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Villes: tollé contre la création de zones franches

Des citoyens rejettent l'idée de mettre certains projets à l'abri des référendums

Lisa-Marie Gervais   29 décembre 2011  Villes et régions
Dans sa forme actuelle, le projet de loi 47 donnerait aux villes un nouvel outil, les «zones franches», qui leur permettrait de contourner le processus référendaire pour faire adopter un changement de zonage.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Dans sa forme actuelle, le projet de loi 47 donnerait aux villes un nouvel outil, les «zones franches», qui leur permettrait de contourner le processus référendaire pour faire adopter un changement de zonage.
Le dépôt en catimini du projet de loi 47 a ravivé les inquiétudes des citoyens qui craignent de perdre le pouvoir de s'exprimer par voie de référendum sur des projets touchant leur municipalité. Dans sa forme actuelle, le projet de loi sur l'aménagement durable du territoire et de l'urbanisme donnerait aux villes un nouvel outil, les «zones franches», qui leur permettrait de contourner le processus référendaire pour faire adopter un changement de zonage.

Proposant la refonte d'une loi vieille de 30 ans, ce projet de loi a fait l'objet d'une consultation au préalable plus tôt cette année, au cours de laquelle plusieurs témoignages et mémoires ont été reçus, notamment concernant l'article 82 portant sur les «zones franches d'approbation référendaire». Mais peu avant les Fêtes, le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, l'a déposé in extremis avant la fin de la session, respectant ainsi son engagement, a précisé son cabinet.

À Montréal, le Rassemblement pour la sauvegarde du 1420 boulevard Mont-Royal (l'ancien couvent Mont-Jésus-Marie) craint que l'adoption du projet de loi tel quel n'ouvre la porte à un scénario semblable à celui du parc du Mont-Orford, qui a failli être privatisé. Car la nouvelle loi pourrait faire fi de l'exception montréalaise (article 89.1 de la Charte) qui prévoit que doit faire l'objet d'un référendum «un bien culturel reconnu ou classé dont le site envisagé est situé dans un arrondissement historique ou naturel».

«Je veux bien mettre de l'eau dans mon vin et reconnaître que dans certains cas, il est bon d'avoir des zones franches. Mais quand ça s'en va sans aucune limite ni balise et que ça touche même les lieux patrimoniaux comme le mont Royal, c'est autre chose», a soutenu Michel Seymour, professeur de philosophie de l'Université de Montréal et membre du Rassemblement, en lançant un appel à la mobilisation.

Il s'étonne que le ministre Lessard aille de l'avant avec un tel projet de loi. «À l'issue de la commission parlementaire, on m'avait dit que j'avais l'oreille du ministre. Mais j'ai su par la suite qu'il n'avait pas encore tranché parce que le maire Labeaume avait fait des pressions pour avoir des zones franches. C'est bien sûr, l'arrondissement de Québec est traversé de zones historiques. Il ne veut pas toujours être en train de faire des référendums», a-t-il souligné.

À la fois «utile» et «dangereux»

Patricia Lefèvre, du Groupe de réflexion et d'action sur le paysage et le patrimoine (GRAPP), parle de l'éventuelle adoption du projet de loi 47, plus particulièrement de l'article 82, comme d'une chose «épouvantable». En commission parlementaire, la résidante de Sutton a défendu le caractère essentiel de la consultation. «Nous, on s'était servis du pouvoir du référendum pour bloquer l'adoption de règlements et on a réussi à avoir ce qu'on voulait», a-t-elle indiqué, en dénonçant le flou du libellé du concept de zone franche.

Selon Raphaël Fischler, directeur de l'École d'urbanisme de l'Université McGill, l'article 82 peut s'avérer à la fois utile et dangereux. «Utile dans certains cas où une réaction de "pas dans ma cour" pourrait empêcher une intervention nécessaire. Mais il n'en reste pas moins que ce nouveau pouvoir peut, comme tout pouvoir, être utilisé de manière néfaste», a-t-il noté.

