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La recette Labeaume, un modèle exportable?

En quelques mois, le maire de Québec Régis Labeaume est devenu la superstar du monde municipal. Le principal intéressé assure qu'il ne carbure pas aux boissons énergétiques, mais a-t-il une recette? Et si oui, la potion magique peut-elle fonctionner ailleurs?

Québec — «Tarte au sucre, tarte aux fraises...» 12 septembre 2008. L'Union des municipalités du Québec (UMQ) tient une conférence de presse à l'hôtel de ville et quelqu'un a demandé au maire de tester le micro. Pas question pour M. Labeaume de se contenter d'un conventionnel «un, deux... un, deux». Une fois de plus, il n'a pu résister à la tentation de faire son numéro. «Tarte aux bleuets...» Les journalistes hésitent entre rire ou lever les yeux au ciel... Mais bon, à l'hôtel de ville de Québec, on commence à avoir l'habitude.

Qu'importe, de toute façon, puisque le spectacle plaît à la population. D'après un sondage paru il y a deux mois, pas moins de 67 % des gens de Québec le soutiennent, contre 5 % pour le chef d'opposition Alain Loubier. Une enquête d'Influence Communications a révélé qu'il avait eu l'an dernier plus de couverture médiatique que ses confrères des dix plus grandes villes québécoises réunis. Sa victoire aux élections de l'automne semble si assurée qu'on s'amuse plutôt à parier sur l'ampleur du balayage...

À l'extérieur, le maire fait des envieux. «Régis Labeaume m'a mis en maudit hier soir», écrivait le chroniqueur de L'Actualité Pierre Duhamel dans un blogue au début avril. «Je le voyais, fier comme un paon, annoncer que le Cirque du soleil aura vraisemblablement un spectacle permanent et gratuit à Québec au cours des cinq prochaines années. Que les gens de Québec se rassurent, j'aime beaucoup leur maire, mais je contrôle de plus en plus mal ma jalousie!»

Du personnage au phénomène

Des deux côtés de la route 20, on s'étonne. «J'ai suivi beaucoup de politiciens et je n'ai jamais vu ça», lance le professeur de l'université Laval Thierry Giasson, parlant d'un «parfait mélange de populisme et d'enthousiasme». Selon lui, les gens de Québec l'aiment parce qu'il les flatte dans le sens du poil. «M. Labeaume ne parle jamais de Québec en termes négatifs. Il n'y a que des solutions, pas de problèmes, à l'exception de la petite poche de "fatigants", de "barbares", pour reprendre ses termes, qui ne sont pas d'accord avec lui.» En leur offrant une image constamment positive de leur ville, le maire leur renvoie d'emblée une image positive d'eux-mêmes. Celles de gagnants. Comme au hockey.

Pour Claude Cossette, également professeur au département de communication publique de l'université Laval, c'est là la plus vieille recette du monde: «Ce n'est pas compliqué. Il donne aux gens du pain et des jeux.»

Or c'est une recette qui ne fonctionnerait pas à Montréal, croit M. Giasson. «Régis Labeaume amuse beaucoup, mais je ne suis pas sûr que les Montréalais lui feraient confiance», précise le professeur, un Montréalais dont le déménagement à Québec a coïncidé avec l'apparition du phénomène Labeaume. Selon lui, le populisme du maire de Québec aurait la vie dure dans une métropole acquise aux joies du consensus. «Depuis les années Doré, la grande époque du RCM, on est habitué à la consultation, aux consensus. Ç'a été un revirement radical par rapport au Parti civique de Jean Drapeau qui gérait un peu à la manière Labeaume.»

Il estime que le contexte joue pour beaucoup dans le fossé séparant le conte de fées « labeaumien » du cauchemar actuel de l'administration Tremblay. «Gérald Tremblay vit vraiment une situation inverse. En 2001, il est arrivé dans un contexte pénible avec les défusions.»

Claude Cossette n'est pas de cet avis. «Des grandes gueules, il y en a eu aussi en masse à Montréal. Je pense que quand ça fait trop longtemps que les gens ont des Gérald Tremblay, ils sont bien contents d'avoir un Labeaume.» Mais de là à faire des comparaisons avec un Jean Drapeau, M. Cossette met des bémols. «Drapeau était un homme de programme, alors que Labeaume fonctionne au coup par coup.»

L'attaché de presse du maire, Paul-Christian Nolin, a également servi sous feu Andrée Boucher, qui était elle-même tout un personnage médiatique. Il s'étonne encore de l'effet que Régis Labeaume produit sur les gens. «On m'a parlé d'une dame de Rivière-Ouelle, au Bas-Saint-Laurent, qui disait à quel point elle était fière de "son maire". Or elle parlait de M. Labeaume!»

Quant à savoir si la «recette Labeaume» pourrait marcher ailleurs, il ne voit pas de raisons d'en douter. «Quand on parle de M. Labeaume, on fait des parallèles avec M. Drapeau. Oui, il y a des maires comme ça. Ce sont des gens qui incarnent une espèce d'idéal, de rêve et qui le partagent avec les gens.»

