samedi 11 février 2012 Dernière mise à jour 12h43
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Québec - Labeaume obtient la majorité qu'il réclamait

Isabelle Porter   2 novembre 2009  Villes et régions
Régis Labeaume
Photo : Clément Allard - Le Devoir
Régis Labeaume
Québec — Régis Labeaume a connu un nouveau triomphe dans la capitale. Le maire sortant a obtenu hier son premier mandat complet à la tête de la Ville de Québec avec, en prime, une confortable majorité d'élus au conseil municipal.

«D'ici 15 ans, la ville de Québec sera une ville plus verte, la ville la plus attrayante au pays [...] C'est la ville que nous voulons dans quinze ans, et ça commence aujourd'hui», a déclaré M. Labeaume lors d'un rassemblement en soirée. «Les résultats démontrent hors de tout doute que la population a non seulement compris le message, mais qu'elle y adhère complètement.»

Le maire sortant l'a emporté hier par près de 80 % des voix. Son avance était telle qu'à peine 20 minutes après la fermeture des bureaux de vote hier, les chaînes de télévision le déclaraient déjà gagnant.

Ses six opposants — Yonnel Bonaventure du Défi vert de Québec, Jeff Fillion (indépendant), Langis Harvey (ind.), Lionel Laporte (ind.), Philippe O'Brien (ind.) et Jean-Paul Marchand (ind.) ont dû se contenter de miettes. Seul chef de parti à défier M. Labeaume à la mairie, M. Bonaventure du Défi vert a obtenu 8 % tout comme l'animateur de radio Jeff Fillion, qui disait se présenter non pas dans le but de défaire Régis Labeaume, mais pour alimenter le débat.

Son triomphe n'a étonné personne dans la capitale où le dernier sondage lui donnait 88 % des votes. Les observateurs ne s'attendaient pas toutefois à un tel balayage pour ce qui est des districts.

En effet, Équipe Labeaume a récolté 25 des 27 districts avec, dans bien des cas, une majorité absolue. Le conseil municipal de 2009 est beaucoup plus restreint qu'il y a quatre ans. M. Labeaume, rappelons-le, a fait amender la loi pour faire passer leur nombre de 37 à 27 et les arrondissements de 8 à 6.

Conscient des inquiétudes qu'un trop grand pouvoir peut susciter, le maire a cherché à se faire rassurant hier. «La majorité nous confère la marge de manoeuvre et la possibilité de concrétiser nos projets», a-t-il déclaré. «J'entends gouverner de façon responsable et ne pas en abuser.»

Malgré ces succès, Équipe Labeaume a échoué à faire élire deux de ses candidates-vedettes. Ainsi, dans Vieux-Québec-Montcalm, l'ancienne chef de cabinet d'André Boisclair Line-Sylvie Perron a été battue par la candidate indépendante Anne Guérette qui a été très active dans les dossiers liés au patrimoine depuis deux ans.

Même chose pour l'animatrice de télévision Claude Thibault, dans Saint-Sacrement-Belvédère, qui a été défaite par l'indépendant Yvon Bussières un vétéran de la scène municipale à Québec.

Le maire a d'ailleurs commencé son discours en rendant hommages aux deux candidates défaites. «Line-Sylvie et Claude, j'espère que vous resterez en contact avec votre équipe. Il serait dommage de nous priver de votre talent et de votre passion.»

Les autres candidats-vedettes ont eu plus de chance. Ainsi, l'ancien député adéquiste Sylvain Légaré a réussi à ravir le siège de Val-Bélair contre le vétéran du RMQ, Jean-Marie Matte. Même chose pour l'artiste Chantal Gilbert qui a facilement délogé le candidat sortant, Pierre Maheux (RMQ) dans le district des Faubourgs. Enfin, malgré une lutte assez serrée contre la candidate sortante, Carole Bégin-Giroux, l'ancienne journaliste Julie Lemieux l'a également emporté dans le district de Montmorency.

Les résultats d'hier marquent par ailleurs la disparition du Renouveau municipal de Québec (RMQ). Ébranlé par le départ de son chef au printemps dernier, le RMQ avait choisi de ne pas présenter de candidat face à M. Labeaume. La tête dirigeante de la formation, Anne Beaulieu, s'est contentée de solliciter un nouveau mandat dans le district de Sylvain-Lelièvre, dans le quartier Limoilou. Sans succès: là comme ailleurs, l'Équipe Labeaume l'a facilement emporté. Malgré des sondages décourageants pour sa formation, Mme Beaulieu ne semblait pas remettre en question l'avenir de son parti lorsque les médias l'ont interrogée à ce propos vendredi.

Quant au Défi vert de Québec qui, en dépit de faibles moyens, avait réussi à présenter plus de candidats que le RMQ, il a dû se contenter de résultats modestes dans les districts. Une situation qui n'est sûrement pas étrangère au fait que le maire sortant ait sciemment nié son existence pendant la campagne, en refusant notamment de se mesurer au candidat à la mairie Yonnel Bonaventure dans un débat.

Dans le camp des indépendants, le mari d'Andrée Boucher, Marc Boucher, a été défait dans le district du Plateau, hier soir. Pas moins de six candidats se disputaient ce territoire situé dans l'ancienne ville de Sainte-Foy.