Aux yeux de Louise Harel, chef de l'opposition officielle à la mairie de Montréal, ce projet de loi comprend «le meilleur comme le pire». «Le pire étant les zones franches, sans consultation», a-t-elle affirmé. «On peut comprendre, et c'est ce qu'on a plaidé en commission parlementaire, que la Ville veuille, dans certaines circonstances, passer outre à la consultation. Mais ici, à Montréal, on pense qu'on a trouvé la bonne façon de faire avec l'article 89, qui protège les arrondissements historiques», a-t-elle ajouté en vantant le bien-fondé de de l'Office de consultation publique de Montréal.

Pour Projet Montréal, si l'introduction de zones franches soustrait le citoyen à un droit démocratique, «il faut que celui-ci soit compensé», a indiqué pour sa part sa porte-parole, Catherine Maurice.

Sur la question des zones franches, Dinu Bumbaru, directeur des politiques de Héritage Montréal, admet que les consultations n'ont pas toujours servi la cause du patrimoine. «Par contre, il faudrait être exigeant sur la qualité des processus de consultations publiques. Griffintown, c'était un processus de consultations spectaculaire et peu crédible. Et d'ailleurs, c'est tout à reprendre», a-t-il soutenu.

Au cabinet du ministre Lessard, on indique que le projet de loi est «perfectible» et qu'il peut faire encore l'objet de consultations. «Mais je ne peux pas présumer qu'on va tempérer ou non la loi», a précisé l'attachée de presse, Julie Boivin.
 
 
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  • Gilles Théberge - Abonné
    29 décembre 2011 01 h 41
    Perfectible. Tiens donc!
    Selon le ministre, le projet serait perfectible...

    L'expérience nous a toutefois enseigné que ce gouvernement parle souvent pour ne rien dire.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    29 décembre 2011 06 h 44
    Les zones franches, ce serait antidémocratique.
    Les élus municipaux ne sont en fait que des politiciens. Pourquoi leur donner tant de pouvoir à des politiciens? Les zones franches seraient en fait de donner des territoires à des politiciens qui sont en fait politiciens pour toutes sortes de raison. D'autre part, ce serait comme de maintenir leur population en otage. D'un point de vue démocratique, des politiciens le deviennent parfois par ambitions personnelles et qui ne tiennent pas toujours compte de l'intérêt public.
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  • Marjolaine258 - Abonné
    29 décembre 2011 07 h 29
    Loi sournoise
    Si on se rappelle bien, des municipalités avaient accepté l'exploration des gaz de schiste sans consulter les citoyens. Les conseils de ville avaient dû rebrousser chemin devant les protestations. Qu'en sera-t-il avec cette nouvelle loi 47 ?
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  • Photodan - Abonné
    29 décembre 2011 07 h 47
    L'avancée du totalitarisme
    Voici un projet de loi antidémocratique pour plusieurs raisons:
    Il porte en lui la négation du des droits des citoyens de s'opposer à des projets inhumains, tels l'exploitation des gaz de schiste, le nucléaire dans leur cour, etc,
    Il ouvre la porte aux pires abus puisque les «zones franches» sont décriées partout dans le monde comme étant des zones où les droits des personnes sont allègrement bafouées. Et, il fait de notre environnement un bar ouvert pour le 1% qui ne demande pas mieux que de prendre, d'exploiter, de salir et d'abuser sans contrepartie, pourvu que lui y trouve son compte.

