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Montréal français - Harel ne parle pas anglais? Et puis?

La maîtrise de l'anglais ne devrait pas être un prérequis pour occuper le poste de maire de Montréal. C'est ce que soutient Luc Thériault, président du Mouvement Montréal français et ex-député péquiste, qui a rappelé hier que la Loi 101, adoptée il y a 32 ans, avait fait du français la seule langue officielle au Québec et dans les institutions publiques.

La polémique entourant la candidature de Louise Harel à la mairie de Montréal et les critiques sur sa méconnaissance de l'anglais exaspèrent Luc Thériault. «Lorsque quelqu'un veut siéger au poste de maire, il faut d'abord et avant tout regarder son c. v., son expérience politique et sa compétence», a-t-il fait valoir hier.

À la veille d'un rassemblement en faveur du français dans les services publics, M. Thériault a soutenu en conférence de presse que faire de la connaissance de l'anglais un critère indispensable pour briguer la mairie de Montréal contrevenait aux principes édictés par la Charte de la langue française.

Rappelant que le Mouvement Montréal français est un organisme non partisan, M. Thériault s'est montré prudent dans ses commentaires sur la campagne électorale montréalaise et sur la candidature de Mme Harel. «Il me semble que Mme Harel a une connaissance de l'anglais qui ne ferait pas en sorte de remettre en question l'économie montréalaise. Il y a toujours des gens qui accompagnent les élus. Je me souviens d'un voyage de M. Sarkozy aux États-Unis; il avait un interprète avec lui», a-t-il relaté.

Le rassemblement organisé par le Mouvement Montréal français se tiendra à 13h30 aujourd'hui, au parc des Faubourgs.

L'arrivée de Louise Harel, marraine des fusions municipales de 2001, dans la campagne électorale montréalaise irrite profondément certains membres de la communauté anglophone montréalaise. Dans un éditorial publié jeudi, The Gazette a qualifié d'«effrayante» la perspective de voir Mme Harel accéder à la mairie. Le quotidien anglophone a soutenu que seul Mom Boucher pouvait aussi bien faire paraître le maire Gérald Tremblay.

Lors d'une conférence de presse tenue mercredi, Louise Harel avait reconnu qu'elle éprouvait des difficultés à s'exprimer en anglais, avant d'ajouter qu'elle entendait suivre des cours pendant l'été.
 
 
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