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    Menace de recours collectif contre le maire Vaillancourt

    Le Mouvement lavallois sonne la fin de la récréation pour Gilles Vaillancourt. Le parti d’opposition réclame que le chef du PRO des Lavallois rembourse les fonds publics utilisés à des fins partisanes, sinon il lui intentera un recours collectif.


    En réaction à la publication la semaine dernière d’un rapport accablant du ministère des Affaires municipales sur Laval, le Mouvement lavallois a exigé hier que le PRO restitue les 2,7 millions dont il a bénéficié sans y avoir droit. Vendredi, le ministère a conclu qu’aucune dépense de recherche et de secrétariat effectuée entre 2004 et 2010 n’était conforme à la Loi des cités et villes.


    Selon les porte-parole du Mouvement, le parti du maire n’a pas le choix, compte tenu de cette analyse, mais également de sa promesse de rembourser toute dépense irrégulière. Gilles Vaillancourt, à titre de chef du PRO, a demandé, mois après mois, un remboursement dans le cadre du budget prévu pour soutenir le travail des conseillers municipaux. Mais plutôt que ce soit des dépenses pour la recherche et le secrétariat, M. Vaillancourt a demandé le paiement pour des sondages, la location d’autobus pour amener les partisans à la cabane à sucre, des envois massifs de lettres de sollicitation, l’organisation annuelle du congrès du parti et les cocktails-bénéfice. Quelque 65 % des dépenses qui ont été remboursées n’étaient pas conformes et, pour le reste, les pièces justificatives sont jugées insuffisantes.


    La chef du Mouvement lavallois, Lydia Aboulian, a rappelé qu’en 2009, lors de l’élection, son parti avait livré une « bataille honnête, avec nos modestes ressources, en respectant les règles du jeu ». Or, avec le rapport, la population vient d’apprendre que M. Vaillancourt avait profité d’un avantage financier important sur ses adversaires, faisant payer les assemblées d’investiture, les bannières du parti et les conseils des stratèges en communications à même les fonds de la municipalité.


    « Ce que nous ne savions pas - ce que nous ne soupçonnions pas - était qu’en plus de financer notre propre campagne en tant que militants du Mouvement lavallois, nous financions également celle de l’équipe Vaillancourt en tant que contribuables lavallois », s’est indignée Mme Aboulian.


    À la suite du rapport sur Laval et sept autres municipalités, le ministère a recommandé des changements législatifs afin de mieux encadrer les villes de 50 000 habitants et plus. Aucune sanction n’a été proposée. Déjà, le ministre responsable du dossier, Laurent Lessard, a annoncé qu’il présenterait sous peu des changements à l’Assemblée nationale.


    Si les maires des villes ont salué le geste, ils se sont tous dits irrités par le travail du ministère et, pour certains, d’être associés à la démesure du maire Vaillancourt.


     
     
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