Les femmes se laissent séduire par la politique municipale
Québec — Traditionnellement dominé par des hommes à la moyenne d'âge élevée, le monde municipal se laisse lentement conquérir par des femmes aux profils dynamiques et de plus en plus jeunes. Regard sur une lente ascension.
Journaliste bien connue de la capitale, la candidate de district Julie Lemieux n'avait jamais envisagé de faire le saut en politique avant cette année. Surtout pas à la ville. Certes, la variable Régis Labeaume a joué son rôle dans sa conversion mais, dit-elle, le monde municipal n'est plus ce qu'il était.
« Ce n'est pas au parlement que ça se passe, le niveau municipal est beaucoup plus intéressant ces temps-ci », explique la candidate qui a déjà couvert les affaires municipales pour le quotidien Le Droit ainsi que pour Le Soleil. « Avant le municipal, c'était les routes, les trottoirs. Maintenant, c'est beaucoup plus large, ce sont presque des minigouvernements. »
Les femmes sont majoritaires au sein de l'équipe Labeaume (16 contre 11) et outre
Mme Lemieux, le maire sortant a recruté une vedette locale de TVA, l'animatrice Claude Thibault, et l'ancienne chef de cabinet d'André Boisclair, Line-Sylvie Perron.
En comptant tous les candidats qui se présentent à Québec, les femmes comptent pour 30 % de l'ensemble, une augmentation de 5 % par rapport à 2005. Enfin, à la grandeur du Québec, 28 % des postes de conseillers étaient occupés par des femmes au terme du scrutin de 2005.
Les données de Québec donnent beaucoup d'espoir à Esther Lapointe, qui dirige le Groupe femmes, politique et démocratie, organisme dont la mission est d'encourager les femmes à se lancer en politique. « Le scrutin actuel est encourageant pour nous. Je regarde ce qui se passe à Québec et à Montréal avec Mme Harel ou encore Diane Lemieux. Cela donne une bonne visibilité aux femmes, qui devraient en encourager d'autres à se lancer. »
Impossible pour l'instant d'obtenir le ratio hommes-femmes des candidatures dans l'ensemble des 1109 municipalités pour le présent scrutin, le ministère des Affaires municipales n'ayant pas encore obtenu l'ensemble des données.
Mme Lapointe a cependant confiance de voir la progression encore s'accentuer. À preuve, dit-elle, sur les 248 femmes qui ont participé depuis 2004 aux formations de Femmes et démocratie, 73 prennent part au scrutin actuel, dont 47 au poste de conseillère et 16 au poste de mairesse. « Les organismes du milieu ont travaillé d'arrache-pied pour susciter des candidatures de femmes aux élections municipales », souligne-t-elle.
Elle ajoute que les nouvelles responsabilités dont héritent les villes (l'environnement ou encore la culture et le développement économique) contribuent à attirer de nouvelles candidates. Ce que confirme Élaine Ayotte, une ancienne animatrice de télévision qui se présente pour l'équipe de Louise Harel dans le district de Marie-Victorin. « Les grandes villes ont un rôle crucial à jouer sur l'échiquier mondial et moi, j'ai envie que la ville que j'aime ait du rayonnement. Ce sont les villes qui sont au coeur du développement économique. »
Beaucoup soulignent par ailleurs que le municipal est plus intéressant pour elles du point de vue de la conciliation travail-famille, ce qui n'est souvent pas le cas lorsqu'on siège à l'Assemblée nationale ou encore à la Chambre des communes.
Candidate à la mairie de Longueuil et ancienne députée fédérale, Caroline Saint-Hilaire est bien placée pour le savoir. « C'est étonnant [qu'il n'y ait pas plus de femmes] parce que la politique municipale nous permet de jouer notre rôle de mère plus facilement. Ce devrait être le premier endroit où les femmes veulent se présenter. On rentre le soir à la maison et on est présente le matin. Ce n'était pas mon cas quand j'étais députée fédérale, j'étais loin de la maison quatre jours par semaine. »
Fille d'un ancien conseiller municipal de Longueuil, Caroline Saint-Hilaire mesure le chemin parcouru depuis l'époque où son père faisait de la politique. « C'est vrai que c'est un monde traditionnellement plus masculin, c'était frappant à l'époque de mon père, mais ce n'est plus ce que je sens sur le terrain. » Si d'autres femmes ont tenté leur chance à la mairie avant elle, Mme Saint-Hilaire serait la première mairesse de l'histoire de Longueuil si elle était élue. Car le défi reste grand en ce qui concerne la parité hommes-femmes au poste de maire.
