Défusions - Des conseillers de Tremblay se liguent avec des défusionnistes
Pendant que le maire Gérald Tremblay tente, tant bien que mal, de juguler la crise au sein de son parti, des élus de son équipe ont décidé, à son insu, de s'afficher publiquement aux côtés de conseillers indépendants au sujet des défusions. Ils feront front commun aujourd'hui pour demander au premier ministre Jean Charest de respecter sa promesse concernant d'éventuels référendums.
Plus d'une vingtaine d'élus issus de onze arrondissements d'ex-villes de banlieue dévoileront aux médias ce matin une lettre adressée au premier ministre, dans laquelle ils réclament l'adoption d'une loi «juste et équitable» pour que les citoyens puissent se prononcer sur la défusion de leur ville.
Parmi les élus indépendants qui participeront à la rencontre figurent notamment les conseillers des arrondissements de Pointe-Claire, de Westmount, de Beaconsfield-Baie-d'Urfé et d'Anjou. À eux se joindront quelques élus de l'Union des citoyens de l'île de Montréal (UCIM), le parti du maire. La porte-parole de la firme de communication engagée pour organiser la conférence de presse affirme que John Meaney (Kirkland) et Ed Janiszewski (Dollard-des-Ormeaux-Roxboro), présidents d'arrondissement et membres de l'UCIM, seront également présents, tout comme des conseillers provenant de Dorval-Île-Dorval et Pierrefonds-Senneville, deux arrondissements représentés par des membres de l'UCIM.
Cette sortie publique fait suite à une réunion d'élus du West Island, organisée mercredi à Dollard-des-Ormeaux, pour discuter du projet de loi 9. C'est par voie de communiqué que le maire a appris la tenue de la conférence de presse en même temps que les journalistes, soit en fin d'après-midi hier, pendant que se déroulait la réunion du caucus. Aux dires de Christiane Miville-Deschênes, attachée de presse du maire, John Meaney et Ed Janiszewski n'auraient pas l'intention de participer à la conférence de presse.
Anthony Housefather, conseiller de l'UCIM dans l'arrondissement de Côte-Saint-Luc-Hampstead-
Montréal-Ouest, participera à la rencontre de ce matin. Il explique que, à l'approche de l'adoption du projet de loi 9, les élus craignent que le gouvernement ne tienne pas sa promesse de redonner aux villes les pouvoirs qu'elles détenaient avant les fusions et qu'il exige un taux de participation de plus de 50 % pour valider les résultats des scrutins. Le conseiller ne voit pas de contradiction entre son appartenance à l'UCIM et sa participation à la prise de position publique d'aujourd'hui. «L'UCIM ne va pas décider quelle position je vais prendre au sujet du projet de loi 9», dit-il.
Bill Tierney, conseiller indépendant, indique que les conseillers du West Island se réunissent régulièrement et que leur groupe ne cesse de prendre de l'ampleur au fil des démissions. «Ce qui est fascinant, c'est qu'il y a plus de monde maintenant. C'est la même inquiétude partout», explique-t-il.
À la suite de la défection, mercredi, des trois conseillers de Mont-Royal, dont la présidente de l'arrondissement, Suzanne Caron, le maire a indiqué hier qu'il comprenait mal que les élus n'aient pas attendu de connaître les amendements qui seront apportés au projet de loi 9 pour décider de leur avenir au sein du parti. «Je comprends que la pression [exercée par les citoyens] est très forte et que certaines personnes ont de la difficulté à vivre avec cette pression. Par contre, je ne comprends pas la décision des conseillers de l'arrondissement à ce moment-ci», a-t-il déclaré.
L'UCIM est maintenant minoritaire au conseil municipal, mais le maire affirme que cela ne compromet pas la gestion municipale. Il reconnaît toutefois qu'il lui faudra négocier avec les membres de l'opposition et les conseillers indépendants pour certains dossiers. Le chef de l'opposition, Pierre Bourque, rejette l'idée d'une alliance avec l'équipe du maire, mais il s'est dit prêt hier à apporter sa collaboration dans les dossiers visant à protéger Montréal de tout démantèlement.
