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Vaillancourt, un maire indigné

Le maire de Laval menace de poursuivre ceux qui l'accusent de tentative de corruption

Caroline Allard   17 novembre 2010  Villes et régions
À l’hôtel de ville de Laval, hier, Gilles Vaillancourt a affirmé devant la presse n’avoir rien à se reprocher.<br />
Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir
À l’hôtel de ville de Laval, hier, Gilles Vaillancourt a affirmé devant la presse n’avoir rien à se reprocher.

À retenir


    Née à Montréal en 1971, Caroline Allard est Mère indigne depuis mars 2006 sur son blogue, dans ses livres (chez Septentrion) et dans une série Webtélé (à Radio-Canada), tous intitulés Les chroniques d’une mère indigne. Elle accouchera en 2011 d’un nouveau roman et d’un livre illustré. Dernier livre paru: Les Joies de la maternité (avec Élise Gravel), 400 coups.

Alors que plusieurs chroniques de maires indignes secouent le Québec ces dernières semaines, c'est un maire indigné qui s'est présenté au point de presse organisé hier après-midi à l'hôtel de ville de Laval. Gilles Vaillancourt, maire de Laval depuis 1989, a déclaré n'avoir jamais offert de l'argent à un candidat ou à un élu d'un quelconque parti provincial.

«Ils inventent des choses», a martelé M. Vaillancourt en parlant des députés Serge Ménard et Vincent Auclair. La seule chose qu'il remet aux candidats qui se présentent à son bureau, c'est un document qu'il a lui-même rédigé et intitulé «Comment faire du porte-à-porte», a-t-il affirmé.

Le maire s'est dit «renversé par les allégations» du député bloquiste Serge Ménard qui, dans une entrevue accordée à Radio-Canada et diffusée lundi, a prétendu avoir refusé, en 1993, une enveloppe blanche offerte par M. Vaillancourt contenant des «billets roses», peut-être des «billets de mille».

Le maire de Laval se demande pourquoi Serge Ménard a attendu 17 ans avant de faire ces révélations, qu'il qualifie de fausses. «M. Ménard a fait ça 17 ans plus tard. Et 17 ans plus tard, il se souvient de toutes sortes de petits détails dont personne ne pourrait se souvenir. Je suis renversé de voir qu'un monsieur qui a été ministre de la Sécurité publique et ministre de la Justice [...] sorte quelque chose comme ça.»

«Je ne contribue jamais aux partis politiques provinciaux, a ajouté le maire. Les seules contributions politiques que je fais sont destinées à la formation politique municipale que je dirige. [...] Et des enveloppes blanches, il y en a beaucoup dans mon bureau parce que c'est avec ça que j'expédie mon courrier.»

Quant à Vincent Auclair, le député de Vimont disait hier matin s'être fait offrir une enveloppe par le maire Vaillancourt en 2002. Il ne pouvait affirmer avec certitude que l'enveloppe contenait de l'argent, mais le maire lui aurait dit que son contenu «pourrait l'aider dans le cadre d'une campagne».

Pourtant, le 13 novembre dernier, lors d'un bal viennois, le politicien libéral aurait dit au maire avoir été questionné par des journalistes et leur avoir répondu que M. Vaillancourt ne lui avait jamais proposé d'argent pour sa campagne. «Ces vérités changeantes sont pour le moins inexplicables, pour ne pas dire troublantes», s'étonne Gilles Vaillancourt.

Le maire de Laval a exigé une rétractation immédiate de la part de MM. Ménard et Auclair, sans quoi ils seront poursuivis en justice, a-t-il dit. En fin d'après-midi hier, Vincent Auclair a réitéré sa version des faits.

Faire le ménage

À plusieurs journalistes qui lui demandaient pourquoi deux hommes crédibles de professions juridiques (M. Ménard est avocat et M. Auclair, notaire) auraient inventé cette histoire, le maire s'est contenté de répondre que «ces gens-là ont peut-être des agendas».

Malgré les attaques qu'il a subies ces derniers jours, le maire Vaillancourt ne doute pas que sa crédibilité soit encore «très bonne». «Les gens me font confiance et tant que j'aurai la confiance de la population, je dirigerai Laval», a affirmé le maire, réélu en 2009 alors que Laval affichait un taux de participation de 36 %.

