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Aménagement urbain - Le citoyen hors jeu

Josée Boileau   30 décembre 2011  Villes et régions
Alors qu'on ne sait plus quoi inventer pour faire de la politique autrement et inciter les citoyens à s'investir dans leur milieu, voici qu'un projet de loi entend les priver du droit de se prononcer sur certains projets d'aménagement. Nouvelle manière de faire fi de la collectivité...

Le concept de «zones franches» n'est pas de ceux qui excitent les foules. On est dans la technicalité, l'article noyé dans un projet de loi qui en contient 547 répartis sur 150 pages. Il a néanmoins suscité tout un débat lors des 10 jours de commission parlementaire consacrés à l'étude de l'avant-projet de loi sur l'aménagement durable du territoire et l'urbanisme.

Pourquoi donc au juste le gouvernement prévoyait-il qu'une municipalité pourrait créer des zones franches échappant au mécanisme référendaire? Pour permettre à des villes assoiffées d'argent de densifier à leur guise leur territoire et aller chercher plus d'impôts fonciers? Pour mettre un frein au réflexe du «pas dans ma cour», dont on dit qu'il paralyse le Québec aujourd'hui? Pour favoriser des promoteurs immobiliers, d'éoliennes, de gaz de schiste? Pour toutes ces raisons?

Plusieurs intervenants ont vivement critiqué la mise en place de telles zones, d'autres ne savaient trop comment l'interpréter, mais il y avait un consensus: l'avant-projet de loi avait une vision beaucoup trop large de la «zone franche», espèce de «bar ouvert» où la participation citoyenne disparaît au gré des desiderata des conseils municipaux, eux-mêmes susceptibles d'être soumis à on ne sait trop quel lobby.

En toute logique, le ministre des Affaires municipales Laurent Lessard aurait dû tenir compte de ces commentaires pour préparer ensuite son projet de loi. Il aurait pu, par exemple, assujettir le recours aux zones franches à des critères de respect de l'environnement, du patrimoine ou des populations, comme l'indique aujourd'hui au Devoir l'urbaniste Marie-Odile Trépanier.

Mais il n'a rien fait. Déposé début décembre, le projet de loi 47 prévoit toujours, à son article 82, des zones franches exemptes de balises. Et cela, en soi, témoigne que les méfiants ont raison de se méfier.

Lors de son passage en commission parlementaire, le représentant du Barreau du Québec, Me Pierre Delisle, avait bien expliqué qu'au Québec, en matière d'aménagement, on a recours à deux philosophies qui, fondamentalement, s'opposent. Celle, d'origine étatsunienne, du pouvoir de veto du contribuable qui s'exprime à travers le référendum et celle, d'origine européenne, de la planification étatique.

Les deux méthodes, dans l'absolu, ont leurs avantages et leurs inconvénients. Mais dans les faits, au Québec, force est de constater la multiplication des dérives quand les élus se réservent l'aménagement du territoire. On ne veut pas faire beau, protéger, préserver: on veut que ça rapporte! Le souci de la qualité de vie, ce sont les citoyens qui l'ont. Les écarter soudainement de futurs projets d'aménagement, alors que les référendums à cet égard existent au Québec depuis 1979, n'a rien de rassurant.

Le Barreau, prudent devant ces nouvelles zones franches, proposait une solution mitoyenne: l'invention d'un organisme, quelque chose comme un BAPE de l'urbanisme, où les citoyens pourraient au moins être entendus. C'est là une avenue à explorer. Mais mieux encore, il faudrait d'abord nous démontrer qu'il y a eu abus de référendums ou de projets bloqués à cause de ceux-ci. Si tel est le cas, ce dont nous doutons, il sera alors impératif de compenser et d'encadrer ce curieux recul. En tout état de cause, l'article 82 sera à corriger.
 
 
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  • Andre Querry - Abonné
    30 décembre 2011 06 h 35
    Deux fois non pour le centre-ville de Montréal
    La création des zones franches d’approbation référendaire amène un recul pour les droits des citoyens du Québec, et il est complètement inacceptable pour les résidents de l’arrondissement Ville-Marie qui se retrouveront sans aucun recours possible pour contester les décisions de leur conseil d’arrondissement.