    Je m'étonne donc que plusieurs politiciens lui trouve des qualités. Il faudrait probablement leur rappeler par qui ils ont été élus...
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  • Charles F. Labrecque - Abonné
    29 décembre 2011 08 h 40
    On désir du changement
    Drôle de monde, tous veulent que la politique se fasse autrement et que notre gouvernement accepte de changer sa façon de faire, mais voilà dès qu'un projet de loi s'annonce pour changer notre système de consultation municipale ,qui en réalité est présentement contrôlé par de petits groupes de pressions et qui devient fastidieux pour le développement des villes, voilà ces mêmes groupes de pressions qui montent aux barricades pour épeurer le ministre dans ses fonctions.
    Encore une fois on désir du changement mais pas dans ma cours. Drôles de monde.
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  • Louise Brassard - Abonnée
    29 décembre 2011 08 h 55
    Eh bien moi non
    Ça ne m'étonne pas du tout. Ici à Saguenay on en a que faire des zones franches. Le maire agit déjà à sa guise. Par exemple, il a décrété qu'un magnifique bord de l'eau à Laterrière accessible gratuitement allait désormais appartenir à de riches propriétaires. Sans doute des amis contributeurs à son parti sans nom.
    S'il faut qu'en plus on lui donne cette arme que seront les zones franches. Ici à Saguenay, nous souffrons déjà d'un important déficit démocratique avec ce maire. Alors qu'est-ce que sera avec cette mesure antidémocratique? Kim Jonh 2
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  • Kris13104 - Inscrit
    29 décembre 2011 09 h 10
    porte ouverte...
    Cette loi est la porte ouverte à tous les travers, à toutes les magouilles. Certes, les technocrates, comme les affairistes, pour des raisons différentes, sont insatsfaits, voire agacés par les volontés des citoyens quand ces derniers s'opposent à leurs choix ou à leur magouilles. Cependant, la démocratie ne peut se passer de l'expression des choix de la population.
    Pour les affairistes, c'est clair, qu'ils aillent se faire pendre ailleurs. Pour les autres, que les technocrates apprennent avec humilité à argumenter pour présenter le bien-fondé de leurs projets. le «peuple» n'est pas stupide au point de rejeter des améliorations, mais il a été suffisamment abusé pour ne pas croire n'importe quoi, du moins il faut l'espérer.
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  • Francois Laforest - Abonné
    29 décembre 2011 10 h 13
    Gracieuseté d'un gouvernement déjà incapable de gérer efficacement la corruption.
    Entre l'abus de consultations « prétablettées » en tout genre et l'autoritarisme, voilà que l'incompétence continue de se frayer un chemin. Les lois adoptées rapidement en catimini au moment où tout bon citoyen à la tête ailleurs, comme en pleine période de vacances des Fêtes, n'augure rien de bon.
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  • France Marcotte - Abonnée
    29 décembre 2011 10 h 20
    Le dictature amicale est-elle "encore" possible?
    Intéressant cette remarque de Dinu Bumbaru:
    Il "admet que les consultations n'ont pas toujours servi la cause du patrimoine. «Par contre, il faudrait être exigeant sur la qualité des processus de consultations publiques. Griffintown, c'était un processus de consultations spectaculaire et peu crédible. Et d'ailleurs, c'est tout à reprendre»."

    Si seulement on pouvait être certains que nos gouvernements travaillent dans le sens du bien commun...

    Cela me fait penser à ce que disait hier Manon Cornellier au sujet du système parlementaire de type britannique, le nôtre:
    "Au Canada, le chef d'un parti qui obtient un mandat majoritaire hérite de pouvoirs quasi absolus et il est assuré de pouvoir appliquer son programme."
    "Cela a ses avantages, comme de permettre à un gouvernement de s'attaquer à des problèmes complexes qui exigent des solutions parfois impopulaires."

    Et elle parle de dictature amicale.
    Faudrait bien s'en parler franchement un jour.
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  • Roland Berger - Abonné
    29 décembre 2011 11 h 08
    Le pire ennemi
    Le référendum court-circuitte les magouilles politiques. Le pire ennemi des professionnels de la politique.
    Roland Berger
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  • Maco - Abonné
    29 décembre 2011 11 h 11
    Grotesque!
    Quand des plaintes s'élèvent comme quoi qu'il y a trop de contraintes qui existent et que celles-ci font entrave à la poursuite de leurs profits. Nous devrions nous inquiéter?

    Passé une loi pour faire ce qu'une autre loi nous empêche de faire! N'est-ce pas là une chose étrange et grotesque?

    Les contraintes qui «deviennent fastidieuses» sont un symptôme trop évident que ces gens n'ont plus à ce cache pour profiter du système.

    D'ailleurs, ou se cacher maintenant? Depuis des décennies, ces gens n'ont cessé de créer des brèches qui s'accumulent au fil du temps.

    Cette loi représente un autre trou de plus dans ce que nous nommons démocratie. La démocratie du «peuple» est-elle la même que celles des gens?

