Les itinérants de retour dans les rues de Val-d'Or
L'unique refuge doit fermer, faute d'argent
Québec — Faute de moyens, le refuge pour itinérants de Val-d'Or doit de nouveau fermer ses portes pour l'été, poussant vers la rue les nombreux habitués de l'endroit.
«On est allés au bout de notre financement», a expliqué hier le directeur de l'organisme qui gère l'endroit, Patrick Pellegrino. «Ces gens-là vont errer dans la rue, désorganisés. Peut-être qu'il va y avoir des problèmes de violence.»
Le refuge, qui porte le nom de «dortoir», compte 38 habitués et jusqu'à 190 usagers irréguliers, selon le directeur. Il s'agit du seul service du genre offert dans la région.
La ville de Val-d'Or est confrontée, depuis quatre ans, à une explosion du phénomène d'itinérance, explique-t-il. «Val d'Or, ça se développe énormément. Ça grossit. Il y a de l'argent comme jamais il n'y en a eu, et de la drogue, et de l'extrême pauvreté.»
Pour empêcher les sans-logis de mourir de froid pendant l'hiver, l'Agence de la santé et des services sociaux et d'autres organismes locaux ont financé l'ouverture du dortoir. Un autre organisme d'aide aux toxicomanes, La Piaule, a été mandaté pour le gérer. Toutefois, le dortoir doit chaque année fermer ses portes au printemps faute d'argent. Les beaux jours venus, les bailleurs de fonds jugent la situation moins urgente, poursuit M. Pellegrino. «C'est une bataille chaque année pour essayer de trouver de l'argent pour que ça rouvre.»
Même si la menace du froid se dissipe, le directeur estime que le centre devrait quand même rester ouvert pour offrir aux itinérants des services de base (hygiène, nourriture) et permettre aux travailleurs de la santé de faire un minimum de suivi de leur état.
M. Pellegrino espère attirer l'attention du gouvernement pour obtenir un financement récurrent. L'organisme qu'il dirige, La Piaule, vient d'obtenir des fonds pour rénover sa maison d'hébergement, mais la clientèle est différente, précise-t-il. Les toxicomanes qui fréquentent La Piaule visent à réintégrer la société alors que les itinérants ne veulent pas nécessairement «s'en sortir». D'emblée, les règlements de La Piaule lui interdisent d'accueillir des gens intoxiqués.
D'après une intervenante, Lynda L'Italien, les autochtones, qui comptent pour la moitié de la clientèle de l'endroit, ont surnommé Val-d'Or «Sin City» en raison des nombreuses tentations qui s'y trouvent (alcool, crack, etc.).
La directrice de la section locale de Centraide, Huguette Boucher, juge la démarche du Dortoir justifiée. «Idéalement, ce serait ouvert à l'année, à cause de la propreté, de la nourriture, et il y a un suivi qui peut être fait. Ce ne sont pas nécessairement des gens qui veulent s'en sortir, mais ils ont besoin d'aide.»
«On est allés au bout de notre financement», a expliqué hier le directeur de l'organisme qui gère l'endroit, Patrick Pellegrino. «Ces gens-là vont errer dans la rue, désorganisés. Peut-être qu'il va y avoir des problèmes de violence.»
Le refuge, qui porte le nom de «dortoir», compte 38 habitués et jusqu'à 190 usagers irréguliers, selon le directeur. Il s'agit du seul service du genre offert dans la région.
La ville de Val-d'Or est confrontée, depuis quatre ans, à une explosion du phénomène d'itinérance, explique-t-il. «Val d'Or, ça se développe énormément. Ça grossit. Il y a de l'argent comme jamais il n'y en a eu, et de la drogue, et de l'extrême pauvreté.»
Pour empêcher les sans-logis de mourir de froid pendant l'hiver, l'Agence de la santé et des services sociaux et d'autres organismes locaux ont financé l'ouverture du dortoir. Un autre organisme d'aide aux toxicomanes, La Piaule, a été mandaté pour le gérer. Toutefois, le dortoir doit chaque année fermer ses portes au printemps faute d'argent. Les beaux jours venus, les bailleurs de fonds jugent la situation moins urgente, poursuit M. Pellegrino. «C'est une bataille chaque année pour essayer de trouver de l'argent pour que ça rouvre.»
Même si la menace du froid se dissipe, le directeur estime que le centre devrait quand même rester ouvert pour offrir aux itinérants des services de base (hygiène, nourriture) et permettre aux travailleurs de la santé de faire un minimum de suivi de leur état.
M. Pellegrino espère attirer l'attention du gouvernement pour obtenir un financement récurrent. L'organisme qu'il dirige, La Piaule, vient d'obtenir des fonds pour rénover sa maison d'hébergement, mais la clientèle est différente, précise-t-il. Les toxicomanes qui fréquentent La Piaule visent à réintégrer la société alors que les itinérants ne veulent pas nécessairement «s'en sortir». D'emblée, les règlements de La Piaule lui interdisent d'accueillir des gens intoxiqués.
D'après une intervenante, Lynda L'Italien, les autochtones, qui comptent pour la moitié de la clientèle de l'endroit, ont surnommé Val-d'Or «Sin City» en raison des nombreuses tentations qui s'y trouvent (alcool, crack, etc.).
La directrice de la section locale de Centraide, Huguette Boucher, juge la démarche du Dortoir justifiée. «Idéalement, ce serait ouvert à l'année, à cause de la propreté, de la nourriture, et il y a un suivi qui peut être fait. Ce ne sont pas nécessairement des gens qui veulent s'en sortir, mais ils ont besoin d'aide.»