Comme on s'en doutait, les candidats Richard Côté et François Picard (Équipe Labeaume) ont été facilement élus et pourront conserver leurs sièges au sein du comité exécutif. Les deux hommes sont des piliers de l'administration Labeaume. M. Côté, en particulier, pilote l'épineux dossier du renouvellement des conventions collectives des employés de la Ville. Lors d'un point de presse vendredi, le maire Labeaume a dit souhaiter avoir la parité hommes-femmes au comité exécutif.

Autre dossier prioritaire sur le bureau du maire dès cette semaine: le nouvel amphithéâtre. Le maire sortant avait demandé aux citoyens de profiter de l'élection pour plébisciter son projet lancé en pleine campagne électorale.

L'administration Labeaume devrait en outre dévoiler sous peu les résultats d'une étude sur les retombées économiques positives de la présentation l'été dernier à Québec du Moulin à images d'Ex Machina et du spectacle inédit du Cirque du Soleil.

À défaut d'une véritable lutte, la campagne électorale à Québec a été marquée par les écarts de conduite du maire sortant. Plus d'une fois, le DGE a été saisi de plaintes, Régis Labeaume ayant visiblement de la difficulté à discerner les actions de la Ville de celles de ses activités partisanes.

En 2007, Régis Labeaume l'avait emporté avec 59 % des voix devant Ann Bourget (RMQ), une avance de beaucoup supérieure à celle obtenue en 2005 par Andrée Boucher (46 %). Malgré la victoire annoncée du maire sortant, le taux de participation à Québec a atteint 49 % contre 46 % en 2007 et 52 % en 2005.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Serge Charbonneau
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 05h26
    Attachez votre tuque
    Attachez votre tuque.
    Labeaume en selle sur son Red-Bull va transformer Québec la paisible et pittoresque en un Walt Disney québécois.

    Les gens adorent le manque de raffinement et l'efficacité qui ne s'encombre pas des pertes de temps que la réflexion occasionne.

    La promesse du Colisée Labeaume avec l'équipe de Hockey les Bombes de Québec est en marche. Ceux qui parlent de transport en commun ou de marche en forêt devront s'y faire. Nous ne sommes pas sortis du bois.

    Sarkozy s'est fait élire avec ses coups de gueule contre la racaille et le tasse-toi pauve con, Labeaume avec ses barbares et ses polis "fermez vos gueules" aux syndicalistes, va mener Québec d'une main de fer dans un gant de boxe.


    Vive le Red-Bull.

    Serge Charbonneau
    Québec

    P.S.: Peut-être l'avez-vous perçu entre les lignes... je n'ai pas vraiment voté pour le maire Labeaume, mais c'est la démocratie...

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 07h46
    Victoire méritée
    Pour votre détermination,

    Pour votre vision,

    pour votre passion de la ville,

    pour son développement,


    vous méritez, monsieur Lebeaume, d'avoir été élu maire de notre ville.

    Augustin Réhel
    Québec

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 09h49
    La ville incontinente
    Notre capitale avec un petit c (pour canadienne ?) est incontinente car elle n'a pas su contrôler son débit alors qu'il y avait des candidats dignes d'être dans l'opposition. Jeff Fillion avec autant de voies que Yonnel Bonaventure du Défi vert démontre qu'un bon nombre d'électeurs votent avec... leurs pneus et que la verdeur prétendue de sa population est fictive. Bien entendu la défaite de la fausse opposition est bien méritée mais un peu de retenu aurait fait l'affaire de monsieur Labeaume qui semblait abasourdi par une telle majorité. C'est peut-être l'effet du champagne canadien du 400e...

    Claude L'Heureux, Québec

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 14h31
    Pourquoi Labeaume a eu 80%?
    Combien de fois je suis allé voter ces dernières années en me pinçant le nez? En votant pour le moins pire, le moins pire que j'aimais pas. Mon vote pour le grand insignifant du PQ qui, en pleine crise des accommodements raisonnables voulait sortir le crucifix de l'Assemblée nationale, a certainement été le plus difficile de ma vie!

    Toujours est-il qu'hier, comme 80% des Québécois, j'ai voté fièrement pour Régis. Enfin un politicien qui nous fait triper. Un politicien qui a une vision qui s'élève au-dessus des aqueducs et des égouts. Un politicien qui a un programme pour sa ville. Un politicien qui vise le bonheur collectif de ses concitoyens.

    Va-t-il nous décevoir? On verra. Mais jusqu'ici il a livré la marchandise.

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    mardi 3 novembre 2009 09h58
    Le burlesque d'un chef monarque réélu à l'hôtel de ville de Québec
    L'élection royale de *Régis.Lebeaume démontre hors de tout doute qu'en politique, les fortes personnalités sont capables de se faire couronner comme des rois par le suffrage universel!

    Ce n'est pas si fréquent mais en politique municipale cela arrive plus souvent que l'on pense. L'intérêt personnel prend le dessus trop souvent en politique sur l'intérêt public. Des gens sérieux ont refusé de se présenter contre Lebeaume parce qu'ils n'avaient aucune chance de l'emporter.

    Ce qui donne ce genre de résultats: 80% de suffrages pour un maire qui promet des jeux et du pain à ses électeurs pendant qu'à Montréal, la métropole croule dans une division sociologique et électorale absolument délirante.

    Ce n'est pas le royaume du Danemark qui est pourri c'est celui du Québec.

    *Régis: signifie roi en latin!

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
5 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012