    La Ville de Montréal a déjà fait savoir qu’elle voulait faire du centre-ville de Montréal une zone franche d’approbation référendaire. Ainsi, non seulement les citoyens de l’arrondissement de Ville-Marie ne peuvent plus élire la majorité des membres de leur conseil, mais avec l’adoption de cette zone franche d’approbation référendaire, les 2/3 des citoyens de Ville-Marie perdraient aussi le droit de contester les projets d’urbanisme déposé dans cette zone.

    Son conseil est maintenant composé de trois membres élus par les électeurs et les électrices de l’arrondissement, du maire de Montréal, qui détient un vote prépondérant, et de deux membres nommés par le maire de Montréal parmi les conseillers de la Ville de Montréal. C’est donc dire que peu importe le choix électoral des résidents de l’arrondissement, ils n’auront jamais la majorité au conseil. Par conséquent, les habitants du centre-ville de la métropole du Québec se retrouvent sous la tutelle du maire de Montréal.

    La Ville de Montréal possède déjà, en vertu de l’article 89 de sa charte, les moyens pour soustraire du processus référendaire les équipements collectifs ou institutionnels, l'habitation destinée à des personnes ayant besoin d'aide, de protection, de soins ou d'hébergement, notamment dans le cadre d'un programme de logement social mis en œuvre en vertu de la Loi sur la Société d'habitation du Québec, un bien culturel reconnu ou classé ou à un monument historique cité conformément à la Loi sur les biens culturels.

    Le gouvernement du Québec ne doit pas restreindre le droit à l’ouverture d’un registre réf
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  • Jean-Pierre Marcoux - Inscrit
    30 décembre 2011 08 h 18
    À bas les zones franches!
    Dans le contexte socio-politique de l'année qui achève, l'idée des zones franches apparaît comme une ouverture de plus à la magouille.

    Soustraire des portions de territoire au processus démocratique est irrecevable et hautement contestable, par tous les moyens s'il le faut.
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  • France Marcotte - Abonnée
    30 décembre 2011 09 h 09
    Fantoche ou pas fantoche?
    Les comportements des élus que vous anticipez, trouvent difficilement leur place, comme tant d'autres, dans la définition du mot démocratie, régime politique dans lequel nous sommes encore sensés vivre.

    À démocratie, mon dictionnaire dit: Régime politique dans lequel le peuple exerce sa souveraineté lui-même, sans l'intermédiaire d'un organe représentatif (démocratie directe) ou par représentants interposés (démocratie représentative).

    Aux dernières nouvelles, ce pays était dans le deuxième cas.

    Au lieu de recenser jour après jour tous les exemples où le citoyen est floué, ne vaudrait-il pas mieux se demander une bonne fois s'il est toujours exact que nous vivions en démocratie et se rendre à l'évidence en mesurant la gravité de la situation: la démocratie a été usurpée, le gouvernent est fantoche.

    Ainsi, au lieu de se désoler au cas par cas, on ferait comme tous les peuples qui savent à quoi s'en tenir: on s'indignerait.
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  • Chantal_Mino - Abonnée
    30 décembre 2011 09 h 12
    C'est juste un autre truc malhonnête d'une majorité d'élus qui veulent se protéger par une loi! Une suite du projet 204 adopté par une majorité d'élus. Vous voulez savoir à quel genre d'élus vous avez affaire?
    Que ce soit le PLQ,le PQ,tout conseil municipal avec ses conseils d'arrondissement ou tout membre exécutif syndical,vous n'avez qu'à regarder leur façon de faire?