Symptôme de la crise qui sévit à l'hôtel de ville, le maire a imposé aux journalistes une limite de quatre questions (deux en anglais et deux en français) lors de la rencontre de presse qui s'est tenue hier sous la surveillance étroite de ses attachés de presse. Visiblement, les malheurs qui s'abattent sur son parti le rendent taciturne.
Plus d'une vingtaine d'élus issus de onze arrondissements d'ex-villes de banlieue dévoileront aux médias ce matin une lettre adressée au premier ministre, dans laquelle ils réclament l'adoption d'une loi «juste et équitable» pour que les citoyens puissent se prononcer sur la défusion de leur ville.
Parmi les élus indépendants qui participeront à la rencontre figurent notamment les conseillers des arrondissements de Pointe-Claire, de Westmount, de Beaconsfield-Baie-d'Urfé et d'Anjou. À eux se joindront quelques élus de l'Union des citoyens de l'île de Montréal (UCIM), le parti du maire. La porte-parole de la firme de communication engagée pour organiser la conférence de presse affirme que John Meaney (Kirkland) et Ed Janiszewski (Dollard-des-Ormeaux-Roxboro), présidents d'arrondissement et membres de l'UCIM, seront également présents, tout comme des conseillers provenant de Dorval-Île-Dorval et Pierrefonds-Senneville, deux arrondissements représentés par des membres de l'UCIM.
Cette sortie publique fait suite à une réunion d'élus du West Island, organisée mercredi à Dollard-des-Ormeaux, pour discuter du projet de loi 9. C'est par voie de communiqué que le maire a appris la tenue de la conférence de presse en même temps que les journalistes, soit en fin d'après-midi hier, pendant que se déroulait la réunion du caucus. Aux dires de Christiane Miville-Deschênes, attachée de presse du maire, John Meaney et Ed Janiszewski n'auraient pas l'intention de participer à la conférence de presse.
Anthony Housefather, conseiller de l'UCIM dans l'arrondissement de Côte-Saint-Luc-Hampstead-
Montréal-Ouest, participera à la rencontre de ce matin. Il explique que, à l'approche de l'adoption du projet de loi 9, les élus craignent que le gouvernement ne tienne pas sa promesse de redonner aux villes les pouvoirs qu'elles détenaient avant les fusions et qu'il exige un taux de participation de plus de 50 % pour valider les résultats des scrutins. Le conseiller ne voit pas de contradiction entre son appartenance à l'UCIM et sa participation à la prise de position publique d'aujourd'hui. «L'UCIM ne va pas décider quelle position je vais prendre au sujet du projet de loi 9», dit-il.
Bill Tierney, conseiller indépendant, indique que les conseillers du West Island se réunissent régulièrement et que leur groupe ne cesse de prendre de l'ampleur au fil des démissions. «Ce qui est fascinant, c'est qu'il y a plus de monde maintenant. C'est la même inquiétude partout», explique-t-il.
À la suite de la défection, mercredi, des trois conseillers de Mont-Royal, dont la présidente de l'arrondissement, Suzanne Caron, le maire a indiqué hier qu'il comprenait mal que les élus n'aient pas attendu de connaître les amendements qui seront apportés au projet de loi 9 pour décider de leur avenir au sein du parti. «Je comprends que la pression [exercée par les citoyens] est très forte et que certaines personnes ont de la difficulté à vivre avec cette pression. Par contre, je ne comprends pas la décision des conseillers de l'arrondissement à ce moment-ci», a-t-il déclaré.
L'UCIM est maintenant minoritaire au conseil municipal, mais le maire affirme que cela ne compromet pas la gestion municipale. Il reconnaît toutefois qu'il lui faudra négocier avec les membres de l'opposition et les conseillers indépendants pour certains dossiers. Le chef de l'opposition, Pierre Bourque, rejette l'idée d'une alliance avec l'équipe du maire, mais il s'est dit prêt hier à apporter sa collaboration dans les dossiers visant à protéger Montréal de tout démantèlement.
Symptôme de la crise qui sévit à l'hôtel de ville, le maire a imposé aux journalistes une limite de quatre questions (deux en anglais et deux en français) lors de la rencontre de presse qui s'est tenue hier sous la surveillance étroite de ses attachés de presse. Visiblement, les malheurs qui s'abattent sur son parti le rendent taciturne.
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