Un gel d’impôt foncier pour une majorité de Lavallois
Malgré les allégations de corruption qui planent sur Laval, la santé financière de la Ville se maintient. La baisse du taux d’imposition à 79,1 ¢ par tranche de 100 $ d’évaluation fera en sorte que, l’an prochain, l’impôt foncier de 55 % des propriétaires sera gelé ou diminuera. Quant au secteur non résidentiel, il subira une hausse moyenne de 0,3 %.
En 2013, le budget de la Ville atteindra 748,9 millions, soit une hausse de 3,8 % par rapport à l’année précédente.
Budget électoraliste ?
Le successeur de Gilles Vaillancourt, qui a déjà indiqué son intention de briguer la mairie en novembre 2013, s’est défendu d’avoir présenté un budget électoraliste. « Je lance un message très clair aux Lavallois : la Ville est en bonne santé financière. Et parallèlement à ça, on va de l’avant avec des projets », a-t-il dit. À un journaliste qui lui faisait remarquer que depuis 20 ans, les budgets présentés lors d’années électorales comportaient soit un gel ou une baisse de l’impôt foncier, M. Duplessis a répliqué : « Je ne peux pas parler pour le passé. C’est mon premier budget. »
Mais le maire a surtout dû s’expliquer sur la hausse des coûts du projet d’amphithéâtre. De 42 millions en février dernier, la contribution de la Ville est maintenant passée à 73,6 millions. Ainsi, le projet initialement évalué à 120 millions - dont 46 millions versés par le gouvernement québécois et 32 millions par les partenaires privés Bell et Evenko - devrait plutôt coûter 150 millions.
Le maire a invoqué l’augmentation du nombre de sièges pour justifier cette hausse. Or, ces chiffres n’ont pas changé depuis février, soit 10 000 sièges pour la glace gérée par Evenko, 2500 sièges pour la patinoire de dimension olympique et 500 places pour la troisième glace. « J’attends juste de conclure l’entente [avec les partenaires] pour rendre les chiffres publics. Vous allez voir, c’est un excellent projet », a lancé M. Duplessis, en promettant que la part de la Ville n’augmenterait plus.
Le maire a par ailleurs assuré que l’organisme à but non lucratif (ONBL) chargé de gérer la part municipale du projet ferait preuve de transparence même s’il n’est pas assujetti à la Loi sur l’accès à l’information. « On n’a absolument rien à cacher en passant par cet OBNL », a soutenu M. Duplessis.
Les adversaires politiques du maire ont jugé nébuleuses ses explications concernant la Place Bell. « Vous avez vu le malaise de M. Duplessis à la suite des questions des journalistes sur ce dossier, alors qu’il a la responsabilité d’être limpide et que Laval a besoin de transparence comme jamais », a fait valoir Marc Demers, coporte-parole du Mouvement lavallois.