Du côté de l'opposition, Mme Lydia Aboulian, du Mouvement lavallois, estime que MM. Ménard et Auclair n'ont aucun motif de mentir. Les mises en demeure font, selon elle, partie de l'arsenal habituel du maire Vaillancourt pour faire taire ses adversaires: «Il a du pouvoir et il ne se retient pas de l'utiliser.» Elle dit aussi que lors de ses contacts avec les citoyens, ceux-ci dénoncent du favoritisme et du copinage. «Tout ça nous laisse croire qu'il y a des choses louches qui se passent à Laval.»

Mme Aboulian réclame une enquête publique sur le financement des partis politiques, au cours de laquelle le maire devrait se retirer de ses fonctions. Elle croit de toute manière qu'après 21 ans au pouvoir, le maire «a fait son temps».

Richard Bordeleau, le chef du Parti au service du citoyen, réclame carrément la démission du maire, des quatre membres du conseil exécutif et du président de la Société de transport de Laval, Jean-Jacques Beldié. «Ça fait 17 ans que je fais de la politique municipale à Laval et je n'arrête pas d'entendre toutes sortes d'allégations de toutes natures, dit-il. Je pense qu'il est temps qu'on fasse le ménage à Laval et que M. Vaillancourt cède sa place, qu'il aille se reposer.»

En outre, M. Bordeleau affirme demander depuis cinq ans une enquête publique sur l'administration Vaillancourt: «Tout ce que je reçois du ministre des Affaires municipales, ce sont des accusés de réception.»

À Québec et Ottawa


Les politiciens provinciaux ont également commenté l'affaire. Hier après-midi, Pauline Marois souhaitait que le maire de Laval se retire de son poste le temps que la Sûreté du Québec mène une enquête. Le premier ministre Jean Charest reconnaissait le caractère «sérieux et troublant» des allégations, mais ne s'est pas prononcé sur la question de savoir si Gilles Vaillancourt devrait ou non demeurer en fonction.

Pour sa part, la députée libérale fédérale dans Laval-Les Îles, Raymonde Folco, a soutenu hier ne jamais avoir reçu de proposition financière de la part du maire Vaillancourt. Affirmant qu'en politique «tout peut se passer», elle a dit croire Serge Ménard, qu'elle côtoie tous les jours aux Communes. «M. Ménard est un homme intègre. Il a été ministre de la Justice au Québec. C'est un homme que je respecte énormément. S'il l'a dit, ça doit être vrai», a-t-elle soutenu.

En ce qui concerne l'expertise du maire Vaillancourt au sujet du porte-à-porte, nous n'avons rencontré personne qui eut été en contact avec son dépliant. Par contre, le maire Vaillancourt a rédigé en 2009 une note sur Facebook où il mentionne que le porte-à-porte incarne une «grande communion» avec ses citoyens, où «chaque nouvelle rencontre est un moment privilégié de partage». Nul doute que plusieurs citoyens lavallois auront très hâte de questionner le maire au cours d'une telle rencontre privilégiée, à l'occasion de la campagne électorale municipale qui aura lieu en 2013.
 
 
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  • l poisson - Inscrit
    17 novembre 2010 03 h 47
    La force de M. Vaillancourt
    Réduite à 36%, la participation des Lavalois à la dernière élection municipale explique bien les succès de M. Vaillancourt et de son allié... notre désabusement.

    Excellente gestion de crise dans les circonstances. Félicitations aux relationnistes payés par la Ville ou le parti... peu importe, c'est la même chose.

    La garde rapprochée du maire sera-t-elle soumise au détecteur de mensonges ?
    Car cette fuite, me semble-t-il, provient de l'interne. À quand la prochaine ?
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  • glanglais - Inscrit
    17 novembre 2010 04 h 22
    La théorie de l'Iceberg
    Bonjour,

    Deux hommes, deux députés ont dit NON supposément à l’offre du maire de Laval. Il s’agit cette fois-ci d’enveloppes blanches. Il serait davantage intéressant de connaître le nombre de personnes qui auraient pu dire OUI. En se basant sur la théorie de l’iceberg, il existerait vingt OUI pour un NON. C’est donc une population potentielle de 40 OUI qu’il faudrait enquêter. Autre petite question: Est-ce que la couleur des enveloppes, blanches ou brunes, aurait un rapport quelconque avec la valeur du contenu?

