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Drummondville - La Ville accorde un sursis pour le potager de façade

Un moratoire est décrété jusqu’au 1er septembre

Michel Beauchamp et Josée Landry pourront continuer à s’occuper de leur potager controversé pour le reste de l’été.
Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir Michel Beauchamp et Josée Landry pourront continuer à s’occuper de leur potager controversé pour le reste de l’été.

Revoir notre photo-reportage sur le potager urbain de Michel Beauchamp et Josée Landry réalisé le 18 juillet dernier


À Drummondville, Michel Beauchamp et Josée Landry pourront poursuivre leur jardinage tout l’été sans être inquiétés. La municipalité a décrété hier un moratoire sur leur cas jusqu’au 1er septembre.



Mais ce n’est pas ce qui va faire dérougir de colère les désormais célèbres jardiniers de Drummondville. « Ce n’est même pas une petite victoire, car on reporte à plus tard le problème, affirme Michel Beauchamp qui a appris la nouvelle par les médias hier matin. Oui, ça va nous laisser du temps pour respirer un peu, mais ça me désole. J’aurais aimé que, dès le départ, ils soient plus rigoureux et plus professionnels dans l’analyse du dossier. Je ne peux donc pas me réjouir d’aucune autre situation que la correction de l’erreur dans laquelle ils nous ont mis et qui perdure. »

La semaine dernière, la ville avait sommé le couple d’engazonner 30 % de leur terrain avant, qui est actuellement entièrement occupé par un potager. À partir d’hier, les jardiniers couraient le risque d’écoper d’amendes de 100 à 300 $ par jour.

« La ville a décidé d’étudier le dossier. En attendant, nous avons décidé de ne pas réagir de façon intempestive et de leur laisser jusqu’au 1er septembre », indique le porte-parole de la Ville de Drummondville, Raynald Fortin.


Fortement médiatisée et propulsée par les médias sociaux, l’histoire de Michel et Josée a rapidement attiré de nombreux témoignages de sympathie. La Ville de Drummondville confirme avoir reçu un nombre d’appels et de courriels inhabituel.


Les élus municipaux étudieront la question des potagers en façade le 13 août, atelier de travail qui sera suivi par une séance du conseil municipal. La réflexion des élus sur le sujet pourrait toutefois s’étendre au-delà de cette date.


D’ici là, le couple compte bien se refaire des forces et consolider ses appuis de par le monde, appuis qui grossissent à vue d’oeil. En effet, la pétition que Michel Beauchamp et Josée Landry ont mise en ligne pour faire reculer Drummondville, qui souhaite interdire le jardinage en cour avant sur l’ensemble de son territoire, avait recueilli plus de 12 000 signatures en date d’hier.


« Nous allons organiser la riposte, lance Michel Beauchamp, qui refuse de baisser les bras. Je veux mettre en lumière les règlements. C’est simple, notre potager est complètement légal. On va dénoncer tout cela de façon un peu plus virulente, parce que pour l’instant, on a été gentils […] On veut juste que quelqu’un de responsable prenne les règlements, qu’il les lise et qu’il tranche. »


Il affirme ne pas avoir voulu « salir » la réputation de la ville, mais y avoir été contraint par l’incompétence de l’administration municipale. « Ce n’est pas compliqué, j’aurais remis le dossier à un enfant de maternelle qu’il aurait fait mieux ! »


À l’autre bout de la ligne, sa femme tempère un peu. « Tant mieux si nos démarches ont au moins amené une réflexion de la part de la ville… »


Le potager de Michel Beauchamp et Josée Landry
 

 
 
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