    La transparence,l'information complète et la consultation=considération,intégrité,honnêteté et bien commun

    Malheureusement,depuis plus de 30 ans déjà,le PQ,le PLQ,la ville de Montréal,le SCFP(Syndicat canadien de la fonction publique) qui devrait représenter tous les employés de Montréal (cols bleus et cols blancs,femmes y comprises) et d'autres syndicats et employeurs publics qui suivent l'exemple de nos dirigeants politiques qui n'ont plus aucun sens moral,mais manipulent les faits,lois et règlements pour se protéger dans leurs magouille,leur truc est d'informer le moins possible les citoyens et les membres concernés,et s'ils y sont obligés,et bien,ils le font souvent limité et en catimini juste avant les fêtes de Noël et pendant les vacances d'été (c'est un vieux truc des vieux routiers en politique pour mieux «...» les citoyens et avantager leurs tits copains et eux-mêmes par un retour d'ascenseur éventuel sans que cela ne paraisse trop et qu'il y ait contestation de plusieurs personnes.Cela permet de dire aux contestataires qu'ils sont des cas isolés et problématiques,car la majorité silencieuse et non informée est d'accord) à la dernière minute s.v.p. (ce qui peut être par un dépôt de projet de loi ou règlement et/ou en fournissant peut-être la veille ou lors d'un rassemblement ou d'un conseil un document de plus 50 pages en montant pour voter sur le contenu de ce document,comme ce fût le cas pour Labeaume en ce qui a trait à l'entente avec P.K.P.;pour un vote d'un régime de retraite à la baisse;etc.)

    Il devrait y avoir des lois pour interdire de telles pratique,car ceci est anti-démocratique,profiteur et carrément malhonnête envers l'ensemble de nos élus,des citoyens québécois et des employés syndiqués de certains syndicats.
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  • Charles F. Labrecque - Abonné
    30 décembre 2011 09 h 32
    Intérêts
    Cette fois vous allez un peut trop fort, vous déplorez que les ville souhaitent développer leurs villes dans un seul but de récolter des revenus. Ne trouvez-vous pas que c'est tout à fait logique quand on connait la situation financière des villes du Québec. De plus considérant que bon nombre de contestataires qui s'opposent à presque tout les développements municipaux ont des intérêts à défendre. Tel les lobbyistes qui se pointent pour promouvoir un projet auprès des politiciens je crois que les opposants devraient avoir les mêmes droits et responsabilités que sont ceux exigés c'est à dire l'obligation de s'enregistrer et faire une déclaration d'intérêts sur le dit projet. Je suis persuadé que cette obligation viendrait changer la donne. Je donnais en commentaire le projet du mont Orford où les contestataires si ils avaient eu cette obligation peut-être qu'aujourd'hui quelques propriétaires terriens voisin de la montagne seraient gênés d'avoir détruit le centre de ski pour avoir sauvés quelques grenouilles.
    Il est vrai que tout les développements proposés sont fait dans le but d'aller chercher des revenus supplémentaires qui sont nécessaires pour le maintien d'une activité comme celle du centre de ski. Or nous savons tous que ce centre est en état de survie précaire présentement et 500 emplois en dépend.
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  • sco100 - Abonné
    30 décembre 2011 13 h 56
    Les dérives de la dictature citoyenne
    Considérant que les mécanismes de participation citoyenne favorisent essentiellement des groupes organisés d'activistes au détriment du citoyen ordinaire, je crois qu'il est sage de permettre la mise en place de mesures de suspension de l'opposition systématique de ces groupuscules dédiés à une cause ou une autre, sans égard au long terme ou à la volonté de la majorité.

    Il appartient aux élus de décider. Laisser trop de pouvoir aux "citoyens" entre les scrutins, c'est inviter l'opposition de groupes minoritaires et le chantage d'activistes qui s'improvisent porte-parole populaires et s'emparent du crachoir pour faire passer leurs lubies pour le bien commun. La démocratie représentative ne peut être vraiment efficace si elle est constamment torpillée par une pseudo-démocratie participative prise en otage par les groupes d'intérêt.

