Les villes devront être patientes, prévient Martin
9 janvier 2004
Villes et régions
Ottawa — Les maires du Canada devront attendre avant que le nouveau pacte avec les municipalités, annoncé par Paul Martin, ne se traduise par des moyens financiers supplémentaires, a déclaré le premier ministre hier.
M. Martin a indiqué que sa promesse de rénover les infrastructures municipales — au coeur de son programme pendant la course à la direction du Parti libéral — demeure à l'ordre du jour. Mais l'argent se fait rare cette année, a-t-il ajouté.
«Il ne fait aucun doute qu'à court terme nous serons limités financièrement, mais — et c'est ce que j'ai répété depuis le début — nous dressons actuellement des plans à plus long terme, a dit le premier ministre en sortant d'une réunion du caucus libéral. Le nouveau pacte avec les municipalités continue d'être une de nos priorités.»
Les députés libéraux se sont réunis au cours des deux derniers jours pour élaborer les orientations politiques du premier discours du Trône du gouvernement de Paul Martin, qui sera présenté le 2 février. Au cours de la rencontre, les députés ont été prévenus que les difficultés budgétaires actuelles obligent à reporter après les élections — qui seraient déclenchées en mai — la mise en chantier des projets les plus coûteux.
Le surplus budgétaire annuel devrait être englouti par le transfert de deux milliards promis aux provinces pour les soins de santé.
De son côté, l'opposition a accusé Paul Martin de revenir sur sa promesse de partager avec les municipalités les revenus tirés de la taxe sur l'essence. Après avoir pris cet engagement lors de la course à la direction du PLC, le premier ministre a précisé cette semaine qu'il s'agissait d'une possibilité parmi d'autres, élaborées pour soutenir les municipalités.
Le chef conservateur, Peter MacKay, est demeuré sceptique. «Voilà un autre exemple de la stratégie déployée par M. Martin pendant la course à la direction, alors qu'il a tout promis à tout le monde. Ce n'était que de la poudre aux yeux», a-t-il dit.
Pendant la course libérale, M. Martin avait affirmé que le transfert de la taxe sur l'essence, qui génère plusieurs milliards de dollars chaque année, nécessiterait des négociations avec les provinces avant d'être réalisé. Le 25 septembre dernier, il avait toutefois assuré que ce transfert se concrétiserait. «Nous allons tout faire pour que les municipalités perçoivent un pourcentage de la taxe sur l'essence», avait dit M. Martin.
M. Martin a indiqué que sa promesse de rénover les infrastructures municipales — au coeur de son programme pendant la course à la direction du Parti libéral — demeure à l'ordre du jour. Mais l'argent se fait rare cette année, a-t-il ajouté.
«Il ne fait aucun doute qu'à court terme nous serons limités financièrement, mais — et c'est ce que j'ai répété depuis le début — nous dressons actuellement des plans à plus long terme, a dit le premier ministre en sortant d'une réunion du caucus libéral. Le nouveau pacte avec les municipalités continue d'être une de nos priorités.»
Les députés libéraux se sont réunis au cours des deux derniers jours pour élaborer les orientations politiques du premier discours du Trône du gouvernement de Paul Martin, qui sera présenté le 2 février. Au cours de la rencontre, les députés ont été prévenus que les difficultés budgétaires actuelles obligent à reporter après les élections — qui seraient déclenchées en mai — la mise en chantier des projets les plus coûteux.
Le surplus budgétaire annuel devrait être englouti par le transfert de deux milliards promis aux provinces pour les soins de santé.
De son côté, l'opposition a accusé Paul Martin de revenir sur sa promesse de partager avec les municipalités les revenus tirés de la taxe sur l'essence. Après avoir pris cet engagement lors de la course à la direction du PLC, le premier ministre a précisé cette semaine qu'il s'agissait d'une possibilité parmi d'autres, élaborées pour soutenir les municipalités.
Le chef conservateur, Peter MacKay, est demeuré sceptique. «Voilà un autre exemple de la stratégie déployée par M. Martin pendant la course à la direction, alors qu'il a tout promis à tout le monde. Ce n'était que de la poudre aux yeux», a-t-il dit.
Pendant la course libérale, M. Martin avait affirmé que le transfert de la taxe sur l'essence, qui génère plusieurs milliards de dollars chaque année, nécessiterait des négociations avec les provinces avant d'être réalisé. Le 25 septembre dernier, il avait toutefois assuré que ce transfert se concrétiserait. «Nous allons tout faire pour que les municipalités perçoivent un pourcentage de la taxe sur l'essence», avait dit M. Martin.
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