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Sur Internet, des particuliers proposent de sous-louer leur espace - illégalement - pour garer votre voiture

18 février 2012 | Isabelle Porter | Villes et régions
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Québec — Dans les centres-villes, des résidants profitent parfois du manque de stationnements pour sous-louer le leur. Et grâce à Internet, les clients sont de moins en moins difficiles à trouver...

«Je cherche un stationnement près de Brown et Grande Allée Ouest. Disponible entre 7h15 et 16h45», peut-on lire sur le site de petites annonces Kijiji de la ville de Québec. Plus loin, un étudiant offre 150 $ pour louer un espace près du cégep Garneau.

D'autres proposent de louer des cases près de l'aéroport. Mais c'est au centre-ville que les cases sont les plus courues. Les gens sont souvent prêts à débourser 50 $ par mois, voire 100 $ pour une case.

«Les gens veulent juste payer moins cher que ce qu'ils payent dans les stationnements souterrains à proximité de leur bureau», note le président de Vivre en Ville, Alexandre Turgeon.

Le hic, c'est que c'est illégal. À Québec, par exemple, les particuliers qui sous-louent leur espace s'exposent à des amendes de 434 $ pour une première offense et 866 $ en cas de récidive.

Mais la Ville ne sévit que lorsqu'elle est saisie de plaintes. «On intervient sur requête», explique la porte-parole Marie-Christine Magnan.

Ailleurs, les amen-des sont encore plus salées. À Calgary, on parle d'amendes de 1500 $ à 3000 $ selon ce que rapportait récemment le Calgary Herald. Un responsable de la Ville interviewé en janvier décrivait le phénomène comme une nuisance. «On ne laissera pas la demande en stationnements se déplacer dans le quartier parce que quelqu'un essaie de faire de l'argent en entraînant des conséquences sur ses voisins.»

Le phénomène semble assez répandu en Amérique du Nord. Récemment, le Calgary Herald et le New York Times en ont tous les deux fait état à cause de la percée sur le continent du site Web anglais Parkatmyhouse.com.

Décrite par le Times comme une «agence de rencontre entre conducteurs et espaces de stationnement», l'entreprise prétend détenir un inventaire de 40 000 cases au Royaume-Uni et 150 000 mem-bres inscrits.

«Aujourd'hui plus que jamais, des millions de propriétaires aimeraient obtenir un revenu d'appoint imprévu», peut-on lire sur le site qui retire une commission de 15 % sur les transactions.

«Les propriétaires ne sont pas les seuls à pouvoir bénéficier de Parkatmyhouse. Nous louons des cases à quiconque a un espace à remplir, des stationnements de centres commerciaux en passant par ceux des églises et des synagogues.»

Sur la page d'accueil, le visiteur est invité à taper son code postal en retour d'une estimation de la valeur potentielle de son espace de stationnement. Pour une case située au centre-ville de Québec, l'auteure de ces lignes s'est fait promettre 1500 $ en revenus annuels (125 $ par mois), mais on lui en promettait autant... pour une case en montagne près de Stoneham.

Interrogée sur le phénomène de la location via Internet, la porte-parole de la Ville de Québec a fait valoir que les moyens de la Ville étaient limités pour agir. «C'est très difficile pour nous de vérifier ce que font les particuliers.»
 
 
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