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    Série de perquisitions à Saint-Constant

    L'UPAC a investi la mairie et des résidences, dont celle du maire Gilles Pepin

    Moins de 24 heures après avoir tourné en dérision les attaques d'une «opposition malsaine», le maire de Saint-Constant, Gilles Pepin, a été la cible hier d'une perquisition de l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

    «Je ne m'attendais pas à ce qu'ils viennent comme ça ce matin», a-t-il lâché à des journalistes agglutinés devant son domicile, ajoutant ne pas être le moindrement «inquiet» de l'issu de leur enquête.

    Les enquêteurs de l'UPAC ont fouillé sa résidence, ainsi que celle de son fils, Danny Pepin, en plus de l'hôtel de ville, l'édifice abritant les Services techniques et son commerce, Évalu-Pro. La Ville n'a pas été en mesure de préciser l'objet de ces vérifications faites par l'UPAC. L'UPAC a également effectué des perquisitions à l'entreprise Constructions De Castel, dont le siège social se trouve à Châteauguay.

    «Enfin! Enfin!», s'exclamait François Corriveau, membre du comité de vigilance Saint-Constant, à l'arrivée des voitures de patrouille de la Sûreté du Québec dans le stationnement de l'hôtel de ville de Saint-Constant. «C'était le temps qu'au Québec, il y ait des gens quelque part qui mettent leurs culottes et qui perquisitionnent chez des gens qui sont soupçonnés de collusion ou d'autres choses», s'est réjoui ce membre du regroupement citoyen dénonçant des actes prétendument frauduleux du maire Pepin.

    «Je suis bien content qu'ils viennent ici. Une fois pour toutes, ils vont arrêter de nous écoeurer avec cela», a pour sa part affirmé Gilles Pepin, lors d'une des nombreuses entrevues qu'il a accordées tout au long de la journée.

    Le maire soutient n'avoir rien à se reprocher et d'être victime d'une vaste campagne de dénigrement menée par des opposants politiques.

    Les vérificateurs du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT) ont conclu dans un rapport dévoilé mardi que son administration a «généralement respecté les dispositions législatives [et] réglementaires», répétait M. Pepin sur tous les tons hier. «[Les enquêteurs] n'ont rien trouvé, et eux autres ne trouveront rien à Saint-Constant. Ça, c'est clair!»

    «Si l'UPAC décide d'effectuer une descente d'une telle envergure aujourd'hui, c'est parce qu'ils ont des motifs sérieux», a indiqué le chef de l'opposition à l'Hôtel de Ville de Saint-Constant, Yves-André Ferland, à Radio-Canada.

    En 2007, la Cour supérieure avait annulé l'élection de l'équipe Pepin puisque sa formation politique avait dépensé près d'une fois et demie la somme autorisée par le Directeur général des élections du Québec (DGEQ). En 2008 et 2009, il avait fait l'objet d'enquêtes qui se sont soldées par la délivrance de constats d'infraction qu'il conteste actuellement devant les tribunaux.

    À Québec, le Parti québécois a fait part de ses doutes sur la validité des vérifications faites par le MAMROT. «Qu'est-ce que l'UQPAC a vu ou voit à Saint-Constant ce que le ministère des Affaires municipales, après près d'un an d'enquête, n'a pas été en mesure de voir?» s'interrogeait le porte-parole de l'opposition officielle en matière d'affaires municipales, Stéphane Bergeron. «Fouiller la maison du maire [...] n'est pas la job des vérificateurs du ministère [mais plutôt celle de l'UPAC]», a rétorqué le ministre Laurent Lessard.
     
     
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