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    Sylvie Tardif: vie politique et action communautaire, même combat

    16 septembre 2017 |Jeanne Corriveau | Villes et régions
    Sylvie Tardif, conseillère municipale de 2003 à 2013
    Photo: Ville de Trois-Rivières Sylvie Tardif, conseillère municipale de 2003 à 2013

    Sylvie Tardif avait juré qu’elle ne ferait jamais de politique active, mais lorsque l’occasion s’est présentée en 2003, à la faveur d’une élection partielle, elle a plongé. Malgré les embûches, la politique municipale a séduit cette coordonnatrice communautaire qui s’est fait élire à trois reprises comme conseillère à Trois-Rivières.

     

    C’est la difficulté d’obtenir une oreille attentive aux demandes du milieu communautaire qui a amené Sylvie Tardif à tenter sa chance dans l’arène politique, pour être en mesure, dit-elle, de faire bouger les choses de l’intérieur. Élue avec 76 % des voix, elle est entrée à l’hôtel de ville par la grande porte et ses racines communautaires ont déteint sur sa façon de travailler.

     

    « Je voulais faire de la politique comme de l’organisation communautaire. J’ai réussi. Je travaillais avec les citoyens. C’est ce dont je m’ennuie le plus de la politique municipale », explique-t-elle, écorchant au passage le maire Yves Lévesque, avec qui les relations étaient difficiles.

     

    L’aventure politique a pris fin quand elle a brigué le poste de maire de Trois-Rivières. Même si elle a dû s’incliner, elle a tout de même obtenu 31 % des voix, un résultat honorable quand on sait que Denis Coderre est devenu maire de Montréal avec 31,4 % des suffrages, fait-elle remarquer.

     

    Choisir la vie politique l’a obligée à composer avec un horaire chargé puisqu’elle a continué d’occuper les fonctions de coordonnatrice à COMSEP, l’organisme d’éducation populaire qu’elle a cofondé. « Je travaillais 70 heures par semaine. Ça finit par user. Mais j’adorais ça, être conseillère municipale. C’est juste décevant que ça se soit terminé sur un échec comme candidate à la mairie. »

     

    Elle reconnaît que la campagne à la mairie a été éprouvante, « sauvage ». Les médias sociaux sont un terrain miné où circulent des abominations sans filtre. « J’ai encore des séquelles de ça. On a dit que je fraudais et que mon organisme fraudait. Ma vie privée y est passée. Ç’a été dur. Je ne suis plus sur Facebook depuis ce temps-là. »

     

    Mais elle n’a aucun regret.

     

    La politique municipale est en train de changer, mais encore faudra-t-il qu’elle s’adapte aux contraintes des jeunes qui doivent concilier leur tâche d’élu avec leur vie de famille et l’emploi qu’ils doivent souvent conserver.













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