Longueuil - L'opposition bloque le premier budget St-Hilaire
Forts de leur majorité, les conseillers municipaux du Parti municipal Longueuil (PML) ont balayé du revers de la main le premier budget de la mairesse Caroline St-Hilaire, qui prévoyait notamment une augmentation des impôts fonciers pour les propriétaires d'une maison unifamiliale de 7,9 %.
«Quel désolant spectacle», s'est exclamée Caroline St-Hilaire à la suite de l'annonce par le greffier qu'il y avait autant de conseillers qui ont voté contre son budget que de conseillers qui ont voté en sa faveur.
Celui-ci prévoyait des hausses de taxes moyennes de 9,6 % pour les propriétaires longueuillois, tous les secteurs confondus. La mairesse, qui a promis de compresser les dépenses de fonctionnement de la Ville de 2 %, a soutenu ne pas pouvoir agir autrement compte tenu du «gouffre financier» de 29,2 millions de dollars «laissé par l'administration précédente».
Un nouveau budget préparé en public
La commission des finances — constituée d'élus d'Action Longueuil, le parti de la mairesse, et du PML — devra préparer un nouveau budget, à compter du 7 janvier prochain. Ses travaux seront publics, a averti Caroline St-Hilaire hier.
Les discussions de la commission des finances s'annoncent d'ores et déjà houleuses. Dans une charge à fond de train, la mairesse a taxé, hier, l'opposition officielle de faire preuve de mauvaise foi en justifiant sa décision de rejeter le budget en raison «d'un supposé manque d'information».
Le chef de l'opposition, Gilles Grégoire, a soutenu que l'administration lui a fait connaître des informations sur les finances de la Ville au compte-gouttes et que les hausses de taxes prévues étaient exagérées.
Le budget 2010 de la cinquième ville en importance du Québec serait passé de 308 à 342 millions de dollars, ce qui représente une hausse appréciable de plus de 11 % par rapport à l'année dernière.
Mais, les conseillers d'opposition ont forcé l'administration St-Hilaire à «faire ses devoirs» et à rédiger un nouveau budget. «On veut absolument que les citoyens de Longueuil soient taxés d'une façon raisonnable. C'est notre but», a affirmé le chef de l'opposition de la Ville, Gilles Grégoire.
À quelques heures du début de la séance du conseil municipal, M. Grégoire a suggéré à Mme St-Hilaire de se rabattre sur une hausse du compte de taxes des contribuables de 4,1 %. Selon l'opposition, la Ville pourrait dégager 7,7 millions, et ce, en maintenant les modalités actuelles du contrat sur la gestion des matières résiduelles et en réduisant les provisions de la Ville pour les nouveaux projets et les imprévus. La mairesse a pris en considération la proposition du chef de l'opposition, mais l'a finalement mise de côté. La Ville sera frappée de pénalités de 7 000 $ par jour si aucun budget n'est adopté avant le 5 janvier 2010, a averti Mme St-Hilaire. «Ils devront se regarder dans le miroir [ce] matin», a-t-elle ajouté.
Caroline St-Hilaire s'est moquée de ses adversaires politiques, qui ont fait miroiter durant la campagne électorale que la Ville de Longueuil était «la mieux gérée» au pays. L'ancien maire Claude Gladu a laissé un manque à gagner de 29,2 millions. «On voit aujourd'hui l'ampleur de cette supercherie», a lancé Caroline St-Hilaire. «Je pense qu'elle a suivi des bons cours de théâtre», a rétorqué Gilles Grégoire.
Par ailleurs, la mairesse entend démontrer que l'ancien maire de la ville, Claude Gladu, et son entourage estimaient, dès 2007, que des hausses significatives de taxes s'avéreraient nécessaires, mais ne les ont pas imposées pour des motifs politiques. «Ce n'est pas avec ceux qui ont créé les problèmes qu'il faut espérer les résoudre. Le PML vient d'en faire une belle démonstration ce soir», a déclaré Mme St-Hilaire, s'attirant les applaudissements de quelques citoyens.
Le PML, qui a dirigé la Ville de Longueuil pendant 27 ans avant la défaite de son chef et candidat à la mairie, Jacques Goyette, a néanmoins fait élire 15 conseillers municipaux sur 26, lui assurant la majorité à l'Hôtel de ville. Le conseiller du district 21, Jacques E. Poitras, a claqué la porte du PML au début du mois. Il siège depuis comme indépendant.
