Compteurs d'eau - 427 000$ en primes pour les cadres limogés
Le maire récompense l'incompétence, dit Labonté
Limogés par le maire de Montréal Gérald Tremblay, le directeur général de la Ville de Montréal, Claude Léger, et le directeur des affaires corporatives, Robert Cassius de Linval, ont quitté l'hôtel de ville mardi avec des indemnités de départ de respectivement 245 000 et 182 000 $.
«Tout comme moi [MM. Léger et Cassius de Linval] conviennent que la situation décrite par le vérificateur général est indéfendable», a déclaré Gérald Tremblay, mardi, en conférence de presse. Pourtant, la Ville a choisi de résilier les contrats d'emploi de deux hauts cadres plutôt que de les congédier pour faute grave ou motif sérieux. «Il est prévu que la Ville peut en tout temps résilier le contrat d'un employé, sans motif. En contrepartie, il y a un mécanisme de compensation financière qui s'installe automatiquement», a affirmé le directeur des relations professionnelles au service du capital humain, Jean-Yves Hinse.
Martin Tremblay, l'attaché de presse du maire de la ville, Gérald Tremblay, a rappelé, hier, «qu'il a été convenu d'un commun accord [entre M. Tremblay et MM. Léger et Cassius de Linval] de résilier le contrat».
«C'est une résiliation "sans cause"», a ajouté Jean-Yves Hinse. Les dispositions des contrats prévoient le versement à titre d'indemnité de départ d'une compensation forfaitaire qui équivaut à 12 mois de salaire. Pour M. Léger, il s'agit d'un montant de 244 494 $ qui lui sera versé, alors que M. de Linval aura droit à un montant de 182 070 $.
Si le maire de Montréal avait choisi, mardi, de destituer son directeur général et son directeur des affaires corporatives pour faute grave ou motif sérieux, ces derniers n'auraient pas empoché une indemnité de départ. «Mais cela ouvre la porte à des recours devant les tribunaux», a fait remarquer Jean-Yves Hinse. Le conseil municipal aurait d'ailleurs dû autoriser la destitution de ces deux hauts cadres.
Charles Léger et Robert Cassius de Linval auraient également pu faire le choix de démissionner et de renoncer à toute prime de départ.
Le maire «a récompensé l'incompétence», ont lancé Benoit Labonté et Louise Harel hier.
Le chef de l'opposition officielle à la Ville de Montréal, Benoit Labonté, reproche au maire d'avoir adopté un «double discours». Gérald Tremblay «s'est fait une fierté [mardi] de dire qu'il avait agi pour [les] punir. De l'autre main, il les récompense, les gratifie d'une année de salaire chacun, ou à peu près».
«Un an de salaire», s'est exclamée la candidate à la mairie Louise Harel, lorsqu'elle a appris l'ampleur des parachutes dorés offerts aux deux hauts fonctionnaires éjectés de l'hôtel de ville. «Je pense que tous les Montréalais seront scandalisés», a-t-elle lancé. «C'est du mépris à l'égard des payeurs de taxes», a renchéri Benoit Labonté.
Bien que le rapport du vérificateur général Jacques Bergeron sur le contrat des compteurs d'eau n'adresse pas de blâme à Claude Léger et Robert Cassius de Linval, le chef de l'opposition officielle estime que les deux plus importants fonctionnaires à la Ville ont commis des «fautes administratives impardonnables» en informant mal les élus du contrat des compteurs d'eau, et que leur congédiement — sans prime de départ — était amplement justifié.
La chef de Vision Montréal accuse Gérald Tremblay d'avoir «acheté le silence de ses hauts fonctionnaires».
Le chef de Projet Montréal et candidat à la mairie, Richard Bergeron, a pour sa part qualifié la décision du maire de Montréal d'«odieuse».