    Habitant le Plateau Mont-Royal, je suis aux premières loges des dérives de cette dictature citoyenne, dont le principal objectif n'est pas de représenter les intérêts du plus grand nombre mais bien plutôt d'apprendre à la majorité comment embrasser les vues non négociables d'une minorité bien-pensante qui se croit l'incarnation incontestable de la vertu.
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  • eric turenne - Abonné
    30 décembre 2011 14 h 00
    Permis
    De magouilles,ni plus ni moins.
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  • France Marcotte - Abonnée
    30 décembre 2011 14 h 34
    En effet
    Je crois que sco100 a raison. Si la démocratie représentative est malade pour cause de corruption ou d'usurpation de pouvoir, ce n'est certainement pas en laissant une petite dictature citoyenne profitant à ceux qui crient le plus fort pour leurs intérêts particuliers s'instaurer qu'on résout le problème en profondeur.
    Il faut que la démocratie représentative retrouve tout son sens et pour tous les citoyens.
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  • Jean Tremble - Inscrit
    30 décembre 2011 17 h 08
    @France Marcotte
    << (...) Il faut que la démocratie représentative retrouve tout son sens et pour tous les citoyens... >>

    Pour la retrouver, encore faut-il qu'elle l'ait déjà eue, parce que jusqu'à maintenant la démocratie représentative ne représente de fait que des intérêts particuliers.
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  • sco100 - Abonné
    30 décembre 2011 17 h 29
    Démocratie représentative
    @Jean Tremble

    C'est le lâcher-prise d'une partie de la population, illustré clairement par le taux de participation en chute aux dernières élections, surtout, qui semble discréditer le système, ou à tout le moins l'axe idéologique "sécession-statu quo" dans lequel le système s'est enlisé. Détourner cette désaffection pour la maquiller idéologiquement et en profiter n'est pas constructif sur le plan démocratique.

    Qu'avez-vous au juste à reprocher à la démocratie représentative? Le déséquilibre représentatif québécois a permis au fil des ans l'élection de tout plein de députés péquistes qui n'auraient jamais dû être élus si la carte électorale avait connu un découpage équitable et indexé.
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  • Jean Tremble - Inscrit
    30 décembre 2011 20 h 21
    @sco100
    << Le déséquilibre représentatif québécois a permis au fil des ans l'élection de tout plein de députés péquistes qui n'auraient jamais dû être élus si la carte électorale avait connu un découpage équitable et indexé.>>

    Peut-être... Mais même élus de cette façon, ces députés-là m'ont superbement fait perdre mon temps en matière de souveraineté.
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  • DDT - Inscrit
    31 décembre 2011 09 h 17
    Les méfiants ont raison de se méfier
    Tous ceux qui protestent passent des empêcheurs de tourner en rond, des aigris, des coupeurs de cheveux en quatre. Ce que, sans doute, ils sont. Mais les libertés sont toujours grignotées sournoisement avant d'être spectaculairement détruites et les « râleurs » sont souvent ceux qui sont sensibles les premiers à ce danger. (Norbert Bensaïd, La lumière médicale) « Les méfiants ont raison de se méfier » (Mme Boileau)

    Cet article 82 du Projet de loi no 47 sur l’aménagement durable du territoire et l’urbanisme est un bel exemple de destruction du pouvoir citoyen qui avait pour fonction, entre autres, d’empêcher toute forme de magouille visant à soustraire une partie du territoire à un développement harmonieux et respectueux de ces libertés démocratiques qui assurent la paix sociale, la préservation du patrimoine et l’intégrité physique et psychologique des citoyens.

    Avec cette nouvelle perle machiavélique de l’article 82, l’entrée par la porte d’en arrière de l’invasion barbare du gaz de schiste et la propagande sexée du Plan Nord nous font une belle jambe : bar ouvert au Sud en faveur d’une eau pétillante et d’un développement sauvage ; pillage au Nord du congélateur des richesses naturelles.

