Tremblay est minoritaire
Photo : Jacques Nadeau
Suzanne Caron, présidente du conseil d’arrondissment de Mont-Royal, siégera désormais comme indépendante.
L'hémorragie se poursuit à l'UCIM, le parti de Gérald Tremblay, dont la position se fragilise à l'hôtel de ville après la démission de trois autres élus. L'équipe du maire est désormais minoritaire au sein du conseil municipal, à la suite de la décision de la présidente du conseil d'arrondissement de Mont-Royal, Suzanne Caron, de siéger comme conseillère indépendante.
Mme Caron et deux conseillers d'arrondissement, Cliff Carrie et Nicholas Stephens, ont annoncé hier qu'ils quittaient les rangs de l'Union des citoyens de l'île de Montréal (UCIM). Lors d'une conférence de presse, ils ont invoqué une «incompatibilité croissante avec les positions du parti» pour expliquer leur décision. Mais ils ne s'affirment pas défusionnistes pour autant, préférant attendre de connaître la teneur des amendements apportés par le gouvernement Charest au projet de loi 9 avant de prendre position à ce sujet. «Notre position au sujet des défusions, nous ne l'avons pas encore prise. Nous voulons siéger comme indépendants pour être en mesure, avec nos concitoyens, de regarder de façon éclairée les pour et les contre des options qui seront sur la table», a indiqué Mme Caron.
Les conseillers ont tout de même reconnu qu'ils ont subi les pressions répétées de citoyens leur demandant d'afficher leurs couleurs et de militer en faveur des défusions. Les élus disent ne pas être prêts à s'engager en ce sens, même s'ils ont annoncé leur intention de signer les registres pour demander la tenue d'un référendum sur la défusion.
Au fil des derniers mois, les trois conseillers ont également eu le sentiment que leurs voix avaient de moins en moins de poids auprès de l'administration. À plusieurs occasions, la volonté de la majorité des membres du caucus n'a pas été respectée par le comité exécutif, a expliqué Mme Caron. Pour illustrer ses propos, elle a rappelé que les membres du caucus avaient été graduellement exclus du processus décisionnel ayant mené à l'élaboration d'un nouveau modèle organisationnel. Compte tenu des dissensions au sein du parti, ils avaient été placés devant un fait accompli par les membres du comité exécutif.
«Ce n'est pas nous qui avons changé, c'est le parti», a indiqué Mme Caron, ajoutant que les propos tenus par le maire lors de son discours prononcé à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le 14 octobre dernier, avaient précipité la décision des trois élus: «Tenter de blâmer les ex-banlieues pour les problèmes chroniques de Montréal ne fait que promouvoir un climat de confrontation et de méfiance.»
Contrairement à d'autres démissionnaires avant eux, les conseillers de l'arrondissement de Mont-Royal demeurent disposés à collaborer avec l'administration. «On ne claque pas la porte. On ne dit pas non à Montréal. On est tout à fait réceptif et ouvert. D'ailleurs, quand on est allé rencontrer le maire hier soir [mardi], on lui a offert notre collaboration et on a dit qu'on était encore prêt à aider à bonifier le modèle organisationnel proposé pour Montréal», a indiqué Mme Caron.
Des trois conseillers démissionnaires, seule Suzanne Caron siège au conseil municipal. Elle ira rejoindre les rangs des indépendants, qui comptent maintenant 11 conseillers. L'UCIM se retrouve donc minoritaire, puisqu'elle n'a plus que 36 élus, face aux 27 conseillers de Vision Montréal et aux 11 indépendants. Ce jeu de chaise musicale cause d'ailleurs des maux de tête au président du conseil, Marcel Parent, qui envisage de récupérer les quatre places occupées par les journalistes de la presse écrite, à une extrémité de la salle du conseil, pour y asseoir des conseillers indépendants. Lors de la dernière séance du conseil, faute de place du côté de l'opposition, on avait dû asseoir un indépendant avec les membres de l'UCIM, ce qui avait, semble-t-il, déplu à certains élus.
Mme Caron et deux conseillers d'arrondissement, Cliff Carrie et Nicholas Stephens, ont annoncé hier qu'ils quittaient les rangs de l'Union des citoyens de l'île de Montréal (UCIM). Lors d'une conférence de presse, ils ont invoqué une «incompatibilité croissante avec les positions du parti» pour expliquer leur décision. Mais ils ne s'affirment pas défusionnistes pour autant, préférant attendre de connaître la teneur des amendements apportés par le gouvernement Charest au projet de loi 9 avant de prendre position à ce sujet. «Notre position au sujet des défusions, nous ne l'avons pas encore prise. Nous voulons siéger comme indépendants pour être en mesure, avec nos concitoyens, de regarder de façon éclairée les pour et les contre des options qui seront sur la table», a indiqué Mme Caron.
Les conseillers ont tout de même reconnu qu'ils ont subi les pressions répétées de citoyens leur demandant d'afficher leurs couleurs et de militer en faveur des défusions. Les élus disent ne pas être prêts à s'engager en ce sens, même s'ils ont annoncé leur intention de signer les registres pour demander la tenue d'un référendum sur la défusion.
Au fil des derniers mois, les trois conseillers ont également eu le sentiment que leurs voix avaient de moins en moins de poids auprès de l'administration. À plusieurs occasions, la volonté de la majorité des membres du caucus n'a pas été respectée par le comité exécutif, a expliqué Mme Caron. Pour illustrer ses propos, elle a rappelé que les membres du caucus avaient été graduellement exclus du processus décisionnel ayant mené à l'élaboration d'un nouveau modèle organisationnel. Compte tenu des dissensions au sein du parti, ils avaient été placés devant un fait accompli par les membres du comité exécutif.
«Ce n'est pas nous qui avons changé, c'est le parti», a indiqué Mme Caron, ajoutant que les propos tenus par le maire lors de son discours prononcé à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le 14 octobre dernier, avaient précipité la décision des trois élus: «Tenter de blâmer les ex-banlieues pour les problèmes chroniques de Montréal ne fait que promouvoir un climat de confrontation et de méfiance.»
Contrairement à d'autres démissionnaires avant eux, les conseillers de l'arrondissement de Mont-Royal demeurent disposés à collaborer avec l'administration. «On ne claque pas la porte. On ne dit pas non à Montréal. On est tout à fait réceptif et ouvert. D'ailleurs, quand on est allé rencontrer le maire hier soir [mardi], on lui a offert notre collaboration et on a dit qu'on était encore prêt à aider à bonifier le modèle organisationnel proposé pour Montréal», a indiqué Mme Caron.
Des trois conseillers démissionnaires, seule Suzanne Caron siège au conseil municipal. Elle ira rejoindre les rangs des indépendants, qui comptent maintenant 11 conseillers. L'UCIM se retrouve donc minoritaire, puisqu'elle n'a plus que 36 élus, face aux 27 conseillers de Vision Montréal et aux 11 indépendants. Ce jeu de chaise musicale cause d'ailleurs des maux de tête au président du conseil, Marcel Parent, qui envisage de récupérer les quatre places occupées par les journalistes de la presse écrite, à une extrémité de la salle du conseil, pour y asseoir des conseillers indépendants. Lors de la dernière séance du conseil, faute de place du côté de l'opposition, on avait dû asseoir un indépendant avec les membres de l'UCIM, ce qui avait, semble-t-il, déplu à certains élus.
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