Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    La parité hommes-femmes dans une ou deux générations?

    Josée Latendresse, candidate du parti Longueuil Citoyen aux élections municipales de novembre prochain
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Josée Latendresse, candidate du parti Longueuil Citoyen aux élections municipales de novembre prochain

    Les statistiques sur le vieillissement des élus cachent une réalité surprenante : au dernier scrutin, les femmes comptaient pour 40 % des candidats chez les plus jeunes. Une quasi-parité qui laisse présager des changements notoires dans l’avenir.

     

    « La politique municipale est surtout une affaire d’hommes plus âgés, sauf que la tendance va en s’inversant. Le nombre de candidates, surtout des jeunes, a tendance à augmenter depuis 2005 », souligne Jérôme Couture, chercheur postdoctoral au Département de science politique de l’Université Laval.

    57,6 ans
    L’âge moyen des candidats à la mairie en 2013

    « Avec le temps, donc d’ici une ou deux générations, on peut s’attendre à une proportion de candidatures proche de la parité. Si la tendance se poursuit évidemment. »

     

    L’atteinte du seuil de 40 % chez les jeunes femmes étonne d’autant plus que, dans l’ensemble des groupes d’âge, elles comptent pour seulement 29,9 % des élus. Une proportion qui inclut les postes de conseillères puisque seulement 17,7 % des maires sont des femmes au Québec.

    39,9%
    La Côte-Nord est la région où l’on retrouve la plus forte proportion d’élues

    Comment l’expliquer ? En partie par la rareté des partis politiques municipaux, note Jérôme Couture. « Les partis politiques vont s’efforcer de présenter plus de diversité dans leurs candidatures, dit-il. Il faut comprendre que, dans les tranches d’âge plus élevées, les femmes ont été socialisées dans un monde où faire de la politique était moins valorisé pour elles. »

     

    Histoire de contrer cela, le gouvernement et les associations municipales ont multiplié les campagnes en vue des élections de cet automne. « J’ai vécu une belle expérience », lance la mairesse de Longueuil, Caroline Saint-Hilaire, dans une capsule vidéo du ministère des Affaires municipales. « Faites-vous confiance, vous êtes les élues de demain. »

    1098
    Le nombre de municipalités

    La campagne de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) montre une dame qui, depuis le comptoir du café où elle travaille, fait campagne pour financer une nouvelle patinoire. « Ça prend des femmes comme vous. »

     

    Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Sur cette photo de 2009, Michel Bissonnette, maire de Saint-Léonard, Éric Forest, maire de Rimouski, Robert Coulombe, président de l’Union des municipalités du Québec, Laurent Lessard, ministre des Affaires municipales, et Gilles Vaillancourt, maire de Laval.

    Royaumes masculins


    « C’est le boy’s club qui se brise », estime la mairesse de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, Danie Deschênes. « S’il y avait plus de femmes au sein des conseils municipaux, la dynamique serait différente. »

     

    Depuis que les élections municipales ont lieu simultanément dans toutes les villes du Québec, les chercheurs ont accès à des statistiques beaucoup plus précises sur ces questions.

    17,7%
    Le pourcentage de candidatures féminines à la mairie en 2013

    Les données du ministère des Affaires municipales révèlent en outre que, pendant le dernier mandat, 78 conseils municipaux ne comptaient que des hommes au Québec après les élections de 2013. Un seul était exclusivement féminin, à Rivière-Saint-Jean, sur la Côte-Nord. Cette région compte d’ailleurs la plus forte proportion de femmes au municipal, devant Québec et Montréal.

     

    Médias sociaux

     

    Reste que l’arrivée des médias sociaux dans les campagnes électorales rend l’exercice éprouvant pour de nombreuses femmes, ont confié plusieurs élues. « Les médias sociaux sont difficiles. Les gens écrivent des commentaires. C’est comme s’ils pensaient qu’on ne les lit pas. C’est facile, avec les médias sociaux, de vivre une dérape, observe Nadia Minassian, préfète de la MRC du Rocher-Percé. Je crois que les gens oublient qu’il y a un humain derrière le politicien. Les hommes ont peut-être tendance à moins s’en plaindre, mais je suis sûre que ça les affecte tout autant. »













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.