Une nouvelle perquisition au véritable domicile de Vaillancourt
L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a encore frappé, cette fois au véritable domicile de Gilles Vaillancourt, vendredi en soirée, alors que le maire de Laval était déjà estomaqué par la première série de perquisitions à l’hôtel de ville et à sa résidence «principale» de l'île Paton.
Les enquêteurs de l'UPAC se sont présentés dans un condo situé sur le chemin des Cageux, où M. Vaillancourt a élu domicile depuis quelques semaines. L'appartement est situé juste en face de la résidence de M. Vaillancourt, qui est présentement en vente au coût de 1,1 million.
Ce nouveau développement prête foi aux témoignages des voisins du maire, qui ne l'ont pas vu depuis plusieurs semaines sur l'île Paton. Le conseiller politique du maire, Pierre Desjardins, affirmait pourtant durant la journée que M. Vaillancourt habitait toujours l'île Paton.
Pas de démission
Plus tôt dans la journée, dans la foulée des perquisitions menées jeudi par l'Unité permanente anticorruption (UPAC) dans certains bureaux administratifs de la Ville de Laval ainsi qu'à sa résidence, le maire Gilles Vaillancourt a déclaré vendredi n'avoir aucune intention de démissionner.
Malgré cela, le maire de Westmount et président de l'Association des municipalités de banlieue, Peter Trent, a écrit au président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), Éric Forest, pour réclamer que M. Vaillancourt démissionne, du moins temporairement, des différentes fonctions qu'il occupe au sein de l'UMQ.
Pour sa part, un candidat du Mouvement lavallois, Emilio Migliozzi, a demandé d'attendre les conclusions de l'enquête policière et de la Commission Charbonneau avant de tirer des conclusions.
Lors d'un bref point de presse vendredi midi, pendant lequel il n'a répondu à aucune question, M. Vaillancourt a affirmé vivre un «choc».
«C'était totalement imprévu et je peux vous affirmer que ce n'est pas une situation très plaisante», a-t-il lancé.
Il a ensuite affirmé que son administration a toujours œuvré «dans le meilleur intérêt de la population».
Laissant sous-entendre qu'il pourrait exister diverses motivations derrière les allégations auxquelles il fait face, le maire Vaillancourt a dit souhaiter poursuivre son mandat dans la continuité.
«Ce matin, nous assistons à un déferlement d'affirmations, de rumeurs et de demandes. Pour mettre fin immédiatement à ce que l'on entend en ondes, je ne démissionnerai pas et je ne commenterai pas non plus les rumeurs et les divers commentaires. Je n'ai aucun motif de le faire», a déclaré M. Vaillancourt.
Conscient que plusieurs allégations circulent depuis la présence des enquêteurs de l'UPAC à Laval, Gilles Vaillancourt a toutefois refusé de répondre aux questions des journalistes et a quitté précipitamment, après sa déclaration.
Ce n'est pas la première fois que le maire Trent réclame la démission de M. Vaillancourt à l'UMQ. En novembre 2010, la Sûreté du Québec avait ouvert une enquête à la suite d'allégations d'irrégularités graves de la part de M. Vaillancourt. Alors que M. Vaillancourt refusait de démissionner de ses fonctions au sein de l'UMQ, le maire Trent avait immédiatement quitté son poste au sein du comité exécutif et du conseil de l'UMQ, en signe de protestation. Il n'y est toujours pas retourné.
«Compte tenu de tout ce qui se passe à la commission Charbonneau, il est encore plus important aujourd'hui pour les élus de regagner la confiance du public», a déclaré le maire Trent par voie de communiqué.
Emilio Migliozzi abonde dans le même sens.
«Avec la commission Charbonneau [...], on va voir lumière au bout du tunnel, on veut juste la vérité, on veut juste qu'il réponde, il ne pourra pas continuer à éviter les questions, a-t-il lancé. Une perquisition à la Ville c'est une chose, mais une perquisition à la maison c'est sérieux, très sérieux.»
Perquisitions
Jeudi, des dizaines de policiers de la Sûreté du Québec ont débarqué à Laval pour mener quatre perquisitions, dont une visait la résidence du maire Vaillancourt.
Les enquêteurs ont aussi visité l'hôtel de ville de Laval où tout le personnel a dû être évacué le temps que s'effectue la perquisition. Les bureaux administratifs de la Ville ont aussi été ciblés.
Au cours des deux dernières années, deux ex-politiciens — Serge Ménard du Parti québécois et Vincent Auclair du Parti libéral du Québec — et un organisateur péquiste ont affirmé que le maire de Laval leur avait offert des enveloppes contenant de l'argent comptant. M. Vaillancourt nie avoir quoi que ce soit à se reprocher.