    La démocratie du «peuple» et comme l'odeur d'un parfum qui imprègne nos sens. Nous vivons avec un souvenir d'un parfum plus qu'avec une réalité. Quand cette odeur de parfum aura disparu, quelle réalité aurons-nous? Une forte odeur de pourriture? N'y a-t-il pas eu quelques effluves d'odeurs désagréables depuis quelque temps? Rien qu'un sent-bon «cheap» ne peut masquer!
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  • France Marcotte - Abonnée
    29 décembre 2011 11 h 33
    Je précise

    Ai-je besoin de préciser que ce qui m'a aussi paru passionnant dans la chronique de Manon Cornellier, c'était d'apprendre que chaque fois qu'un gouvernement élu était ici majoritaire, nous vivions sans le savoir sous une dictature amicale.
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  • ragazzino - Inscrit
    29 décembre 2011 12 h 11
    À bas les référendums inutiles!
    Des référendums sur des questions provinciales ou nationales, c'est une chose... mais municipales? ou encore de quartier? Les référendums de quartier sont le plus souvent contreproductifs et ne servent qu'à faire avorter le projet en question, sont l'oeuvre d'une poignée de citoyens systématiquement contestataires qui prennent un malin plaisir à contester tout nouveau projet ou toute nouvelle mesure au nom de la sainte «démocratie». Ça m'horripile! Nous n'élisons pas un maire et des conseillers municipaux pour un rien, allons! Si ces bonnes gens ne sont pas contents, qu'ils se présentent aux élections, ça, c'est de la démocratie.
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  • Pierre Germain - Inscrit
    29 décembre 2011 12 h 36
    En route vers la dictature
    Avez-vous remarqué comment, ces derniers temps, nos gouvernements de droite se servent hypocritement du pouvoir de législation pour faire passer honteusement des lois dont le but est de ne pas respecter les autres lois protégeant le pouvoir démocratique entre les mains de la population?

    Y a-t-il un constitutionnaliste pouvant nous dire si notre constitution et nos lois nous mettent bien à l'abri de l'instauration sournoise d'une dictature?
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  • Photodan - Abonné
    29 décembre 2011 12 h 38
    L'avancée de la dictature
    Il est intéressant de constater un appui manifeste de certains lecteurs pour la perte de leurs droits. Il est vrai qu'il est toujours plus facile de se déclarer du «gros bon sens» sans jamais réfléchir aux conséquences négatives de l'appui des régimes dictatoriaux, lesquels viennent toujours avec leurs répressions sanglantes ou pas. Bref, leurs propos m'indignent comme humain humaniste.
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  • Photodan - Abonné
    29 décembre 2011 12 h 43
    Des zones affranchies de notre développement social
    Les zones zones franches, donc affranchies de toute obligation sociale, constituent des zones sauvages puisque non soumises à l'autorité démocratique. Elles n'ont pas leur place dans nos États de droit et encore moins dans notre environnement politique.

    Ces zones de reculs sociaux ne devraient même pas exister.
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  • Strob - Abonné
    29 décembre 2011 14 h 31
    Chiffrons les pertes de qualité de vie et vive la démocratie!
    Je ne crois pas la théorie selon laquelle des citoyens vont mettre plusieurs heures par semaine de leur précieux temps pour faire avorter des projets juste pour le plaisir de faire avorter des projets. Souvent les gens veulent simplement conserver un milieu de vie paisible, beau et à échelle humaine auquel ils ont droit, ce dont plusieurs projets, à coup de chiffre biaisés ne tiennent pas compte. Ces perte de qualité de vie du milieu où s'implantent ces porjets sont pourtant chiffrables.

    Encore une loi qui fait perdre du terrain à notre semblant de démocratie. On se rapproche de plus en plus de la Chine ici! À quand les expropriations sans solde telles qu'elles se pratiquent au "royaume du centre"?

    Est-ce qu'on progresse vraiment quand on détruit plus qu'on ne crée? Pour le savoir il faut chiffrer ce qu'on perd. Pour le chiffrer il faut consulter ceux qui perdent: les citoyens en place depuis des années à l'endroit du projet!
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  • TRIPOD - Inscrit
    29 décembre 2011 14 h 40
    Il n'y a pas que les zones franches en jeu ...
    Il n'y a pas que les zones franches en jeu, il y a aussi les boisés, les marécages, les zones humides, les zones agricoles, les zones innondables etc. ! Les villes font déjà pas mal tout ce qu'elles veulent, pourquoi, en plus, cette loi CONTRE le contribuable ? Venez voir ce que ça donne actuellement à Laval !

