Éthique: les élus municipaux recevront une formation
Québec — Le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, a annoncé hier un programme de formation qui permettra aux élus municipaux de développer leur «réflexe éthique».
M. Lessard a reconnu que l'actualité des derniers mois a terni l'image du monde municipal et réduit la confiance de la population envers cet ordre de gouvernement.
«Depuis les élections de 2009, on ne peut pas dire qu'on est dans le meilleur environnement, a-t-il dit lors d'une conférence de presse. On a une responsabilité, c'est à nous autres de créer les conditions favorables pour retourner vers cet environnement sécure [sic]. Avant 2009, les gens en général croyaient que les élus municipaux étaient le niveau le plus approprié, les gens avaient la plus grande confiance.»
Dans un communiqué, le ministre a indiqué que la formation, qui sera donnée à 8100 élus au cours des prochains mois, contribuera à développer leur «réflexe éthique», notamment pour éviter les risques de conflit d'intérêts.
La durée des formations n'est pas spécifiée par le MAMROT, mais les thèmes devront porter notamment sur les valeurs d'intégrité des élus, l'honneur rattaché à leurs fonctions et la prudence dans la recherche de l'intérêt public.
Les règles d'éthique, durant et après les mandats électifs, seront aussi abordées.
M. Lessard a refusé de dire si des codes d'éthique, dont toutes les municipalités devront se doter d'ici décembre prochain, auraient permis d'éviter les vérifications administratives qui se sont multipliées dans une dizaine de villes au cours des derniers mois, dont Saint-Jérôme, Laval et Mascouche.
Le ministre a cependant affirmé que le travail du commissaire à l'éthique, qui veillera au respect des règles, s'ajoutera aux autres mesures déjà en place, dont les vérifications. «Quand il y a différents niveaux de barrières et de gardiens, ça donne un environnement où on peut s'apercevoir que ce sont des comportements déficients», a-t-il dit.
La fin de la méfiance
Cette formation obligatoire pour les élus fait suite à l'adoption, en décembre dernier, de la Loi sur l'éthique et la déontologie en matière municipale. L'Union des municipalités du Québec (UMQ) ainsi que la Fédération québécoise des municipalités (FQM) seront responsables de dispenser, au cours des prochains mois, la formation pour les élus qu'elles représentent, une opération qui devra être complétée en juin 2012.
Les villes de Montréal et de Québec, qui ne sont pas membres de ces deux regroupements, mettront elles-mêmes en place leur programme pour leurs conseillers.
Le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT) consacrera 600 000 $ à cette démarche.
Lors d'une conférence de presse en compagnie de M. Lessard, le président de la FQM, Bernard Généreux, a affirmé que cette opération mettra fin au climat de méfiance qui s'est développé envers les élus municipaux.
Selon M. Généreux, des balises serviront aux élus qui s'interrogent de plus en plus sur la manière d'agir dans le cadre de leurs fonctions.
M. Lessard a reconnu que l'actualité des derniers mois a terni l'image du monde municipal et réduit la confiance de la population envers cet ordre de gouvernement.
«Depuis les élections de 2009, on ne peut pas dire qu'on est dans le meilleur environnement, a-t-il dit lors d'une conférence de presse. On a une responsabilité, c'est à nous autres de créer les conditions favorables pour retourner vers cet environnement sécure [sic]. Avant 2009, les gens en général croyaient que les élus municipaux étaient le niveau le plus approprié, les gens avaient la plus grande confiance.»
Dans un communiqué, le ministre a indiqué que la formation, qui sera donnée à 8100 élus au cours des prochains mois, contribuera à développer leur «réflexe éthique», notamment pour éviter les risques de conflit d'intérêts.
La durée des formations n'est pas spécifiée par le MAMROT, mais les thèmes devront porter notamment sur les valeurs d'intégrité des élus, l'honneur rattaché à leurs fonctions et la prudence dans la recherche de l'intérêt public.
Les règles d'éthique, durant et après les mandats électifs, seront aussi abordées.
M. Lessard a refusé de dire si des codes d'éthique, dont toutes les municipalités devront se doter d'ici décembre prochain, auraient permis d'éviter les vérifications administratives qui se sont multipliées dans une dizaine de villes au cours des derniers mois, dont Saint-Jérôme, Laval et Mascouche.
Le ministre a cependant affirmé que le travail du commissaire à l'éthique, qui veillera au respect des règles, s'ajoutera aux autres mesures déjà en place, dont les vérifications. «Quand il y a différents niveaux de barrières et de gardiens, ça donne un environnement où on peut s'apercevoir que ce sont des comportements déficients», a-t-il dit.
La fin de la méfiance
Cette formation obligatoire pour les élus fait suite à l'adoption, en décembre dernier, de la Loi sur l'éthique et la déontologie en matière municipale. L'Union des municipalités du Québec (UMQ) ainsi que la Fédération québécoise des municipalités (FQM) seront responsables de dispenser, au cours des prochains mois, la formation pour les élus qu'elles représentent, une opération qui devra être complétée en juin 2012.
Les villes de Montréal et de Québec, qui ne sont pas membres de ces deux regroupements, mettront elles-mêmes en place leur programme pour leurs conseillers.
Le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT) consacrera 600 000 $ à cette démarche.
Lors d'une conférence de presse en compagnie de M. Lessard, le président de la FQM, Bernard Généreux, a affirmé que cette opération mettra fin au climat de méfiance qui s'est développé envers les élus municipaux.
Selon M. Généreux, des balises serviront aux élus qui s'interrogent de plus en plus sur la manière d'agir dans le cadre de leurs fonctions.
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