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Infrastructures : les villes en veulent plus

25 septembre 2012 11h56 | Isabelle Porter | Villes et régions
Les dépenses en infrastructures des dernières années ont été payées à 70 % par les villes elles-mêmes à travers leurs budgets de fonctionnement.
Photo : Jacques Nadeau Le Devoir Les dépenses en infrastructures des dernières années ont été payées à 70 % par les villes elles-mêmes à travers leurs budgets de fonctionnement.

Malgré les investissements massifs des dernières années en infrastructure, l’Union des municipalités du Québec (UMQ) réclame du gouvernement du Québec plus de 600 millions $ supplémentaires par année pour investir dans des infrastructures comme les conduites d’eau et la voirie locale.

 

«Au rythme actuel, on répare le passé. Si on veut améliorer la situation et protéger l’avenir, on doit augmenter les investissements d’environ 2 milliards $ par année pendant 15 ans», plaide le président de l’UMQ et maire de Rimouski Éric Forest.

 

L’UMQ réclame notamment du gouvernement du Québec le tiers de la somme, bref qu’il double les investissements qu’il fait déjà soit 666 millions $ par an.
 

Pour appuyer ses demandes, elle dévoilait hier une nouvelle étude sur les besoins des villes. Un sondage mené auprès d’une soixantaine d’entre elles révèle qu’elles comptent investir près de 14 milliards en infrastructures d’ici trois ans. Les investissements touchent principalement les conduites d’évacuation des eaux usées et pluviales (37%), la voirie locale (31%) et les conduites de distribution d’eau potable (17%).

 

Le document souligne aussi que contrairement aux perceptions, les dépenses en infrastructures des dernières années ont été payées à 70% par les villes elles-mêmes à travers leurs budgets de fonctionnement. Le gouvernement fédéral et le Québec se partagent respectivement 13% et 17% du reste de la facture.
 

Planifier

Interrogé sur la gravité des besoins des villes, le responsable de l’étude chez Deloitte et Touche a reconnu que les infrastructures n’étaient pas sur le point de «s’écrouler» mais dit qu’il fallait quand même planifier l’avenir.

 

«Les programmes arrivent à échéance», a ajouté plus tard M. Forest. «Pour faire les bons choix, il faut avoir le bon diagnostic.»

 

Aux journalistes qu’ils l’interrogeaient sur la corruption dans le secteur de la construction et l’impression de gaspillage de fonds publics que pouvaient avoir les citoyens, le président de l’UMQ a fait une analogie avec les travaux d’un propriétaire sur sa maison. «Ce n’est pas parce qu’on a eu des problèmes avec le contracteur qui a fait des réparations et que le toit coule qu’il ne faut pas le réparer», a-t-il dit.

 
 
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