Laval: l’administration «n’a pas été bien comprise»…
« Ce n’est pas un geste de protestation. Pas du tout ! Pas du tout ! », assurait l’attachée de presse du cabinet du maire et du comité exécutif, Johanne Bournival. « Il y a vraiment eu une mauvaise compréhension de ce qui a été déclaré [mardi] en point de presse. Tout le monde pensait que la Ville de Laval s’opposait à l’arrivée du vérificateur, ce qui n’est du tout, du tout, du tout [sic] pas le cas », a-t-elle ajouté au lendemain de la désignation d’un fonctionnaire chargé d’effectuer des vérifications sur tout aspect de l’administration de Laval, particulièrement en matière d’attribution de contrats, d’urbanisme et de transactions immobilières par le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault.
M. Angelopoulos tient à tirer au clair la « marge de manoeuvre » dont il bénéficierait à titre de maire intérimaire, a souligné Mme Bournival, confirmant du même souffle que le bras droit de l’ancien maire Gilles Vaillancourt, « entre autres », est « intéressé » à diriger la troisième ville du Québec au cours de la prochaine année. « Il a préféré attendre. » Il a soutenu la décision gouvernementale. « Ç’a toujours été le cas », a fait remarquer M. Angelopoulos à la chaîne 98,5 FM. « C’est important de comprendre quel est vraiment le rôle que le ministre veut que le vérificateur spécial joue. Une fois que j’aurai cette compréhension-là, je déciderai à ce moment-là comment nous allons procéder », a-t-il poursuivi sur les ondes de Radio-Canada.
Maire intérimaire
Le processus de désignation d’un maire intérimaire « va reprendre son cours », a fait savoir Mme Bournival. « C’est une question de quelques jours. » Le maire suppléant réclamera la tenue d’une séance extraordinaire du conseil municipal.
Sylvain Gaudreault a donné l’assurance mercredi que « la vérification dans les municipalités […] était une procédure régulière ». « Il y a des maires qui [ni voient] aucun problème », a-t-il affirmé.
Le Parti au service du citoyen a dénoncé l’attitude du comité exécutif, y voyant « la continuité du règne de l’ex-maire [et] la continuité de la culture de l’arrogance et de la non-transparence que [le PRO des Lavallois] a développée, au fil du temps ». Pour sa part, le Mouvement lavallois l’a qualifiée de « babounage » et « d’enfantillage de la pire espèce ». « Alors que le ministre désigne un vérificateur dans le but précis de restaurer la confiance [des] électeurs, le maire désigné lui refuse sa collaboration et génère la crise qui n’est pas censée exister à Laval », a déclaré la chef du parti politique d’opposition, Lydia Aboulian. Elle presse les élus du PRO des Lavallois de démissionner plutôt que de « créer les conditions propices à une tutelle ».