    Laisser tout ça entre les mains des politiciens véreux et des promoteurs c'est donner carte blanche à l'anarchie et à la spéculation, comme s'il n'y en avait déjà pas assez !!!
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  • Pierrette L. Ste Marie - Abonné
    29 décembre 2011 14 h 43
    Gérer en fonction du bien commun
    Il faut de toute urgence écrire à nos députés respectifs pour leur faire connaitre notre point de vue

    ASSEMBLÉE NATIONALE / députés
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  • France Marcotte - Abonnée
    29 décembre 2011 14 h 54
    Ah les grands mots, les grandes intentions...
    généralement inversement proportionnelles aux convictions.

    Une amie m'a dit un jour: Plus je crie moins je suis convaincue.

    Avouez que cet étonnant aveu mérite réflexion...


    On peut bien dire ce qu'on voudra, dans les faits, que se passe-t-il exactement?
    Je commence à croire que c'est la seule chose qui importe vraiment.

    Pour la grande parade sociale, on peut bien faire les jars, les paons, affichant nos flamboyants plumages, nos séduisants ramages, ici même...
    Mais si nous étions jugés à nos actes seulement?
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  • France Marcotte - Abonnée
    29 décembre 2011 15 h 16
    Ce n'est pas "normal" que les politiciens soient véreux
    On ne peut pas faire comme si cela allait de soi que les politiciens soient véreux, ce n'est pas dans ces conditions que peut s'exercer la démocratie.

    Il faut que les mots retrouvent leur sens, qu'un représentant du peuple soit un représentant du peuple, sinon on ne finira plus de se surveiller et il y aura toujours quelque chose qui échappera à la surveillance.

    Je veux pouvoir faire confiance à mon député sans avoir à le surveiller.
    Qu'il fasse son travail et moi le mien.
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  • Pierre Germain - Inscrit
    29 décembre 2011 15 h 34
    Pour le bien commun... de la minorité du 1 %
    Les zones franches, n'est-ce pas là une façon pour le parti au pouvoir de plaire aux plus riches et autres développeurs voulant s'approprier de notre bien commun afin de l'exploiter à leur unique profit (moyennant contribution au parti politique)?

    Cela ressemble à la loi que Charest voulait promulguée pour... annuler la loi sur la création du Mont Orford, ce qui aurait eu pour effet, entre autres, de livrer ce parc à quelques individus n'ayant aucun respect pour le bien commun et, accessoirement, à engraisser tout à fait gratuitement un certain M. Gobeil, ami reconnu du parti.
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  • MJ - Inscrite
    29 décembre 2011 17 h 34
    Le gouvernement libéral donne un CHÈQUE EN BLANC aux élus municipaux: des pouvoirs discrétionnaires sans pouvoir de contrôle et de surveillance
    Voilà une ébauche de dictature! On ne sait pas de quoi l’avenir sera fait et ce que planifie en douce ce gouvernement!

    Ce projet de loi créera des zones franches ou interdites de consultation populaire; autrement dit, les élus auront les coudées franches pour dézoner librement certaines zones (on ne mentionne pas lesquelles). Franchement inacceptable et antidémocratique! On est en train de créer au Québec des pouvoirs quasi-absolus s’assimilant à des duchés ou petits royaumes politiques pour les maires et élus qui pourront en abuser afin d’obtenir leurs réélections et pour leurs bénéfices personnels, leurs proches et amis, ou contributeurs de fonds. On entretiendra ainsi la corruption au lieu de l’endiguer ou de lutter contre les influences indues des contributeurs et autres magouilleurs sur les élus.