    Sans risque de se tromper, on peut dire que jamais dans l’histoire récente du Québec une classe politique n’a travaillé avec autant d’acharnement à la destruction du pouvoir démocratique et des libertés civiles. Un tel gâchis a été en partie rendu possible grâce à la défection d’un électorat qui boude les urnes, permettant ainsi au Parti Libéral de gouverner avec l’approbation de moins de 25% des électeurs inscrits.
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  • André Loiseau - Abonné
    31 décembre 2011 12 h 56
    Diktat
    La "dictature" progresse partout. Ce sera pour quand, la démocratie?
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  • sco100 - Abonné
    31 décembre 2011 13 h 32
    Qu'y a-t-il de démocratique à représenter les gens contre leur gré?
    @DDT
    Il me semble s'agir d'une mesure d'exception destinée à permettre
    aux grands projets d'avancer sans que des groupuscules mettent du bois dans les roues des autorités ou des promoteurs à chaque étape. Le Québec ne devient pas pour autant une grande zone franche du jour au lendemain.

    Quand je vois des groupes de défense de ci ou de ça brandir des pétitions comme si c'était démocratique (si encore on offrait aux signataires potentiels le choix de deux pétitions, l'une d'appui et l'autre de rejet, on pourrait presque parler d'embryon de plébiscite, mais ce n'est jamais le cas), je ne peux m'empêcher de penser que je n'ai jamais élu ces groupes de pression qui prétendent néanmoins parler en mon nom et défendre mes intérêts. Ce sont mes libertés civiles que ces usurpateurs érodent, supposément pour les défendre.
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  • Chantal_Mino - Abonnée
    31 décembre 2011 18 h 02
    À sco100 et à ceux qui ont les mêmes intérêts que lui
    Vous dites:
    «... je ne peux m'empêcher de penser que je n'ai jamais élu ces groupes de pression qui prétendent néanmoins parler en mon nom et défendre mes intérêts ...»

    Chacun ses intérêts, mais quand une personne reproche à d'autres de prendre du temps et de l'énergie pour défendre le bien commun à long terme, ce qui signifie l'ensemble des citoyens et non un groupuscule de citoyens bien nantis, opportunistes, dont toutes les valeurs sont basées $$$$, qui ne pense qu'à $$$$ dans leurs poches et qui ont des bons contacts parmi les élus, qu'importe les conséquences négatives pour les citoyens directement concernés à long terme, dont les autres générations, je ne peux m'empêcher de penser que vous pouvez bien garder votre nom incognito. Je devine à l'avance ce que vous pensez de l'enrichissement personnel et des méthodes pour y parvenir.

    Vraiment, nous sommes à deux mondes diamétralement opposés, et cela me rassure de savoir qu'une majorité de québécois, quoique désinformée, désabusée et démunie, soit aussi altruiste que je puisse l'être. Vous êtes peut-être une majorité à s'être mis au pouvoir grâce à divers contacts et l'aide des médias, mais vous ne représentez tot de même qu'à peine le 1% de la population. Nous sommes majoritaires (peut-être pas bien informés, à savoir quoi faire et à agir, mais à vouloir le bien commun), et que vous le vouliez ou non, nous ne nous laisserons plus faire pour qu'une minorité s'enrichisse au détriment de la majorité.

    Je vous souhaite une année 2012 remplie de la plus belle richesse en ce monde que vous pourrez emmener n’importe où et même au-delà de votre mort ... l’ Amour ... et la sagesse de le voir et d’en profiter pleinement à chaque jour.
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  • Jc Leblond - Inscrit
    31 décembre 2011 20 h 30
    "Les dérives de la dictature citoyenne" ???
    Dans le contexte actuel de trafic d'influence au plus haut niveau et de corruption généralisée, il est très difficile pour le simple citoyen que je suis de s'imaginer que l'objectif de cette loi soit le bien commun de "tous les Québécois", tel que le suggèrent certains des commentaires ici haut. De plus, les auteurs de ces mêmes commentaires font un amalgame malhonnête entre des groupes de citoyens tentant de se protéger contre l'abus de la corruption et les agents de cette corruption. En effet, selon ce qu'ils disent, la menace pour la démocratie viendrait d'un groupe de citoyens s'opposant à l'exploitation des gaz de schiste plutôt que du trafic d'influence évident qui a dicté la politique du gouvernement en ce qui a trait au développement de cette ressource.

