La grève des cols bleus est évitée à Toronto
L'entente pourrait être lourde de conséquences pour les autres syndicats
Toronto — Les onze heures de négociations qu'il aura fallu pour parvenir à un accord de principe entre la Ville de Toronto et le syndicat des cols bleus donnent le ton pour les prochaines discussions sur les futurs contrats de travail, ont prévenu des experts, hier.
L'entente a été annoncée tôt hier matin, à l'issue d'intenses négociations qui se sont étirées bien au-delà du délai de départ, fixé à minuit par les négociateurs.
L'accord de principe permet ainsi d'éviter un arrêt de travail qui aurait touché quelque 6000 éboueurs, chauffeurs de chasse-neige, agents de contrôle des animaux de même que d'autres employés municipaux travaillant à l'extérieur.
Les détails de l'entente n'ont pas encore été dévoilés, mais le président de l'unité 416 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Mark Ferguson, a mentionné que d'importantes concessions avaient été faites.
Chose certaine, cet accord de principe influencera grandement le sort réservé aux autres syndicats, notamment celui des 23 000 cols blancs, qui sont en train de négocier le renouvellement de leur contrat, a averti le codirecteur du Centre de recherches sur les relations de travail à l'Université Ryerson de Toronto, Maurice Mazerolle. Il a ajouté que le ton avait été donné pour les autres syndicats.
Les stratégies de négociations adoptées par l'équipe de la Ville de Toronto témoignent d'un changement plus large dans les relations de travail, selon un autre expert du marché du travail à l'Université Ryerson, Bryan Evans. «Le principal message qui en émerge, c'est que les relations de travail et les négociations dans la fonction publique vont prendre une tournure beaucoup plus agressive», a-t-il avancé.
Le maire Ford jubile
La Ville de Toronto avait déjà menacé d'imposer les détails de sa dernière offre de contrat de travail si aucun accord n'était conclu d'ici minuit, hier. Le délai a toutefois été repoussé à deux reprises et les négociations se sont poursuivies jusqu'à l'aube.
La proposition de la Ville incluait une hausse salariale forfaitaire pour chaque année de cette offre de quatre ans et apportait des changements à des clauses litigieuses touchant la sécurité d'emploi ainsi qu'aux horaires.
Le syndicat avait quant à lui offert un gel de salaire pendant trois ans pour parvenir à un accord. «Dès le départ, nos responsabilités étaient claires. Nous devions négocier un accord et préserver notre capacité à fournir des services de haut niveau à la communauté», a souligné M. Ferguson.
Le maire de Toronto, Rob Ford, a affirmé qu'il était «très content» de la proposition d'accord, mais a refusé de la qualifier de victoire pour la ville. «C'est un grand jour, c'est un jour absolument fantastique pour les contribuables de cette merveilleuse ville», a-t-il soutenu devant les journalistes hier matin.
L'entente a été annoncée tôt hier matin, à l'issue d'intenses négociations qui se sont étirées bien au-delà du délai de départ, fixé à minuit par les négociateurs.
L'accord de principe permet ainsi d'éviter un arrêt de travail qui aurait touché quelque 6000 éboueurs, chauffeurs de chasse-neige, agents de contrôle des animaux de même que d'autres employés municipaux travaillant à l'extérieur.
Les détails de l'entente n'ont pas encore été dévoilés, mais le président de l'unité 416 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Mark Ferguson, a mentionné que d'importantes concessions avaient été faites.
Chose certaine, cet accord de principe influencera grandement le sort réservé aux autres syndicats, notamment celui des 23 000 cols blancs, qui sont en train de négocier le renouvellement de leur contrat, a averti le codirecteur du Centre de recherches sur les relations de travail à l'Université Ryerson de Toronto, Maurice Mazerolle. Il a ajouté que le ton avait été donné pour les autres syndicats.
Les stratégies de négociations adoptées par l'équipe de la Ville de Toronto témoignent d'un changement plus large dans les relations de travail, selon un autre expert du marché du travail à l'Université Ryerson, Bryan Evans. «Le principal message qui en émerge, c'est que les relations de travail et les négociations dans la fonction publique vont prendre une tournure beaucoup plus agressive», a-t-il avancé.
Le maire Ford jubile
La Ville de Toronto avait déjà menacé d'imposer les détails de sa dernière offre de contrat de travail si aucun accord n'était conclu d'ici minuit, hier. Le délai a toutefois été repoussé à deux reprises et les négociations se sont poursuivies jusqu'à l'aube.
La proposition de la Ville incluait une hausse salariale forfaitaire pour chaque année de cette offre de quatre ans et apportait des changements à des clauses litigieuses touchant la sécurité d'emploi ainsi qu'aux horaires.
Le syndicat avait quant à lui offert un gel de salaire pendant trois ans pour parvenir à un accord. «Dès le départ, nos responsabilités étaient claires. Nous devions négocier un accord et préserver notre capacité à fournir des services de haut niveau à la communauté», a souligné M. Ferguson.
Le maire de Toronto, Rob Ford, a affirmé qu'il était «très content» de la proposition d'accord, mais a refusé de la qualifier de victoire pour la ville. «C'est un grand jour, c'est un jour absolument fantastique pour les contribuables de cette merveilleuse ville», a-t-il soutenu devant les journalistes hier matin.