    Je me méfie des gouvernants actuels qui ont contribué par leurs manoeuvres détournées à mettre la charrue devant les boeufs, notamment dans l’exploration du gaz de schiste et à imposer cette industrie en territoire québécois, sans en discuter préalablement avec la population québécoise, qui s’est montrée défavorable à l’implantation de cette industrie gazière et pétrolière en sol québécois.
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  • MJ - Inscrite
    29 décembre 2011 17 h 38
    Un chèque en blanc (2)
    Que manigance encore notre gouvernement libéral? Quel est son agenda caché? Ce gouvernement qui a octroyé des permis aux industriels du gaz de schiste et nous a placé devant le fait accompli, et ce, en retour de redevances minimes, n’est pas digne de confiance et nous fait redouter le pire quant à cette nouvelle législation "portes ouvertes" à portée occulte. Cette législation profitera aux élus municipaux, à qui les villes n’appartiennent pas mais qui se comportent comme si elles étaient leurs fiefs (compte tenu de tous les récents scandales qui ont fait les manchettes à propos d’élus municipaux corrompus à travers le Québec). Ils pourront désormais dézoner à leur guise et sans explications, au profit de qui, sinon qu’aux contributeurs de leur caisse électorale de parti (promoteurs immobiliers, firmes de génie-conseil, entrepreneurs en construction, industriels de tous genres, etc.).

    Ce projet de loi cache encore d’autres manoeuvres hypocrites de la part de ce gouvernement mais que nous ne tarderont pas à découvrir, peut-être trop tard, si ce projet de loi est adopté, comme un dézonage qui remplacerait ou s’apparenterait à une expropriation déguisée, en contournant ou en faisant les choses autrement ou indirectement, en simplifiant la procédure pour installer des industriels à demeure sur un territoire résidentiel ou commercial convoité, (ex. exploitations minière, gazière et pétrolière). Tout est à redouter de la part de ce gouvernement voué aux intérêts des industriels. Que fait l’opposition à l’Assemblée nationale, dort-elle?
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  • Marie-Michelle Poisson - Inscrite
    29 décembre 2011 17 h 56
    faire le lit de la corruption...
    Zone franche ou zone de non-droit? Tout comme la dérèglementation et la réduction des effectifs de la fonction publique ont fait le lit de la corruption généralisée, voilà que les espaces publics et les immeubles patrimoniaux sont présentés sur un plateau d'argent aux promoteurs d'événements majeurs et développeurs de tout acabits. Bienvenue dans les loges corporatives et les zones VIP où maires et mairesses vont fêter jusque tard le soir en bonne compagnie!
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  • André Michaud - Inscrit
    29 décembre 2011 18 h 06
    pas dans ma cour
    Y ' a hélas toujours des petites poignées de gens contre divers projets. Et hélas les média leur donne plus d'importance que leur poids démocratique, comme si ils représentaient beaucoup de citoyens!!

    A Québec on a contesté des agrandissement d'édifice pour personnes âgées (Champenoise) , et des projets avec des logements sociaux(ilôt irving) pour des raisons de pseudo "droits de vue" (ces gens vivent-ils dans des maisons transparentes??).

    On est contre une garderie car les enfants sont bruyants, contre les maisons pour malades sidatiques, contre la destruction d'une vieille église abandonnée etc..ça ne finit plus !!

    il faut nous protéger contre tous ces anti-sociaux qui ne pensent qu'à leur nombril et sont adeptes du pas dans ma cour..sinon aucun développement sera possible. Une loi doit nous protéger contre les dictats de poignées de citoyens au détriment de beaucoup.
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  • Cypriote - Inscrit
    29 décembre 2011 18 h 35
    Protégeons la démocratie contre les citoyens!
    Dans ma naïveté indécrottable, j'avais toujours cru que le mot «démocratie» désignait le gouvernement par le peuple et pour le peuple.

    Dieu merci le gouvernement libéral de Sieur Charest sait se dresser au-dessus de l'intérêt public et parvient - du coup - à souligner mon ignorance.

    Non! dit-il, la démocratie n'est pas le gouvernement du peuple par et pour le peuple. Au contraire, la démocratie est beaucoup trop sérieuse pour la laisser aux mains des citoyens. Il faut plutôt la protéger contre ceux-ci.

    À preuve, si on laissait libre cours à l'opinion publique et au pouvoir citoyen, il pourrait se produire que des promoteurs - tous bien intentionnés bien sûr (et tous mieux imbus du bien public que les simples citoyens) - pourraient se voir interdire d'implanter leurs entreprises où bon leur semble.

