Montréal - Miranda quitte l'UCIM pour mieux défendre les défusions
Gérald Tremblay perd également une conseillère de l'arrondissement d'Anjou
En réponse à l'ultimatum lancé lundi par le maire Gérald Tremblay, le président de l'arrondissement d'Anjou, Luis Miranda, a annoncé hier matin qu'il quittait les rangs de l'Union des citoyens de l'île de Montréal (UCIM) et qu'il allait militer activement pour la défusion. Sa collègue, la conseillère Andrée Hénault, tournera elle aussi le dos à l'UCIM pour siéger comme indépendante au conseil d'arrondissement.
«C'est clair que je ne peux continuer d'avancer avec l'UCIM. Je ne peux dire: "Oui, je vais appuyer le projet de M. Tremblay" et, de l'autre côté, travailler pour la loi 9 [permettant la tenue de référendums sur les défusions]», a expliqué M. Miranda hier matin, trois jours après que le maire Tremblay l'eut obligé à choisir son camp.
Tout en reconnaissant que la proposition de réorganisation municipale faisait «un bon bout de chemin», l'ancien maire d'Anjou a précisé qu'il tenait mordicus à ce que les anciennes villes puissent jouir d'un statut juridique.
L'octroi d'un pouvoir de taxation aux arrondissements par le biais de la tarification de certains services, comme le prévoit le plan Tremblay, laisse aussi le président d'arrondissement sur sa faim. «Nous n'avons aucune garantie que la journée où nous allons avoir la taxation par la tarification, notre dotation ne baissera pas pour autant», a fait valoir M. Miranda. Il a donné l'exemple des revenus d'un dépotoir à neige qui, en 2004, seront déduits du financement alloué par l'administration centrale à l'arrondissement.
Dans une proposition déposée il y a deux semaines, M. Miranda plaidait pour l'instauration d'un système de points d'impôt permettant aux arrondissements de recevoir directement la portion de la taxation dévolue aux services locaux.
En claquant la porte de l'UCIM, Luis Miranda choisit le camp de la défusion. «Mais il faut être prudent. Je ne peux pas dire que je vais revenir avec la ville d'Anjou comme je la connaissais avant. Il y a des associations à faire avec Montréal. J'ai été pompier pendant 25 ans, je ne peux pas dire que la fusion des services de pompiers, ce n'est pas une bonne affaire», a-t-il illustré.
Au cours des prochains jours, le maire devra décider s'il remplacera M. Miranda au sein des diverses instances où celui-ci était délégué, comme la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) ou Montréal International, des fonctions qui, pour la plupart, apportent une rémunération additionnelle à celle de président d'arrondissement.
Dans un communiqué de presse, le maire Gérald Tremblay, qui s'envolait pour Budapest hier dans le cadre de la Mission Grand Prix, a dit regretter le départ de ces deux conseillers. «Il est malheureux que Luis Miranda et Andrée Hénault ne souhaitent pas travailler à construire cette nouvelle ville et à défendre cette proposition alors que nous leur donnions tous les outils nécessaires pour répondre aux préoccupations des citoyens d'Anjou. Conséquemment, j'accepte leur démission», a affirmé M. Tremblay.
La démission de M. Miranda fait fondre de deux à un conseiller la mince majorité de l'UCIM au conseil municipal. D'autres conseillers des anciennes villes de banlieue devraient annoncer leurs couleurs au cours des prochains jours, dont Edward Janiszewski et Howard Zingboin, de l'arrondissement de Dollard-des-Ormeaux-Roxboro, ainsi que John Meaney, de Kirkland. Il y a cependant un espoir à l'horizon pour le maire Tremblay: les pourparlers vont bon train en vue du ralliement à l'UCIM du conseiller indépendant Luc Larivée, anciennement de Vision Montréal.
«C'est clair que je ne peux continuer d'avancer avec l'UCIM. Je ne peux dire: "Oui, je vais appuyer le projet de M. Tremblay" et, de l'autre côté, travailler pour la loi 9 [permettant la tenue de référendums sur les défusions]», a expliqué M. Miranda hier matin, trois jours après que le maire Tremblay l'eut obligé à choisir son camp.
Tout en reconnaissant que la proposition de réorganisation municipale faisait «un bon bout de chemin», l'ancien maire d'Anjou a précisé qu'il tenait mordicus à ce que les anciennes villes puissent jouir d'un statut juridique.
L'octroi d'un pouvoir de taxation aux arrondissements par le biais de la tarification de certains services, comme le prévoit le plan Tremblay, laisse aussi le président d'arrondissement sur sa faim. «Nous n'avons aucune garantie que la journée où nous allons avoir la taxation par la tarification, notre dotation ne baissera pas pour autant», a fait valoir M. Miranda. Il a donné l'exemple des revenus d'un dépotoir à neige qui, en 2004, seront déduits du financement alloué par l'administration centrale à l'arrondissement.
Dans une proposition déposée il y a deux semaines, M. Miranda plaidait pour l'instauration d'un système de points d'impôt permettant aux arrondissements de recevoir directement la portion de la taxation dévolue aux services locaux.
En claquant la porte de l'UCIM, Luis Miranda choisit le camp de la défusion. «Mais il faut être prudent. Je ne peux pas dire que je vais revenir avec la ville d'Anjou comme je la connaissais avant. Il y a des associations à faire avec Montréal. J'ai été pompier pendant 25 ans, je ne peux pas dire que la fusion des services de pompiers, ce n'est pas une bonne affaire», a-t-il illustré.
Au cours des prochains jours, le maire devra décider s'il remplacera M. Miranda au sein des diverses instances où celui-ci était délégué, comme la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) ou Montréal International, des fonctions qui, pour la plupart, apportent une rémunération additionnelle à celle de président d'arrondissement.
Dans un communiqué de presse, le maire Gérald Tremblay, qui s'envolait pour Budapest hier dans le cadre de la Mission Grand Prix, a dit regretter le départ de ces deux conseillers. «Il est malheureux que Luis Miranda et Andrée Hénault ne souhaitent pas travailler à construire cette nouvelle ville et à défendre cette proposition alors que nous leur donnions tous les outils nécessaires pour répondre aux préoccupations des citoyens d'Anjou. Conséquemment, j'accepte leur démission», a affirmé M. Tremblay.
La démission de M. Miranda fait fondre de deux à un conseiller la mince majorité de l'UCIM au conseil municipal. D'autres conseillers des anciennes villes de banlieue devraient annoncer leurs couleurs au cours des prochains jours, dont Edward Janiszewski et Howard Zingboin, de l'arrondissement de Dollard-des-Ormeaux-Roxboro, ainsi que John Meaney, de Kirkland. Il y a cependant un espoir à l'horizon pour le maire Tremblay: les pourparlers vont bon train en vue du ralliement à l'UCIM du conseiller indépendant Luc Larivée, anciennement de Vision Montréal.
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