Action Longueuil a pour sa part réussi à faire élire 11 candidats, dont Caroline St-Hilaire.
«Quel désolant spectacle», s'est exclamée Caroline St-Hilaire à la suite de l'annonce par le greffier qu'il y avait autant de conseillers qui ont voté contre son budget que de conseillers qui ont voté en sa faveur.
Celui-ci prévoyait des hausses de taxes moyennes de 9,6 % pour les propriétaires longueuillois, tous les secteurs confondus. La mairesse, qui a promis de compresser les dépenses de fonctionnement de la Ville de 2 %, a soutenu ne pas pouvoir agir autrement compte tenu du «gouffre financier» de 29,2 millions de dollars «laissé par l'administration précédente».
Un nouveau budget préparé en public
La commission des finances — constituée d'élus d'Action Longueuil, le parti de la mairesse, et du PML — devra préparer un nouveau budget, à compter du 7 janvier prochain. Ses travaux seront publics, a averti Caroline St-Hilaire hier.
Les discussions de la commission des finances s'annoncent d'ores et déjà houleuses. Dans une charge à fond de train, la mairesse a taxé, hier, l'opposition officielle de faire preuve de mauvaise foi en justifiant sa décision de rejeter le budget en raison «d'un supposé manque d'information».
Le chef de l'opposition, Gilles Grégoire, a soutenu que l'administration lui a fait connaître des informations sur les finances de la Ville au compte-gouttes et que les hausses de taxes prévues étaient exagérées.
Le budget 2010 de la cinquième ville en importance du Québec serait passé de 308 à 342 millions de dollars, ce qui représente une hausse appréciable de plus de 11 % par rapport à l'année dernière.
Mais, les conseillers d'opposition ont forcé l'administration St-Hilaire à «faire ses devoirs» et à rédiger un nouveau budget. «On veut absolument que les citoyens de Longueuil soient taxés d'une façon raisonnable. C'est notre but», a affirmé le chef de l'opposition de la Ville, Gilles Grégoire.
À quelques heures du début de la séance du conseil municipal, M. Grégoire a suggéré à Mme St-Hilaire de se rabattre sur une hausse du compte de taxes des contribuables de 4,1 %. Selon l'opposition, la Ville pourrait dégager 7,7 millions, et ce, en maintenant les modalités actuelles du contrat sur la gestion des matières résiduelles et en réduisant les provisions de la Ville pour les nouveaux projets et les imprévus. La mairesse a pris en considération la proposition du chef de l'opposition, mais l'a finalement mise de côté. La Ville sera frappée de pénalités de 7 000 $ par jour si aucun budget n'est adopté avant le 5 janvier 2010, a averti Mme St-Hilaire. «Ils devront se regarder dans le miroir [ce] matin», a-t-elle ajouté.
Caroline St-Hilaire s'est moquée de ses adversaires politiques, qui ont fait miroiter durant la campagne électorale que la Ville de Longueuil était «la mieux gérée» au pays. L'ancien maire Claude Gladu a laissé un manque à gagner de 29,2 millions. «On voit aujourd'hui l'ampleur de cette supercherie», a lancé Caroline St-Hilaire. «Je pense qu'elle a suivi des bons cours de théâtre», a rétorqué Gilles Grégoire.
Par ailleurs, la mairesse entend démontrer que l'ancien maire de la ville, Claude Gladu, et son entourage estimaient, dès 2007, que des hausses significatives de taxes s'avéreraient nécessaires, mais ne les ont pas imposées pour des motifs politiques. «Ce n'est pas avec ceux qui ont créé les problèmes qu'il faut espérer les résoudre. Le PML vient d'en faire une belle démonstration ce soir», a déclaré Mme St-Hilaire, s'attirant les applaudissements de quelques citoyens.
Le PML, qui a dirigé la Ville de Longueuil pendant 27 ans avant la défaite de son chef et candidat à la mairie, Jacques Goyette, a néanmoins fait élire 15 conseillers municipaux sur 26, lui assurant la majorité à l'Hôtel de ville. Le conseiller du district 21, Jacques E. Poitras, a claqué la porte du PML au début du mois. Il siège depuis comme indépendant.
Action Longueuil a pour sa part réussi à faire élire 11 candidats, dont Caroline St-Hilaire.
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