    Gaston Langlais – Gaspé.
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  • yvesdeau - Inscrit
    17 novembre 2010 05 h 40
    Ma question...
    Retour d'ascenceur, contribution généreuse...Si M.Ménard et M.Auclair disent la vérité, ce qui me dérange le plus c'est d'où provient cet argent liquide? Serait-ce le même argent provenant d'un retour d'ascenceur à la suite d'un contrat donné à un entrepreneur qui a lui même contribué à la caisse électorale du maire? Et ce contracteur qui a surenchèré la soumiswsion afin que la mafia y trouve son compte?... Tous les scénarios sont actuellement possible...De toute façon, si l'on remonte à la source c'est encore notre argent, l'argent des contribuables...révoltant!
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  • Pierre Gadoury - Inscrit
    17 novembre 2010 07 h 52
    INDIGNÉ ou INDIGNE
    Le maire Vaillancourt est indigné. Il n'a plus la cote comme bon nombre d'autres élus du Québec. Des accusations à leur endroit s'accumulent de jour en jour sinon d'heure en heure. Un très grand nombre d'électeurs et de gens qui ne votent plus sont maintenant et pour longtemps devenus des citoyens désabusés, frustrés, en colère ou simplement indifférents. Avec un tel volume de scandales, d'accusations de collusion, de corruption et de favoritisme qui peut maintenant suivre le vie politique du Québec sans avoir la nausée ?

    Il devient évident que bien des élus mentent avec un aplomb remarquable. Maintenant le vieux gag sur les avocats se transpose sur la classe politique.
    À savoir : Que faire pour savoir si un politicien vous ment ? RÉPONSE : "Vous regardez s'il a la bouche ouverte.

    Chose certaine et non équivoque : la majorité des québécois est iNDIGNÉE.
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  • François Ricard - Abonné
    17 novembre 2010 07 h 56
    Qu'auraient pu faire MM Ménard et Auclair?
    Le code civil, dont dépend la loi électorale, condamne la corruption mais non la .tentative. de corruption. Alors aussi longtemps que le récipiendaire n'a pas accepté l'offre du corrupteur, il n'y a pas faute.
    Alors MM Ménard et Auclair n'avaient aucun motif de dénoncer cet acte aux autorités policières. Et s'ils l'avaient fait au public par les médias, qui les eut crus?
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  • Bernard Gervais - Abonné
    17 novembre 2010 08 h 11
    Passer aux aveux pendant qu'il en est encore temps
    Gilles Vaillancourt est, comme on le sait, un redoutable politicien. Cependant, qu'il le veuille ou non, sa crédibilité est maintenant sérieusement minée.

    Le maire de Laval aura beau nier les révélations, faites par les députés Serge Ménard et Vincent Leclair à son sujet, mais, désormais, bien de ses électeurs commenceront à douter de son honnêteté. D'ailleurs, un bref sondage paru ce matin dans le Journal de Montréal le confirme : une majorité de Lavallois ne croient pas sa version des faits dans cette affaire.

    Quant à MM. Ménard et Leclair, on ne peut, bien entendu, faire autrement que se demander pourquoi ils ont - surtout le premier - attendu si longtemps pour nous parler de ces enveloppes d'argent qu'ils auraient, selon eux, reçues de M. Vaillancourt afin de se faire élire.

    Pourquoi exactement ces deux députés, qui ne sont pas de la même allégeance politique, ont-ils fait ça maintenant ? Est-ce parce qu'ils ont jugé qu'il valait mieux tout avouer, notamment avant que la population - déjà écoeurée par toutes les magouilles touchant la classe politique que lui apprennent presque chaque jour les médias - n'en vienne à croire que tous les politiciens sont des êtres corrompus, même ceux qui tentent d'être intègres ?
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  • Jean Martinez - Inscrit
    17 novembre 2010 08 h 18
    Une culpabilité évidente
    À mes yeux, même sans preuves, quelques déductions suffisent à déclarer le maire Vaillancourt coupable. Il prétend, avec une sincérité feinte, que les députés Ménard et Auclair, qui n'appartiennent pas du tout à la même famille politique, auraient des "agendas cachés". Ah bon? Les deux, en même temps, voudraient quitter leur emploi actuel pour quoi? Pour fonder un nouveau parti avec toute la misère et les difficultés que cela comporte? Et quel serait leur programme commun?

