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    Les villes québécoises réclament le tiers des revenus du cannabis

    2 décembre 2017 |Jeanne Corriveau | Villes et régions
    L’Union des municipalités du Québec et la Fédération québécoise des municipalités demandent un partage à parts égales entre Ottawa, les provinces et les villes des revenus de taxation des produits du cannabis.
    Photo: Kevin Frayer La Presse canadienne L’Union des municipalités du Québec et la Fédération québécoise des municipalités demandent un partage à parts égales entre Ottawa, les provinces et les villes des revenus de taxation des produits du cannabis.

    Les municipalités québécoises réclament le tiers des revenus qui seront engendrés par la vente de cannabis. Comme la légalisation de cette drogue entraînera des coûts supplémentaires, notamment en matière de ressources policières, les villes ne veulent pas être laissées pour compte.

     

    L’Union des municipalités du Québec (UMQ) et la Fédération québécoise des municipalités (FQM) demandent un partage à parts égales entre Ottawa, les provinces et les villes des revenus de taxation des produits du cannabis.

     

    « Il y aura des dépenses et on doit recevoir des compensations pour ces dépenses », a fait valoir le président de l’UMQ et maire de Drummondville, Alexandre Cusson, vendredi, alors qu’il était de passage à Montréal pour rencontrer ses collègues membres du conseil d’administration de l’UMQ.

     

    Services affectés

     

    Les villes seront directement affectées par la légalisation du cannabis, plaide M. Cusson. « Entre 15 et 20 services municipaux seront touchés par la légalisation du cannabis, que ce soit l’urbanisme, la Cour municipale ou l’aménagement du territoire », a-t-il expliqué.

     

    Les policiers devront aussi suivre une formation puisqu’ils seront en première ligne. « Ça pourrait coûter jusqu’à 10 000 $ par policier pour la formation », a soutenu M. Cusson.

     

    Selon lui, les élus municipaux devront aussi être consultés sur l’emplacement des points de vente de cannabis. « Il faudra non seulement s’assurer qu’on respecte les règlements d’urbanisme avant d’ouvrir une succursale de la Société québécoise du cannabis, mais aussi que l’on consulte les municipalités dans le choix des endroits qui est fait parce que ça peut avoir un impact social », a expliqué Alexandre Cusson. « Il ne faut pas choisir n’importe quel quartier, n’importe quel coin de rue. »

     

    Interdire des endroits

     

    La FQM a exprimé les mêmes préoccupations à Québec, vendredi, alors que son président, Richard Lehoux, était entendu devant la Commission de la santé et des services sociaux, qui étudie le projet de loi 157 créant la Société québécoise du cannabis.

     

    « Les municipalités seront aux premières loges lors de la légalisation du cannabis. Elles seront les mieux placées pour faire part des problèmes d’application de la loi et des différents besoins d’encadrement de la substance », a expliqué M. Lehoux.

     

    Il estime que le partage de revenus entre Ottawa, Québec et les municipalités devra être enchâssé dans la loi.

     

    Richard Lehoux croit aussi qu’il faudra clarifier l’encadrement de la consommation du cannabis dans les lieux publics.

     

    Selon lui, il faudra laisser aux municipalités le droit d’interdire certains emplacements pour les points de vente et la consommation dans certains secteurs de leur territoire. « Où l’alcool est interdit, il devrait y avoir la même équation du côté du cannabis », a-t-il dit.

     

    De son côté, l’UMQ présentera sa position devant la Commission de la santé et des services sociaux mardi prochain.

     

    Rappelons que pour sa part, le gouvernement du Québec a déjà fait savoir qu’il exigerait d’Ottawa davantage que la moitié des revenus de la taxe d’accise prévue sur la vente du cannabis.













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