Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    Nadia Minassian: la lente relève municipale

    16 septembre 2017 |Jeanne Corriveau | Villes et régions
    Nadia Minassian, préfète de la MRC du Rocher-Percé
    Photo: MRC du rocher-percé Nadia Minassian, préfète de la MRC du Rocher-Percé

    Quand elle préside le conseil des maires ou qu’elle siège à la Table des préfets de la Gaspésie, Nadia Minassian est toujours la plus jeune du groupe.

     

    La préfète de la MRC du Rocher-Percé a beau observer un rajeunissement de la classe politique municipale, les changements s’opèrent lentement.

     

    « Le fait qu’on me considère comme une jeune en politique à 39 ans, c’est décourageant. Jeune, pour moi, c’est 23, 24 ou même 30 ans », explique-t-elle au bout du fil.

     

    Native de Montréal, Mme Minassian s’est installée en Gaspésie il y a 15 ans, dans la région d’origine de sa mère. Elle y a ouvert un commerce et occupé la présidence de la Chambre de commerce de Rocher-Percé.

     

    Elle a cependant quitté ce poste lorsque son chemin a croisé la politique.

     

    Nadia Minassian fait partie de la dizaine de préfets au Québec qui sont élus par les citoyens et non choisis par les maires de leur MRC. « Je ne suis pas une politicienne, je suis une représentante des citoyens », tient à préciser M. Minassian. Être préfet est un emploi à temps plein, dit-elle, et il lui faut jongler avec un horaire serré.

     

    « J’ai des enfants et un commerce, mais je pense que c’est important de m’impliquer. Je le fais pour mes enfants.

     

    « Quand je participe à une réunion le soir et que je ne suis pas avec eux, je le fais pour l’avancement de ma MRC parce que j’espère que mes enfants vont revenir vivre dans la région. »

     

    Mais ce type de sacrifice n’est pas exclusif aux élus, tient-elle à rappeler. « C’est comme pour n’importe quel emploi. Il faut concilier travail et famille. C’est la réalité d’aujourd’hui. »

     

    Nadia Minassian reconnaît que la politique municipale, un univers majoritairement masculin, peine à attirer des femmes.

     

    « Je crois que la politique a très mauvaise réputation. Ce qu’on voit ces temps-ci, ça n’aide pas. On a besoin des hommes en politique, mais aussi des femmes. Je pense qu’on apporte une nouvelle approche. »

     

    Mme Minassian compte solliciter un second mandat. « Je vais en faire tant que je sens que j’apporte un changement intéressant pour ma communauté. »













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.