    Il ne faut pas banaliser non plus le fait que Messieurs Ménard et Auclair appartiennent à des ordres professionnels. La déontologie qui s'applique à eux est très stricte.

    Aussi, le maire Vaillancourt peut-il expliquer pourquoi il payait des dizaines de milliers de dollars pour faire balayer son bureau à la recherche de micros? Sans doute parce qu'il était au-dessus de tout soupçon...Peut-il expliquer les doutes qui pèsent sur lui depuis tant d'années?

    De toute façon, on ne reste pas plus de 20 ans maire à Laval si on n'a pas des appuis très puissants, notamment dans le domaine de la construction.

    Et il était plutôt risible de voir l'émotivité excessive de Michelle Courchesne, une proche de Vaillancourt. Quelle comédie burlesque!

    J'ai hâte qu'une commission d'enquête nous révèle toute la vérité. Nous verrons alors que la grande famille libérale, à laquelle appartient Vaillancourt, gouverne le Québec comme une oligarchie à la russe. Seule la colère collective immense des Québécois pourra nous en libérer.
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  • Nicole Lamoureux - Inscrite
    17 novembre 2010 08 h 19
    les puissant règnent en roi
    Ceux qui sont les corrupteurs peuvent dormir en paix mais ceux qui veulent dénoncer , ne le faites pas, vous serez poursuivis, voilà la logique Charest en exigeant pas d'enquête publique .
    J.J. Charest est un monstre et exigeons sa démission sur le champ
    Rien de moins ne sera acceptable
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  • lephilosophe - Inscrit
    17 novembre 2010 08 h 25
    Et combien d'autres?
    Deux candidats ont parlé. Deux candidats ont refusé les enveloppes! Peut-on en déduire que ceux des députés lavalois qui n'ont pas parlé ont reçu des enveloppes qu'ils ont accepté. Il me semble que la question se pose et que le doute s'incruste dans notre esprit. Madame Courchesne? Qui d'autre?

    Bernard Gadoua
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  • SusanK - Abonné
    17 novembre 2010 09 h 11
    @ lephilosophe
    C'est exactement ce que je crois, moi aussi.

    Je suis convaincue qu'ils ont tous reçu des enveloppes et qu'ils les ont tous acceptées.

    La question maintenant: D"OU PROVIENT LE CASH?
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  • TRIPOD - Inscrit
    17 novembre 2010 10 h 49
    @ Yves Drapeau
    Ce ne sont que les deux qui ont parlé et ils l'ont fait parce qu'ils ont refusé le pot-de-vin, imaginez juste un instant combien ont pu accepter et ça change déjà quelque peu la perspective, ne trouvez-vous pas ?

    Ce qui est encore plus révoltant, c'est que pendant ce temps, on continue de nous augmenter les taxes à tour de bras pendant que les services, eux, continuent à diminuer en quantité et en qualité ! On nous détruit également notre patrimoine VERT en laissant le champ libre à des contracteurs véreux qui font ce que bon leur semble sans être inquiétés outre mesure par les autorités en place !

    Quelqu'un met indéniablement de l'argent dans ses poches en quelque part et ce n'est sûrement pas le contribuable lavallois !
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  • Carole Dionne - Inscrite
    17 novembre 2010 11 h 33
    TEFLON NO 2
    Remarquez, comme James Charest, il parle calmement, doucement, sur un ton suave. Il est parfait. Rien ne semble l'atteindre. Donne l'impression d'être en maitrise de la situation. ce sont les autres qui lui en veulent.

    Dans ce dossier qui va peut-être se régler en cour, un juge va devoir déterminer qui dit vrai. C'est le travail d'un juge que d'apprécier la preuve, en jaugeant le témoignage de ces trois personnes. Il arrive que des juges disent à un accusé qu'il ne les croit pas du tout. On verra
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  • Bernard,Clement - Abonné
    17 novembre 2010 11 h 38
    Indigné...mais peu crédible
    Le maire Vaillancourt s'est indigné de belle façon hier, mais sa crédibilité ne fait pas le poids devant les révélations plus que crédibles de Serge Ménard un péquiste, et Vincent Auclair, un libéral.
    Régnant en roi absolu sur ville de Laval depuis les années 80, on n'est pas du tout surpris qu'il ait fait de telles entorses à la loi.
    Est-ce qu'il a fait la même chose avec tous les autres députés de son royaume....? Ils ont tous niés en se drapant de leur intégrité d'incorruptibles.
    Mais le doute demeure dans la population et je pense que la crédibilité et la légitimité de ce roi-soleil sont entachés à tout jamais.


    C.Bernard
    Québec
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  • Jean Desjardins - Abonné
    17 novembre 2010 12 h 07
    Secret de polichinelle… (partie #1 de 2)
    C'est bien connu, à Laval, que Gilles 1er et sa ‘vaillante cour’ ont mis en place un système opaque de favoritisme et ce, depuis belle lurette. C’est ce qui se dit à mots couverts dans beaucoup de chaumières ‘allumées’ de Laval. De plus, tous les entrepreneurs qui font affaire avec la ville de Laval ...et même ceux qui sont exclus (!) ne le diront jamais sur la place publique à moins d'y être forcé. Que le maire Vaillancourt se sente INDIGNÉ parce qu'un journaliste a fait son job et que deux députés aient été obligé de rompre un silence dans lequel ils avaient été enfermé malgré eux dans cette plaie sociale qu'est le trafic d'influence me fait tordre de rire …à défaut d'en pleurer. L’indignation de John James Charest sur les mêmes questions me donne en prime (#
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  • Jean Desjardins - Abonné
    17 novembre 2010 12 h 07
    Secret de polichinelle (partie #2 de 2)
    Quoi faire d’autre, sinon mettre au grand jour les failles de ce système pseudo-démocratique et le réformer de fond en comble ? Avec ce qui se passe présentement aux divers paliers de gouvernements, je ne crois pas que les cliques (ou les familles…) en place aient intérêt à s’attaquer à cette question. On compte sur l’apathie du public …ce qui a fort bien marché jusqu’à maintenant. D’où l’INDIGNATION comme ‘arme de neutralisation massive’. D’où la prudence industrieuse de notre fin finaud de premier ministre de s’en remettre à des enquêtes policières qui ne serviront qu’à sortir de l’eau, à la fin, que quelques petits poissons insignifiants. Et encore, faudra-t-il une preuve irréfutable et sans aucune faille …dans le processus. Qui dit mieux, disais-je ?

    Espérons que la pétition en cours sur le site de l’Assemblée nationale demandant la démission du premier ministre Charest franchira allégrement le cap du million (pourquoi pas 2 ou 3…) de signatures d’ici peu, ne serait-ce que pour démontrer à un de ces ‘intouchables structurels’ que les citoyens ne sont pas des valises qu’on remplit ad nauseam !!! Quant à Giles Vaillancourt et à sa clique, cela reste à suivre, en espérant que le téflon qui l’a protégé jusqu’à maintenant est suffisamment égratigné pour que la sauce colle enfin…

    Assez, c’est assez !!!
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  • Jean Desjardins - Abonné
    17 novembre 2010 13 h 35
    Secret de polichinelle (partie #1 de 2) --- version politiquement correcte.
    C'est bien connu, à Laval, que Gilles 1er et sa vaillante cour sont soupçonnés d’avoir mis en place un système opaque de favoritisme et ce, depuis belle lurette. C’est ce qui se dit à mots couverts dans beaucoup de chaumières allumées de Laval. De plus, tous les entrepreneurs qui font affaire avec la ville de Laval ...et même ceux qui sont exclus (!) ne le confirmeront jamais sur la place publique à moins d'y être forcés. Instinct de survie professionnelle oblige… Que le maire Vaillancourt se sente INDIGNÉ parce qu'un journaliste a fait son travail et que deux députés aient été obligé de rompre un silence dans lequel ils avaient été enfermé malgré eux dans cette plaie sociale qu'est le jeu du trafic d'influence me fait tordre de rire …à défaut d'en pleurer. L’INDIGNATION pathétique de John James Charest sur les mêmes questions me donne en prime (#
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  • Jean Desjardins - Abonné
    17 novembre 2010 13 h 35
    Secret de polichinelle (partie #2 de 2) --- version politiquement correcte
    Quoi faire d’autre, sinon que de mettre au grand jour les failles d’un système manifestement pseudo-démocratique et de le réformer de fond en comble ? Avec ce qui se passe présentement aux divers paliers gouvernementaux, je ne crois pas que les cliques (ou les familles tissées serré…) en place aient intérêt à s’attaquer à cette question. On compte sur l’apathie du public …ce qui a fort bien marché jusqu’à maintenant. D’où l’INDIGNATION comme une ‘arme de neutralisation massive’. D’où la prudence industrieuse de notre ineffable premier ministre de s’en remettre à des enquêtes policières qui ne serviront qu’à sortir de l’eau trouble, à la fin, que quelques petits poissons insignifiants. Et encore, faudra-t-il s’appuyer sur une preuve ‘hors de tout doute raisonnable’ et sans aucune faille …dans le processus. Qui dit mieux, disais-je ?

    Espérons que la pétition en cours sur le site de l’Assemblée nationale demandant la démission du premier ministre Charest franchira allégrement le cap du million (pourquoi pas 2 ou 3…) de signatures d’ici peu, ne serait-ce que pour démontrer à un de ces ‘intouchables structurels’ que les citoyens ne sont pas des valises qu’on remplit ad nauseam !!! Quant au maire Vaillancourt et à sa clique, cela reste à suivre, en espérant que le téflon qui l’a protégé jusqu’à maintenant soit suffisamment égratigné pour que la sauce colle enfin…

    Assez, c’est assez !!!
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  • P-E - Inscrit
    17 novembre 2010 15 h 58
    Un maire indigné ou indigne
    Poser la question ,c'est y répondre
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  •  
  • robthebuilder - Abonné
    17 novembre 2010 18 h 48
    Un maire indigné?
    Ça ne vous arrive pas souvent, mais je vous signale une faute de frappe dans votre titre. L'accent aigü est de trop.
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  • Jean Desjardins - Abonné
    18 novembre 2010 13 h 51
    Coupure involontaire
    Pour des raisons hors de mon contrôle et de celui du Devoir.com, le texte que j'ai produit dans la partie #1 de 2 a été coupé après le symbole '#' par 2 fois. Bizarre.

    Voici donc le texte manquant:

    ...............
    L’INDIGNATION pathétique de John James Charest sur les mêmes questions me donne en prime des courbatures insistantes dans les côtes…

    En effet, quelle est la possibilité réelle d'obtenir un résultat probant pour un acteur du système qui dénoncerait une tentative de corruption qui lui est faite derrière des portes closes ? La tactique est bien connue des politiciens expérimentés (sic) qui s'appuient sur le principe suivant: "Faites-en la preuve sinon la machine à mon service a tous les moyens à sa disposition pour vous poursuivre et vous ruiner, vous, ainsi que votre carrière…". Et au frais des citoyens, SVP !!! Gilles Vaillancourt et John James Charest (quand il consulte ses ‘post-it’, par exemple…) connaissent par cœur cette technique de blindage qui les place à l'abri des curieux et de ceux qui ne veulent pas jouer selon les règles du milieu. Même le système judiciaire et la loi électorale les protègent car on a pris soin d'y exclure ... les tentatives de corruption ou d'autres esquives semblables. Sans compter les délais de prescription qui permettent de porter à la fois une ceinture et des bretelles… Qui dit mieux ?


    .................

    La partie #2 suit dans son intégralité. Mille excuses !
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  • Marc Villeneuve - Inscrit
    8 août 2011 16 h 33
    Je me souviens ... que nul n'est coupable jusqu'à preuve du contraire
    Nul n'est coupable jusqu'à preuve du contraire... Je crois qu'il faut Cesser de démolir la réputation des gens sur la place publique. Le maire Vaillancourt a fait progresser la ville de Laval de façon très efficace. S'il est coupable de quoi que ce soit, il sera jugé par le système de justice démocratique que NOUS avons choisi. Jusque-là je préfère conserver ce maire en poste et permettre à la ville de Laval de prospérer plutôt que de mettre la ville sous tutelle ou je ne sais quoi d'autre. Je pense que les gens qui ont choisi de s’établir à Laval ou dans n’importe quelle autre municipalité ne souhaitent vivre dans un lieu où le doute brime l’efficacité et nuit à la gestion des situations qui préoccupent réellement les citoyens. Maintenant, si les gens veulent accuser sans preuves ou s'il ne croient plus au système de justice, il n'y a qu'une seule chose à faire; aller voter quand il y a des élections, des référendums, etc. Le pouvoir est au peuple...si le peuple se donne la peine de bouger.
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