    Soyez sans crainte, sco100 et Mme Marcotte, ce que nous observons au quotidien des décisions que prennent nos élus ne fait que confirmer que la dictature citoyenne n'a déjà aucun pouvoir face à la vulgarité des promoteurs immobiliers et à l'influence de la mafia financière.

    L'objectif de cette loi n'est pas de protéger les intérêts du Québec contre une poignée d'"écologisss" criards, mais bien de permettre aux municipalités de servir les intérêts de la mafia de la promotion immobilière sans avoir à répondre à l'indignation populaire.
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  •  
  • Jc Leblond - Inscrit
    1 janvier 2012 12 h 17
    "dictature citoyenne"?? J'en rêve.
    Dans le contexte actuel de trafic d'influence au plus haut niveau et de corruption généralisée, il est très difficile pour le simple citoyen que je suis de s'imaginer que l'objectif de cette loi soit le bien commun de "tous les Québécois", tel que le suggèrent certains des commentaires ici haut. De plus, les auteurs de ces mêmes commentaires font un amalgame malhonnête entre des groupes de citoyens tentant de se protéger contre l'abus de la corruption et les agents de cette corruption. En effet, selon ce qu'ils disent, la menace pour la démocratie viendrait d'un groupe de citoyens s'opposant à l'exploitation des gaz de schiste plutôt que du trafic d'influence évident qui a dicté la politique du gouvernement en ce qui a trait au développement de cette ressource.

    Soyez sans crainte, ce que nous observons au quotidien des décisions que prennent nos élus ne fait que confirmer que la dictature citoyenne n'a déjà aucun pouvoir face à la vulgarité des promoteurs immobiliers et à l'influence de la mafia financière.

    L'objectif de cette loi n'est pas de protéger les intérêts du Québec contre une poignée d'"écologisss" criards, mais bien de permettre aux municipalités de servir les intérêts de la mafia de la promotion immobilière sans avoir à répondre à l'indignation populaire.
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  • Polo09 - Inscrit
    2 janvier 2012 14 h 16
    Le citoyen qui dérange
    Quand les politiciens trouvent que les citoyens dérangent ils passent ce genre de loi. Exit les citoyens, exit la démocratie vive la magouille. Que reste-t-il aux citoyens .... se la ferner et payer.
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  • Indigne - Inscrite
    3 janvier 2012 11 h 49
    Érosion démocratique
    Avec ce projet de loi 47 sur les « zones franches » (il n’y a de franc dans tout cela que le mot) Québec se prépare à tirer à boulets de canon sur des mouches ! Il n’y a déjà plus beaucoup de processus et d’espaces démocratiques pour les simples citoyens et voilà que l’on souhaite encore saper davantage les bases de notre régime politique. Nous devrions pourtant chérir, peaufiner, mettre en œuvre et encore mieux nos valeurs et traditions démocratiques toujours à parfaire. À nos frais, nos élus et fonctionnaires de tout acabit, développent de beaux documents qui parlent de démocratie, de développement durable et de projets créés en concertation entre les municipalités, les gens des quartiers avoisinants et les promoteurs et voilà qu’en réalité, à la moindre occasion « lucrative », tout cela est jeté à la poubelle. Regardez, par exemple, ce qui se passe dans la 4e ville du Québec, j’ai nommé Gatineau, et vous y verrez des aspects peu reluisants du développement : http://www.youtube.com/watch?v=cmxQI3s0tJY
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  • Indigne - Inscrite
    3 janvier 2012 12 h 24
    Il faut s'organiser
    Pour tout citoyen ou groupe de citoyens ayant à coeur l'aménagement intelligent du territoire en conformité avec nos lois environnementales, patrimoniales, et autres, allez consulter le site : http://www.collectifaylmer.ca/ Ce site vise à fournir des infos aux groupes qui défendent des causes citoyennes. L’information est la pierre d’assise de la démocratie; aucun résidant ne peut être un citoyen responsable s’il n’a pas accès aux informations de première importance. C’est l’utilité première de ce site: permettre le partage d'informations, de préoccupations afin de contrer les situations d’ignorance et d’impuissance dans lesquelles, trop souvent, les municipalités nous maintiennent.
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