Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

L’UPAC arrête trois personnes dont le maire de Saint-Rémi

14 décembre 2012 09h55 | Kathleen Lévesque | Villes et régions
Le maire de Saint-Rémi, Michel Lavoie, en 2003.<br />
Photo : Archives Le Devoir Le maire de Saint-Rémi, Michel Lavoie, en 2003.
Le monde municipal continue d’être secoué. Ce vendredi matin, l’escouade Marteau de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) a procédé à trois arrestations dont le maire de Saint-Rémi, Michel Lavoie, pour abus de confiance, fraude et complot.

L’UPAC a confirmé que M. Lavoie, son fils Sébastien Lavoie ainsi que l’entrepreneur Dominic Dorais ont été amenés au quartier général de la Sûreté du Québec (SQ) pour y être interrogés. Au total, les trois hommes font face à 17 chefs d’accusation. Leur comparution est prévue le 8 mars prochain.
 
Comme le révélait Le Devoir en octobre 2010, le maire de la petite ville de Saint-Rémi, en Montérégie, aurait profité de ses fonctions de maire pour favoriser son entourage dans le développement de certains projets. Deux dossiers soulevaient alors des doutes : la construction d’une résidence pour personnes âgées sur le territoire de la municipalité et la construction de la caserne de pompiers de Saint-Rémi.
 
Joint à l’époque, M. Lavoie avait affirmé ne pas avoir besoin de la fonction de maire « pour brasser des affaires ». L’enquête policière enclenchée en 2010 démontrait pourtant un réseau d’influence clair.
 
Marteau avait fait une série de perquisitions notamment à la résidence du maire Lavoie, à l’hôtel de ville de Saint-Rémi et dans les bureaux de Développement B & L.
 
Tentative de corruption

C’est cette entreprise appartenant à Yvon Boyer qui a réalisé le projet de résidence pour personnes âgées. M. Boyer a été accusé au printemps 2010 de tentative de corruption d’un fonctionnaire de la Ville de Québec pour un projet de condos. De plus, M. Boyer est un ancien partenaire d’affaire de l’entrepreneur Tony Accurso. En, 2007, il était vice-président de Construction Marton.
 
À Saint-Rémi, il aurait acheté un terrain appartenant à Dominic Dorais, qui a plusieurs entreprises dont l’une est partenaire d’affaires avec le maire Lavoie (compagnie à numéro). Le projet a nécessité des modifications de zonage obtenues sans problème.
 
M. Boyer a embauché une conseillère municipale comme représentante commerciale, le fils de celle-ci pour faire l’excavation du terrain, qui a par ailleurs confié le transport des débris à l’entreprise du maire Lavoie. De plus, la conjointe du maire a loué à M. Boyer les locaux nécessaires pour son bureau des ventes.
 
La construction en 2008 de la caserne de pompiers de Saint-Rémi est également visée dans ce dossier présumé de fraude. Le maire Lavoie a demandé que soit lancé l’appel d’offres pour cet important projet « la veille des vacances de la construction » pour une durée de seulement une semaine, ce qui est « nettement contraire » à la façon de faire habituelle, peut-on lire dans les documents officiels de perquisitions déposés au palais de justice. Deux soumissions ont été reçues. Construction Dorais a remporté le contrat bien qu’il ait été 300 000 $ plus élevé que l’estimation municipale.
 
En plus de ses fonctions de maire qu’il occupe depuis 2005 (en plus d’une première période entre 1992 et 2000), Michel Lavoie est préfet de la MRC les Jardins-de-Napierville. Les contrats de transport des déchets de la collecte sélective de dix des onze municipalités qui composent la MRC, bénéficient à M. Lavoie qui dirige l’entreprise Transport M. J. Lavoie. En 2010, M. Lavoie avait déclaré au Devoir que la situation ne soulevait aucun problème d’intégrité puisque son intérêt était connu et qu’il ne prenait jamais part aux discussions entourant l’octroi de ces contrats.
 
En 2003, Michel Lavoie a tenté de se faire élire sur la scène provinciale sous la bannière de l’Action démocratique du Québec. Il a dû se contenter d’une troisième place dans la circonscription de Huntingdon.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel