Débats entre les candidats à la mairie de Montréal - Attaqué sur l'eau, Tremblay riposte à Harel sur les fusions
Incontournables en campagne électorale, les débats des chefs sont l'occasion pour les candidats de se faire valoir auprès de l'électorat. La journée d'hier a été marquée par deux confrontations, l'une opposant Gérald Tremblay à Louise Harel sur les ondes de LCN, alors que l'autre rencontre, qui portait sur l'habitation, s'est déroulée en l'absence du maire.
Le premier duel télévisé entre Gérald Tremblay et Louise Harel a donné lieu hier à de vifs échanges entre les deux adversaires hier. Aux prises avec le fiasco des compteurs d'eau, le maire a décidé d'attaquer le bilan de sa rivale à titre d'ancienne ministre des Affaires municipales.
Animé par Jean-Luc Mongrain, le débat d'une durée de 90 minutes s'est déroulé dans les studios de LCN et portait sur six enjeux, dont l'éthique, la propreté, les transports et le développement économique. Les échanges ont été parfois musclés, mais le ton entre les deux belligérants est demeuré courtois.
Le premier thème abordé, l'éthique, a placé le maire dans une position défensive puisqu'il a dû justifier les décisions controversées de son administration dans le dossier des compteurs d'eau. Aux accusations de Louise Harel, qui lui reprochait d'avoir «réagi au moment où il n'avait plus le choix» et d'avoir «laissé les clés de la Ville au privé», le maire a répliqué à son adversaire en l'attaquant sur sa vie antérieure de ministre des Affaires municipales et sur les fusions de 2002 qui ont chambardé Montréal. Il l'a notamment rendue responsable du démantèlement du service d'urbanisme. «Je ramasse les pots cassés depuis huit ans», a dit le maire.
Lorsque le maire a exprimé des regrets pour certaines des décisions prises par son administration dans le dossier des compteurs d'eau, la chef de Vision Montréal a sauté sur l'occasion: «On est dans les "aurait donc dû" avec le maire. On aurait donc dû pas privatiser la SHDM, on aurait donc dû ne pas donner un contrat de 600 millions», a lancé Louise Harel sur un ton ironique.
En matière de transports, malgré quelques échanges animés, les deux belligérants semblaient d'accord sur plusieurs enjeux, comme la réduction de la place de l'automobile, l'implantation d'un péage autour de Montréal, l'aménagement de voies réservées et le prolongement du métro. Louise Harel a toutefois exprimé un bémol au sujet des tramways qu'il faudrait, selon elle, remettre en question.
Le maire a démoli la promesse de Vision Montréal d'attirer dans la métropole l'exposition universelle de 2020. Selon lui, il s'agit d'un «projet totalement irréaliste». À ce sujet, il a évoqué les difficultés rencontrées par le maire de Toronto, David Miller, qui n'a pas réussi à obtenir le financement des gouvernements fédéral et provincial pour l'exposition 2015.
Absent du débat télédiffusé sur les ondes de LCN, le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a su s'attirer la faveur de la majorité des quelque 100 personnes qui ont assisté au débat du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) hier après-midi.
Louise Harel, Richard Bergeron et Louise O'Sullivan s'y sont notamment engagés à augmenter l'offre de logements sociaux à Montréal et, du coup, à encourager une plus grande mixité sociale.
Louise Harel et Gérald Tremblay s'affronteront de nouveau le 19 octobre lors d'un débat animé par Patrice Roy sur les ondes de Radio-Canada, mais cette fois le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, sera de la partie.
***
Avec la collaboration de Marco Bélair-Cirino
Le premier duel télévisé entre Gérald Tremblay et Louise Harel a donné lieu hier à de vifs échanges entre les deux adversaires hier. Aux prises avec le fiasco des compteurs d'eau, le maire a décidé d'attaquer le bilan de sa rivale à titre d'ancienne ministre des Affaires municipales.
Animé par Jean-Luc Mongrain, le débat d'une durée de 90 minutes s'est déroulé dans les studios de LCN et portait sur six enjeux, dont l'éthique, la propreté, les transports et le développement économique. Les échanges ont été parfois musclés, mais le ton entre les deux belligérants est demeuré courtois.
Le premier thème abordé, l'éthique, a placé le maire dans une position défensive puisqu'il a dû justifier les décisions controversées de son administration dans le dossier des compteurs d'eau. Aux accusations de Louise Harel, qui lui reprochait d'avoir «réagi au moment où il n'avait plus le choix» et d'avoir «laissé les clés de la Ville au privé», le maire a répliqué à son adversaire en l'attaquant sur sa vie antérieure de ministre des Affaires municipales et sur les fusions de 2002 qui ont chambardé Montréal. Il l'a notamment rendue responsable du démantèlement du service d'urbanisme. «Je ramasse les pots cassés depuis huit ans», a dit le maire.
Lorsque le maire a exprimé des regrets pour certaines des décisions prises par son administration dans le dossier des compteurs d'eau, la chef de Vision Montréal a sauté sur l'occasion: «On est dans les "aurait donc dû" avec le maire. On aurait donc dû pas privatiser la SHDM, on aurait donc dû ne pas donner un contrat de 600 millions», a lancé Louise Harel sur un ton ironique.
En matière de transports, malgré quelques échanges animés, les deux belligérants semblaient d'accord sur plusieurs enjeux, comme la réduction de la place de l'automobile, l'implantation d'un péage autour de Montréal, l'aménagement de voies réservées et le prolongement du métro. Louise Harel a toutefois exprimé un bémol au sujet des tramways qu'il faudrait, selon elle, remettre en question.
Le maire a démoli la promesse de Vision Montréal d'attirer dans la métropole l'exposition universelle de 2020. Selon lui, il s'agit d'un «projet totalement irréaliste». À ce sujet, il a évoqué les difficultés rencontrées par le maire de Toronto, David Miller, qui n'a pas réussi à obtenir le financement des gouvernements fédéral et provincial pour l'exposition 2015.
Absent du débat télédiffusé sur les ondes de LCN, le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a su s'attirer la faveur de la majorité des quelque 100 personnes qui ont assisté au débat du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) hier après-midi.
Louise Harel, Richard Bergeron et Louise O'Sullivan s'y sont notamment engagés à augmenter l'offre de logements sociaux à Montréal et, du coup, à encourager une plus grande mixité sociale.
Louise Harel et Gérald Tremblay s'affronteront de nouveau le 19 octobre lors d'un débat animé par Patrice Roy sur les ondes de Radio-Canada, mais cette fois le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, sera de la partie.
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Avec la collaboration de Marco Bélair-Cirino
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