En 2005, à peine 14 % des municipalités du Québec ont élu des femmes. Une mesure à l'image du faible nombre de femmes à se hisser aux plus hauts niveaux du pouvoir à Québec et Ottawa.
Journaliste bien connue de la capitale, la candidate de district Julie Lemieux n'avait jamais envisagé de faire le saut en politique avant cette année. Surtout pas à la ville. Certes, la variable Régis Labeaume a joué son rôle dans sa conversion mais, dit-elle, le monde municipal n'est plus ce qu'il était.
« Ce n'est pas au parlement que ça se passe, le niveau municipal est beaucoup plus intéressant ces temps-ci », explique la candidate qui a déjà couvert les affaires municipales pour le quotidien Le Droit ainsi que pour Le Soleil. « Avant le municipal, c'était les routes, les trottoirs. Maintenant, c'est beaucoup plus large, ce sont presque des minigouvernements. »
Les femmes sont majoritaires au sein de l'équipe Labeaume (16 contre 11) et outre
Mme Lemieux, le maire sortant a recruté une vedette locale de TVA, l'animatrice Claude Thibault, et l'ancienne chef de cabinet d'André Boisclair, Line-Sylvie Perron.
En comptant tous les candidats qui se présentent à Québec, les femmes comptent pour 30 % de l'ensemble, une augmentation de 5 % par rapport à 2005. Enfin, à la grandeur du Québec, 28 % des postes de conseillers étaient occupés par des femmes au terme du scrutin de 2005.
Les données de Québec donnent beaucoup d'espoir à Esther Lapointe, qui dirige le Groupe femmes, politique et démocratie, organisme dont la mission est d'encourager les femmes à se lancer en politique. « Le scrutin actuel est encourageant pour nous. Je regarde ce qui se passe à Québec et à Montréal avec Mme Harel ou encore Diane Lemieux. Cela donne une bonne visibilité aux femmes, qui devraient en encourager d'autres à se lancer. »
Impossible pour l'instant d'obtenir le ratio hommes-femmes des candidatures dans l'ensemble des 1109 municipalités pour le présent scrutin, le ministère des Affaires municipales n'ayant pas encore obtenu l'ensemble des données.
Mme Lapointe a cependant confiance de voir la progression encore s'accentuer. À preuve, dit-elle, sur les 248 femmes qui ont participé depuis 2004 aux formations de Femmes et démocratie, 73 prennent part au scrutin actuel, dont 47 au poste de conseillère et 16 au poste de mairesse. « Les organismes du milieu ont travaillé d'arrache-pied pour susciter des candidatures de femmes aux élections municipales », souligne-t-elle.
Elle ajoute que les nouvelles responsabilités dont héritent les villes (l'environnement ou encore la culture et le développement économique) contribuent à attirer de nouvelles candidates. Ce que confirme Élaine Ayotte, une ancienne animatrice de télévision qui se présente pour l'équipe de Louise Harel dans le district de Marie-Victorin. « Les grandes villes ont un rôle crucial à jouer sur l'échiquier mondial et moi, j'ai envie que la ville que j'aime ait du rayonnement. Ce sont les villes qui sont au coeur du développement économique. »
Beaucoup soulignent par ailleurs que le municipal est plus intéressant pour elles du point de vue de la conciliation travail-famille, ce qui n'est souvent pas le cas lorsqu'on siège à l'Assemblée nationale ou encore à la Chambre des communes.
Candidate à la mairie de Longueuil et ancienne députée fédérale, Caroline Saint-Hilaire est bien placée pour le savoir. « C'est étonnant [qu'il n'y ait pas plus de femmes] parce que la politique municipale nous permet de jouer notre rôle de mère plus facilement. Ce devrait être le premier endroit où les femmes veulent se présenter. On rentre le soir à la maison et on est présente le matin. Ce n'était pas mon cas quand j'étais députée fédérale, j'étais loin de la maison quatre jours par semaine. »
Fille d'un ancien conseiller municipal de Longueuil, Caroline Saint-Hilaire mesure le chemin parcouru depuis l'époque où son père faisait de la politique. « C'est vrai que c'est un monde traditionnellement plus masculin, c'était frappant à l'époque de mon père, mais ce n'est plus ce que je sens sur le terrain. » Si d'autres femmes ont tenté leur chance à la mairie avant elle, Mme Saint-Hilaire serait la première mairesse de l'histoire de Longueuil si elle était élue. Car le défi reste grand en ce qui concerne la parité hommes-femmes au poste de maire.
En 2005, à peine 14 % des municipalités du Québec ont élu des femmes. Une mesure à l'image du faible nombre de femmes à se hisser aux plus hauts niveaux du pouvoir à Québec et Ottawa.
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