger des clarifications immédiates et complètes».
Le Conseil régional de l'environnement de Montréal ne conteste pas les affirmations du directeur de l'usine d'épuration, Réjean Lévesque, qui soutient que les normes hebdomadaires de rejets sont respectées.
«Mais les problèmes de traitement causés par les rejets des deux fabricants de levure pourraient bien paralyser en tout ou en partie le traitement de l'ensemble des rejets de l'île pendant plusieurs heures par jour. Il faut donc, d'expliquer Robert Perreault, savoir dans quelle mesure l'usine d'épuration, un équipement collectif de plus d'un milliard de dollars, est handicapée par cette situation et il faut savoir quelle est l'ampleur des rejets plus ou moins traités qui pourraient se dissimuler derrière les moyennes hebdomadaires de performance.»
Pour le porte-parole du CREM, la performance quotidienne, voire horaire, de l'usine d'épuration est d'autant plus importante que l'enlèvement des matières organiques retire environ la moitié des produits toxiques présents dans les égouts de la métropole. Or, dit-il, si l'usine laisse filer l'essentiel de sa charge polluante pendant quelques heures chaque jour, cela signifie qu'une charge toxique accrue, susceptible d'impacts cumulatifs et de risques pour les municipalités situées en aval, frappe l'écosystème fluvial.
Enfin, le CREM estime que Montréal ne doit plus tergiverser dans ce dossier et réaliser rapidement les tests censés déterminer quel système de désinfection des effluents municipaux est le plus efficace. Présentement, l'usine d'épuration laisse filer au fleuve ses coliformes fécaux avec leur cortège de bactéries et virus.
Réagissant à la nouvelle du Devoir sur les problèmes suscités dans le traitement des eaux de la métropole par deux fabricants de levures, les sociétés Fleishman et Lallemand, le directeur du CREM, Robert Perreault, a déclaré que «le problème soulevé par votre journal est trop important pour ne pas exiger des clarifications immédiates et complètes».
Le Conseil régional de l'environnement de Montréal ne conteste pas les affirmations du directeur de l'usine d'épuration, Réjean Lévesque, qui soutient que les normes hebdomadaires de rejets sont respectées.
«Mais les problèmes de traitement causés par les rejets des deux fabricants de levure pourraient bien paralyser en tout ou en partie le traitement de l'ensemble des rejets de l'île pendant plusieurs heures par jour. Il faut donc, d'expliquer Robert Perreault, savoir dans quelle mesure l'usine d'épuration, un équipement collectif de plus d'un milliard de dollars, est handicapée par cette situation et il faut savoir quelle est l'ampleur des rejets plus ou moins traités qui pourraient se dissimuler derrière les moyennes hebdomadaires de performance.»
Pour le porte-parole du CREM, la performance quotidienne, voire horaire, de l'usine d'épuration est d'autant plus importante que l'enlèvement des matières organiques retire environ la moitié des produits toxiques présents dans les égouts de la métropole. Or, dit-il, si l'usine laisse filer l'essentiel de sa charge polluante pendant quelques heures chaque jour, cela signifie qu'une charge toxique accrue, susceptible d'impacts cumulatifs et de risques pour les municipalités situées en aval, frappe l'écosystème fluvial.
Enfin, le CREM estime que Montréal ne doit plus tergiverser dans ce dossier et réaliser rapidement les tests censés déterminer quel système de désinfection des effluents municipaux est le plus efficace. Présentement, l'usine d'épuration laisse filer au fleuve ses coliformes fécaux avec leur cortège de bactéries et virus.
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