Le directeur des relations professionnelles au service du capital humain, Jean-Yves Hinse, ne croit pas que le conseil municipal, qui a autorisé l'embauche des deux cadres, peut contrecarrer la décision du maire et voter leur congédiement. «La Ville a mis fin au contrat de ces deux personnes-là. La transaction, pour moi, elle est complétée», a dit Jean-Yves Hinse.
«Tout comme moi [MM. Léger et Cassius de Linval] conviennent que la situation décrite par le vérificateur général est indéfendable», a déclaré Gérald Tremblay, mardi, en conférence de presse. Pourtant, la Ville a choisi de résilier les contrats d'emploi de deux hauts cadres plutôt que de les congédier pour faute grave ou motif sérieux. «Il est prévu que la Ville peut en tout temps résilier le contrat d'un employé, sans motif. En contrepartie, il y a un mécanisme de compensation financière qui s'installe automatiquement», a affirmé le directeur des relations professionnelles au service du capital humain, Jean-Yves Hinse.
Martin Tremblay, l'attaché de presse du maire de la ville, Gérald Tremblay, a rappelé, hier, «qu'il a été convenu d'un commun accord [entre M. Tremblay et MM. Léger et Cassius de Linval] de résilier le contrat».
«C'est une résiliation "sans cause"», a ajouté Jean-Yves Hinse. Les dispositions des contrats prévoient le versement à titre d'indemnité de départ d'une compensation forfaitaire qui équivaut à 12 mois de salaire. Pour M. Léger, il s'agit d'un montant de 244 494 $ qui lui sera versé, alors que M. de Linval aura droit à un montant de 182 070 $.
Si le maire de Montréal avait choisi, mardi, de destituer son directeur général et son directeur des affaires corporatives pour faute grave ou motif sérieux, ces derniers n'auraient pas empoché une indemnité de départ. «Mais cela ouvre la porte à des recours devant les tribunaux», a fait remarquer Jean-Yves Hinse. Le conseil municipal aurait d'ailleurs dû autoriser la destitution de ces deux hauts cadres.
Charles Léger et Robert Cassius de Linval auraient également pu faire le choix de démissionner et de renoncer à toute prime de départ.
Le maire «a récompensé l'incompétence», ont lancé Benoit Labonté et Louise Harel hier.
Le chef de l'opposition officielle à la Ville de Montréal, Benoit Labonté, reproche au maire d'avoir adopté un «double discours». Gérald Tremblay «s'est fait une fierté [mardi] de dire qu'il avait agi pour [les] punir. De l'autre main, il les récompense, les gratifie d'une année de salaire chacun, ou à peu près».
«Un an de salaire», s'est exclamée la candidate à la mairie Louise Harel, lorsqu'elle a appris l'ampleur des parachutes dorés offerts aux deux hauts fonctionnaires éjectés de l'hôtel de ville. «Je pense que tous les Montréalais seront scandalisés», a-t-elle lancé. «C'est du mépris à l'égard des payeurs de taxes», a renchéri Benoit Labonté.
Bien que le rapport du vérificateur général Jacques Bergeron sur le contrat des compteurs d'eau n'adresse pas de blâme à Claude Léger et Robert Cassius de Linval, le chef de l'opposition officielle estime que les deux plus importants fonctionnaires à la Ville ont commis des «fautes administratives impardonnables» en informant mal les élus du contrat des compteurs d'eau, et que leur congédiement — sans prime de départ — était amplement justifié.
La chef de Vision Montréal accuse Gérald Tremblay d'avoir «acheté le silence de ses hauts fonctionnaires».
Le chef de Projet Montréal et candidat à la mairie, Richard Bergeron, a pour sa part qualifié la décision du maire de Montréal d'«odieuse».
Le directeur des relations professionnelles au service du capital humain, Jean-Yves Hinse, ne croit pas que le conseil municipal, qui a autorisé l'embauche des deux cadres, peut contrecarrer la décision du maire et voter leur congédiement. «La Ville a mis fin au contrat de ces deux personnes-là. La transaction, pour moi, elle est complétée», a dit Jean-Yves Hinse.
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