    Ils pourraient même voir se dresser les embûches devant leur volonté de servir...

    On a déjà vu des citoyens s'opposer au projet du gouvernement de financer un stade de hockey qui ruinera les finances publiques mais qui, oh! bonheur, procurera des bénéfices «honnêtes» à l'entreprise privée.

    On voit même de simples citoyens dénoncer la politique éolienne, car elle se résume à acheter de multinationales étrangères de l'électricité dont nous n'avons pas besoin à des prix exorbitants, dépassant le double du prix du marché.

    Il y a même d'autres citoyens qui veulent à tout prix protéger notre patrimoine bâti contre les appétits des promoteurs immobiliers...

    Décidément, ces citoyens sont tous des empêcheurs de progresser en rond.

    Vite, privons-les du droit d'opiner et protégeons la démocratie contre leur engeance.
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  • Léonce Naud - Inscrit
    29 décembre 2011 22 h 47
    À Québec, de «pseudos» droits de vue ?
    André Michaud évoque de «pseudos» droits de vue dans le cas d'un projet immobilier massif prévu dans le quartier historique de Saint-Jean Baptiste à Québec. Il fait allusion à une opinion publiée sur le blogue Québec Urbain le 31 octobre dernier.

    Cette intervention visait à préserver une perspective visuelle remarquable à partir de l'avenue Turnbull vers la basse ville et plus loin jusqu'aux contreforts des Laurentides. Des centaines de milliers d'usagers de cette avenue - motorisés ou non - bénéficient de ce vaste panorama à partir de la haute ville vers le nord. Le tout n'avait rien à voir avec les résidants actuels du quartier.

    Voici d'ailleurs le texte en question:

    « Le maître, celui qui a droit de regard… » (Augustin Berque)

    «À lui seul, le panorama qui s’offre au regard des usagers de l’avenue Turnbull quand ces derniers se dirigent vers le nord-ouest devrait normalement suffire pour que soit déclaré « non aedificandi » le champ visuel en question.

    «Cependant, l’univers culturel et moral qui a vu naître ces quartiers centraux de Québec que tous admirent ou jalousent est maintenant disparu. La grâce et la légèreté ont cédé la place au lourd et à l’épais. À Québec, des élus chargés de l’urbanisme – et non des moindres – s’extasient devant des monstruosités qui auraient effrayé les constructeurs de blockhaus du Mur de l’Atlantique.

    «Rappelons ici l’observation du géographe français Augustin Berque: « Le maître, n’est-ce pas celui qui a droit de regard, celui dont le regard commande une plus grande étendue que le regard des autres…».

    «Si les gens de Québec se percevaient eux-mêmes comme maîtres quelque part, et surtout s’ils étaient perçus comme tels par les responsables municipaux qui prennent les décisions d’urbanisme en leur nom, il leur serait à tous inconcevable de renoncer à ce « droit de regard qui commande une vaste étendue » sur leur propre capitale,
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  • Leonardo Sa - Inscrit
    30 décembre 2011 07 h 55
    Où sont les bons projets?
    La possibilité de référendum a bloqué plus d'un mauvais projet, la maison Redpath à Montréal en est un bon exemple. Je crois qu'il y a plus d'abus de la part des promoteurs que du côté des citoyens, qui ne font qu'exercer un droit démocratique.
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  • Nigel G. Spencer - Inscrit
    30 décembre 2011 15 h 19
    PARCE QUE LE PUBLIC n'a pas l'information ni l'intelligence requises?
    Quelle meilleur façon d'entretenir cet état des choses pour qu'enfin cela fasse inévitablement boule de neige? Le Duplessisime est toujours parmi nous.
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  • Prince Bleu - Inscrit
    2 janvier 2012 04 h 00
    Inquiétudes inutiles
    Le coup des Fusions Forcés et Defusions Manqués devrait suffire à nous rappeller que le vrai pouvoir est entre les mains du Premier Ministre du Québec et que si un changement quelconque a l'approbation de Québec, les règles de référendum minicipaux seront "arrangées" pour satisfaire les besoins. Il faut avoir à Québec le bon gouvernement et les municipalités seront bien gérées
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