Drummondville autorisera finalement les potagers de façade
Consultez notre photo-reportage sur le potager urbain de Michel Beauchamp et Josée Landry
Michel Beauchamp et sa conjointe, Josée Landry, n’ont pas caché leur satisfaction. «On est extrêmement contents, a indiqué Josée Landry. C’est une avancée importante pour l’agriculture urbaine. »
En juillet dernier, les deux jardiniers, qui avaient aménagé un potager devant leur demeure, avaient reçu une lettre de la municipalité les sommant de gazonner 30 % de la superficie de leur cour faute de quoi ils s’exposaient à des amendes de 100 à 300 $ par jour. Leur histoire avait fait le tour du monde et les appuis avaient afflué via les médias sociaux.
Le couple avait finalement obtenu un sursis avant d’apprendre qu’il pourrait jouir d’un droit acquis puisque sa résidence est située dans le secteur de Saint-Charles où les potagers en façade étaient autorisés avant les fusions municipales. La Ville comptait toutefois harmoniser son règlement de manière à ce que l’interdit concernant les potagers s’applique à l’ensemble de son territoire, ce que contestaient les deux jardiniers.
Après réflexion, les élus ont plutôt décidé d’autoriser cette pratique, mais des règles devront être élaborées pour l’encadrer. Francine Ruest Jutras a indiqué au Devoir que la Ville déposerait un règlement, au plus tard en mars 2013. « C’est une histoire qui se termine bien », a déclaré la mairesse, qui croit que le nouveau règlement pourrait faire école auprès d’autres municipalités.
Une première
Questionnée sur le volte-face de la Ville, la mairesse a rétorqué que la question des potagers en façade n’avait jamais été portée à l’attention des élus auparavant. « Il s’agissait d’une ancienne réglementation et le conseil ne s’était jamais penché sur la question », a-t-elle expliqué.
La mairesse a invité M. Beauchamp à siéger au comité qui sera chargé de définir les règles qui encadreront ce type de culture.
À l’heure actuelle, plusieurs villes autorisent les potagers de façade, dont Montréal, Victoriaville et Trois-Rivières, mais d’autres municipalités, comme Québec, Longueuil, Laval et Terrebonne l’interdisent.
Le potager de Michel Beauchamp et Josée Landry, par Amélie Daoust-Boisvert et Annik MH De Carufel








