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    Jean Tremblay défend l’octroi d’un généreux contrat à un collaborateur

    8 décembre 2017 |Isabelle Porter | Villes et régions
    Un comité de transition indépendant a rendu public un rapport sévère sur les méthodes de gestion de l’administration de Jean Tremblay.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Un comité de transition indépendant a rendu public un rapport sévère sur les méthodes de gestion de l’administration de Jean Tremblay.

    Alors que les révélations se multiplient sur Promotion Saguenay et certains de ses collaborateurs, l’ancien maire de Saguenay Jean Tremblay a brisé le silence jeudi pour défendre ses façons de faire et celles de son entourage lorsqu’il dirigeait la Ville.

     

    « Ça brasse plus que prévu à la Ville, a dit M. Tremblay lors d’une conférence de presse. Il y a un climat de suspicion qui est anormal. Il y a des limites. »

     

    « Il y a comme une purge qui se fait. On le sait, une purge, c’est pas les gouvernements les plus honorables qui font ça », a ajouté l’ex-maire qui a dirigé la Ville pendant 20 ans. À ses yeux, il n’y a « rien de spécial » et « rien de précis » dans les reproches qui sont faits notamment à l’ancien directeur général de Promotion Saguenay (PS) Ghislain Harvey.

     

    Depuis l’élection de l’Équipe du renouveau démocratique (ERD) à la Ville de Saguenay, on a appris que quatre mois avant l’élection, M. Harvey avait conclu avec Promotion Saguenay un nouveau contrat pour sept ans à un salaire de près de 200 000 $. On a appris en outre qu’il recevrait une indemnité de départ de 425 000 $ pour céder sa place. Ces derniers mois, M. Harvey s’était battu devant les tribunaux pour garder ce contrat confidentiel.

     

    En conférence de presse, M. Tremblay a soutenu que les qualités personnelles de M. Harvey justifiaient cette rémunération. M. Harvey, selon lui, est l’homme qui a « bâti le plus » à Saguenay depuis la fondation de la ville. Il a toutefois concédé que ça avait été « une erreur » de ne pas rendre les clauses de son contrat publiques.

     

    Le ministère fait des vérifications

     

    Rappelons que le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, vient quant à lui mandater une équipe de vérificateurs pour étudier les façons de faire de différentes sociétés paramunicipales, dont Promotion Saguenay.

     

    Outre les révélations concernant M. Harvey, on a appris récemment que le contrat du directeur général de la Ville, M. Louis Coulombe, lui assurait une rémunération annuelle de 149 700 $ jusqu’à 2031. Un contrat qui, s’il n’était pas respecté, exposerait la municipalité à des frais pouvant s’élever à 2 millions de dollars.

     

    Un comité de transition indépendant a en outre rendu public un rapport sévère sur les méthodes de gestion de l’administration Tremblay. Ses auteurs y dénonçaient la forte croissance de la dette et une gestion qualifiée « d’indéfendable ».

     

    Invitée à réagir jeudi, la mairesse de Saguenay, Josée Néron, a préféré passer son tour.













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