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Nouvelle opération de l’UPAC à Laval

Quatre firmes de génie-conseil ont reçu la visite d’enquêteurs

7 novembre 2012 | Brian Myles | Villes et régions
Quatre firmes de génie-conseil ont fait l’objet de perquisitions mardi matin dans le cadre de la vaste enquête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) sur la corruption et la collusion dans l’octroi des contrats à Laval.

Environ 90 policiers ont visité les locaux de Dessau, Genivar, CIMA+ et Aecom (anciennement Tecsult) à la recherche de documents pour bonifier cette enquête dont la cible principale est le maire de Laval, Gilles Vaillancourt.


Aucune arrestation n’a été effectuée. Les policiers ont cherché à rencontrer une quinzaine de témoins durant la journée. Des enquêteurs du Bureau de la concurrence ont également pris part à l’opération.


La firme Dessau a publié un bref communiqué pour indiquer qu’elle entendait « collaborer entièrement avec la Sûreté du Québec ».


L’UPAC resserre son étau sur Laval depuis le début octobre. Le maire Gilles Vaillancourt est parti en congé de maladie après que le contenu d’une dizaine de coffrets de sûreté à son nom ou celui de ses proches eut été saisi. Selon Radio-Canada, il aurait détourné des dizaines de millions de dollars dans des paradis fiscaux. M. Vaillancourt a aussi reçu la visite des policiers à ses bureaux de l’hôtel de ville et dans ses deux résidences privées. Il a vendu une de ses résidences pour un montant de 975 000 $ après les frappes.


Des entreprises de la construction qui se partagent l’essentiel des contrats à Laval, dont Louisbourg, Poly-Excavation et Nepcon, ont aussi fait l’objet de récentes perquisitions.


La visite de l’UPAC dans les firmes de génie-conseil pointe en direction d’une enquête exhaustive dans laquelle politiciens, entrepreneurs et firmes de génie sont reliés dans un système de partage des contrats publics, avec ristournes à la clef pour les « facilitateurs » de la collusion.


M. Vaillancourt était absent lundi soir lors de la réunion mensuelle du conseil municipal. Des citoyens en colère ont pris la peine de se déplacer pour réclamer son départ. Le maire, placé dans une position encore plus inconfortable que Gérald Tremblay, devrait prendre une décision sur son avenir politique à très court terme.

 
 
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