Québec prépare le terrain pour les Olympiques
Un comité responsable du dossier devra d'abord évaluer l'état des infrastructures
Photo : Le Massif
La montagne de Petite-Rivière-Saint-François ne correspond toujours pas aux critères du CIO
Québec a le vent dans les voiles. Après le succès des Fêtes du 400e, les Québécois ont acquis de la confiance en eux... et en leur maire. Ambitieux, ils multiplient les projets. Hier, on a annoncé la mise sur pied d'un comité qui aura la responsabilité de préparer la candidature de la ville en prévision des Jeux olympiques d'hiver de 2022. Et si ce n'est pas pour 2022, ce sera pour 2026 ou encore 2030.
Québec — Le gouvernement Charest a confirmé hier la nomination de l'homme d'affaires Claude Rousseau à la tête du comité chargé de monter le dossier de Québec pour les Jeux olympiques d'hiver à partir de 2022.
Cet ancien cadre de Bell Canada nommé en 2008 à la tête des Remparts de Québec a déjà fait ses preuves dans le domaine en pilotant, entre autres choses, la tenue l'an dernier du Championnat mondial de hockey, un grand succès des Fêtes du 400e.
Afin de parer à d'éventuelles déceptions populaires, le gouvernement l'a mandaté pour évaluer l'état des infrastructures à Québec en vue d'une candidature olympique ou d'autres compétitions sportives d'envergure internationale. On ne se cantonnerait pas non plus à une candidature olympique pour les Jeux de 2022, 2026 et 2030 étant également dans la mire du gouvernement.
Trois équipements font actuellement défaut à Québec pour réaliser ses ambitions: un nouvel amphithéâtre, un anneau de glace couvert et une montagne capable d'accueillir les épreuves de descente.
«Ces trois équipements vont être analysés très rapidement parce qu'on reconnaît que ce sont les fondations d'une candidature olympique», explique M. Rousseau qui promet aussi de suivre de très près les Jeux olympiques de Vancouver afin de recenser les recettes gagnantes.
«Nous comptons aussi analyser d'autres événements sportifs qui pourraient intéresser Québec. Par exemple, si on voulait de nouveau accueillir le Championnat mondial de hockey, on ne pourrait pas avec le Colisée actuel.»
Si le projet d'un nouvel amphithéâtre commence à prendre forme dans la capitale, c'est loin d'être le cas pour l'anneau de glace quoique le maire Labeaume ait déjà laissé entendre qu'il pourrait être construit au même emplacement, sur le territoire d'Expo-Cité.
Quant à la montagne de Petite-Rivière-Saint-François, le Cap Maillard — de loin la plus haute de la région — elle n'a malheureusement pas grandi d'un pouce depuis les discussions entourant la candidature de Québec pour les Jeux de 2002 et 2010.
Le scénario d'une éventuelle extension de la pente demeure d'ailleurs d'actualité. La piste en question — La «Charlevoix» — a un dénivelé de 677 mètres alors que la norme minimale pour la descente masculine est de 800 m.
Au Groupe Le Massif, on dit attendre les évaluations du nouveau comité avant de spéculer sur les aménagements possibles. Du reste, le complexe récréotouristique aura bientôt un atout de plus pour accueillir les athlètes avec sa nouvelle liaison ferroviaire Québec-La Malbaie (arrêt au bas des pentes du Massif inclus) dont l'inauguration est prévue pour l'été 2011.
Le p.-d.g. du Massif, Daniel Gauthier qui était présent à la conférence de presse d'hier matin, n'a pas voulu faire de commentaires hier. Or, lors d'une interview au Devoir en mai dernier, il s'était montré très optimiste à cet égard. «On a envoyé des gens sur la Lune il y a déjà plus de trente ans, alors j'imagine qu'on est capables de monter une structure pour répondre aux normes de la Fédération internationale de ski», avait-il déclaré.