Les enquêteurs de l'UPAC se sont présentés dans un condo situé sur le chemin des Cageux, où M. Vaillancourt a élu domicile depuis quelques semaines. L'appartement est situé juste en face de la résidence de M. Vaillancourt, qui est présentement en vente au coût de 1,1 million.
Ce nouveau développement prête foi aux témoignages des voisins du maire, qui ne l'ont pas vu depuis plusieurs semaines sur l'île Paton. Le conseiller politique du maire, Pierre Desjardins, affirmait pourtant durant la journée que M. Vaillancourt habitait toujours l'île Paton.
Pas de démission
Plus tôt dans la journée, dans la foulée des perquisitions menées jeudi par l'Unité permanente anticorruption (UPAC) dans certains bureaux administratifs de la Ville de Laval ainsi qu'à sa résidence, le maire Gilles Vaillancourt a déclaré vendredi n'avoir aucune intention de démissionner.
Malgré cela, le maire de Westmount et président de l'Association des municipalités de banlieue, Peter Trent, a écrit au président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), Éric Forest, pour réclamer que M. Vaillancourt démissionne, du moins temporairement, des différentes fonctions qu'il occupe au sein de l'UMQ.
Pour sa part, un candidat du Mouvement lavallois, Emilio Migliozzi, a demandé d'attendre les conclusions de l'enquête policière et de la Commission Charbonneau avant de tirer des conclusions.
Lors d'un bref point de presse vendredi midi, pendant lequel il n'a répondu à aucune question, M. Vaillancourt a affirmé vivre un «choc».
«C'était totalement imprévu et je peux vous affirmer que ce n'est pas une situation très plaisante», a-t-il lancé.
Il a ensuite affirmé que son administration a toujours œuvré «dans le meilleur intérêt de la population».
Laissant sous-entendre qu'il pourrait exister diverses motivations derrière les allégations auxquelles il fait face, le maire Vaillancourt a dit souhaiter poursuivre son mandat dans la continuité.
«Ce matin, nous assistons à un déferlement d'affirmations, de rumeurs et de demandes. Pour mettre fin immédiatement à ce que l'on entend en ondes, je ne démissionnerai pas et je ne commenterai pas non plus les rumeurs et les divers commentaires. Je n'ai aucun motif de le faire», a déclaré M. Vaillancourt.
Conscient que plusieurs allégations circulent depuis la présence des enquêteurs de l'UPAC à Laval, Gilles Vaillancourt a toutefois refusé de répondre aux questions des journalistes et a quitté précipitamment, après sa déclaration.
Ce n'est pas la première fois que le maire Trent réclame la démission de M. Vaillancourt à l'UMQ. En novembre 2010, la Sûreté du Québec avait ouvert une enquête à la suite d'allégations d'irrégularités graves de la part de M. Vaillancourt. Alors que M. Vaillancourt refusait de démissionner de ses fonctions au sein de l'UMQ, le maire Trent avait immédiatement quitté son poste au sein du comité exécutif et du conseil de l'UMQ, en signe de protestation. Il n'y est toujours pas retourné.
«Compte tenu de tout ce qui se passe à la commission Charbonneau, il est encore plus important aujourd'hui pour les élus de regagner la confiance du public», a déclaré le maire Trent par voie de communiqué.
Emilio Migliozzi abonde dans le même sens.
«Avec la commission Charbonneau [...], on va voir lumière au bout du tunnel, on veut juste la vérité, on veut juste qu'il réponde, il ne pourra pas continuer à éviter les questions, a-t-il lancé. Une perquisition à la Ville c'est une chose, mais une perquisition à la maison c'est sérieux, très sérieux.»
Perquisitions
Jeudi, des dizaines de policiers de la Sûreté du Québec ont débarqué à Laval pour mener quatre perquisitions, dont une visait la résidence du maire Vaillancourt.
Les enquêteurs ont aussi visité l'hôtel de ville de Laval où tout le personnel a dû être évacué le temps que s'effectue la perquisition. Les bureaux administratifs de la Ville ont aussi été ciblés.
Au cours des deux dernières années, deux ex-politiciens — Serge Ménard du Parti québécois et Vincent Auclair du Parti libéral du Québec — et un organisateur péquiste ont affirmé que le maire de Laval leur avait offert des enveloppes contenant de l'argent comptant. M. Vaillancourt nie avoir quoi que ce soit à se reprocher.