Sera-t-il appelé à siéger au comité olympique présidé par M. Rousseau? Et qu'en est-il de Daniel Gélinas, le chef d'orchestre du sauvetage du 400e qui était, lui aussi, présent hier matin? M. Rousseau refuse de répondre, mais «garantit» que son comité composé d'une quinzaine de personnes sera constitué avant Noël. Il dit par ailleurs ne pas exclure la possibilité d'inviter à table d'anciens membres des comités pour Québec 2002.
Québec — Le gouvernement Charest a confirmé hier la nomination de l'homme d'affaires Claude Rousseau à la tête du comité chargé de monter le dossier de Québec pour les Jeux olympiques d'hiver à partir de 2022.
Cet ancien cadre de Bell Canada nommé en 2008 à la tête des Remparts de Québec a déjà fait ses preuves dans le domaine en pilotant, entre autres choses, la tenue l'an dernier du Championnat mondial de hockey, un grand succès des Fêtes du 400e.
Afin de parer à d'éventuelles déceptions populaires, le gouvernement l'a mandaté pour évaluer l'état des infrastructures à Québec en vue d'une candidature olympique ou d'autres compétitions sportives d'envergure internationale. On ne se cantonnerait pas non plus à une candidature olympique pour les Jeux de 2022, 2026 et 2030 étant également dans la mire du gouvernement.
Trois équipements font actuellement défaut à Québec pour réaliser ses ambitions: un nouvel amphithéâtre, un anneau de glace couvert et une montagne capable d'accueillir les épreuves de descente.
«Ces trois équipements vont être analysés très rapidement parce qu'on reconnaît que ce sont les fondations d'une candidature olympique», explique M. Rousseau qui promet aussi de suivre de très près les Jeux olympiques de Vancouver afin de recenser les recettes gagnantes.
«Nous comptons aussi analyser d'autres événements sportifs qui pourraient intéresser Québec. Par exemple, si on voulait de nouveau accueillir le Championnat mondial de hockey, on ne pourrait pas avec le Colisée actuel.»
Si le projet d'un nouvel amphithéâtre commence à prendre forme dans la capitale, c'est loin d'être le cas pour l'anneau de glace quoique le maire Labeaume ait déjà laissé entendre qu'il pourrait être construit au même emplacement, sur le territoire d'Expo-Cité.
Quant à la montagne de Petite-Rivière-Saint-François, le Cap Maillard — de loin la plus haute de la région — elle n'a malheureusement pas grandi d'un pouce depuis les discussions entourant la candidature de Québec pour les Jeux de 2002 et 2010.
Le scénario d'une éventuelle extension de la pente demeure d'ailleurs d'actualité. La piste en question — La «Charlevoix» — a un dénivelé de 677 mètres alors que la norme minimale pour la descente masculine est de 800 m.
Au Groupe Le Massif, on dit attendre les évaluations du nouveau comité avant de spéculer sur les aménagements possibles. Du reste, le complexe récréotouristique aura bientôt un atout de plus pour accueillir les athlètes avec sa nouvelle liaison ferroviaire Québec-La Malbaie (arrêt au bas des pentes du Massif inclus) dont l'inauguration est prévue pour l'été 2011.
Le p.-d.g. du Massif, Daniel Gauthier qui était présent à la conférence de presse d'hier matin, n'a pas voulu faire de commentaires hier. Or, lors d'une interview au Devoir en mai dernier, il s'était montré très optimiste à cet égard. «On a envoyé des gens sur la Lune il y a déjà plus de trente ans, alors j'imagine qu'on est capables de monter une structure pour répondre aux normes de la Fédération internationale de ski», avait-il déclaré.
Sera-t-il appelé à siéger au comité olympique présidé par M. Rousseau? Et qu'en est-il de Daniel Gélinas, le chef d'orchestre du sauvetage du 400e qui était, lui aussi, présent hier matin? M. Rousseau refuse de répondre, mais «garantit» que son comité composé d'une quinzaine de personnes sera constitué avant Noël. Il dit par ailleurs ne pas exclure la possibilité d'inviter à table d'anciens membres des comités pour Québec 2002.
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