Surtout, le maire se distingue du politicien type, soutient M. Nolin. «Monsieur Labeaume sait où il s'en va et les gens apprécient ça.» Selon lui, la population accepte que le maire puisse se tromper parce que à leurs yeux, il le fait de bonne foi.

Politique et mise en marché

On le dit souvent «rafraîchissant» parce qu'il se distingue des politiciens de carrière, qu'il ne fait pas dans la langue de bois. «C'est le genre de personne avec qui tu irais prendre une bière», résume Mathieu Tanguay de la station sportive Info-800. «Les gens se sentent près de M. Labeaume, même s'il a un poste important.»

Le jeune chroniqueur en sait quelque chose. En début d'année, il avait lancé sur Facebook une pétition pour soutenir le maire dans sa campagne pour garder à Québec le Red Bull Crashed Ice. Près de 40 000 personnes ont soutenu la pétition, dont beaucoup de jeunes, ce qui est pour le moins inusité en politique municipale.

Dérangé par les plaintes de certains résidents du Vieux-Québec contre un événement qui troublait leur qualité de vie, le maire avait alors mené une campagne agressive contre «ces retraités scolarisés avec une belle pension» ou encore ces «égoïstes qui ne pensent qu'à eux». Afin de convaincre les promoteurs de garder leurs pions à Québec, il s'était associé à des stations de radio locales pour enjoindre à la population de se procurer le plus de boissons possible. On l'avait même vu brandir une canette en plein conseil municipal. Une opération de marketing payante pour la compagnie de boissons, pour les radios concernées et, bien sûr, pour le maire lui-même.

Alors? Le phénomène Labeaume serait-il le résultat d'une bonne campagne de marketing? La question se pose d'autant plus quand on sait que son chef de cabinet Louis Côté provient de la firme de publicité Cossette Communications...

«C'est un schème classique de relations publiques. Il fonctionne un peu comme un publicitaire. À force de répétitions et de slogans. Et son argumentaire n'est pas toujours étoffé», relève Claude Cossette qui est également le fondateur de Cossette Communications. «Il applique en politique municipale les méthodes du monde des affaires. C'est la victoire des gens d'action plutôt que des gens de réflexion», ajoute-t-il.

Mais le naturel du personnage confond même les plus sceptiques. «Je suis convaincu qu'il ne joue pas de personnage, il est lui-même», poursuit le professeur. «Je ne crois pas que ce soit de la frime», renchérit son collègue Thierry Giasson. «Mais ça ne veut pas dire qu'il ne sait pas sur quel registre il doit jouer. Il sait ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas», précise-t-il.

Régis Labeaume l'homme d'affaires aime bien rappeler qu'il a une formation de sociologue. De quoi expliquer peut-être cette compréhension instinctive des susceptibilités locales. Lors d'un entretien à la fin de 2008, il nous avait dit s'être inspiré de la mairesse Boucher dans sa façon de communiquer avec la population en disant spontanément ce qui lui passait par la tête dès qu'on lui met un micro sous le nez. Et le maire a bien saisi l'importance stratégique de certains médias: c'est à CHOI-FM, rappelons-le, qu'il a cherché à combler son déficit de notoriété avant l'élection.

Membre du collectif d'humoristes Prenez garde aux chiens, David Lemelin préparait un sketch sur le Blues de la métropole, lors de notre entretien. Il concède que la capitale est passée du complexe d'infériorité à un quasi-complexe de supériorité. Dans une vidéo qui a connu un certain succès sur la toile, il incarne un Réglisse Labeaume déguisé en Napoléon qui fait visiter «sa» ville. Le petit monsieur pète des crises de nerfs et fait le beau devant la caméra: «J'ai 59 % des votes, monsieur, même le bon Dieu m'appelle pour me demander la permission.»

«À l'entendre, on a l'impression qu'il faut être presque débile pour ne pas venir à Québec, que c'est le nouveau centre de l'univers», explique-t-il. Mais qui aime bien châtie bien et David Lemelin, comme la majorité de ses concitoyens, soutient le maire malgré tout. «Je pense que les gens sont bien conscients qu'il en fait un peu trop, mais ils vont le juger à son bilan.»
 
 
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  • Bernard Gervais
    Abonné
    samedi 30 mai 2009 01h31
    Québec et Montréal : deux réalités bien différentes l'une de l'autre
    C'est vrai que le maire Labeaume et un fin politicien. Cependant, il dirige une ville de taille moyenne et dont la population est très homogène. De plus, - ne l'oublions jamais - on y retrouve un gouvernement, celui du Québec. Que celui-ci soit libéral ou péquiste, le gouvernement québécois a toujours eu intérêt à répondre aux demandes de la capitale du Québec.

    Diriger Montréal, une ville beaucoup plus grande (avec tout ce cela implique comme problèmes sociaux) et de plus en diversifiée au plan culturel est nettement plus complexe. Et n'oublions pas le fait qu'elle est entourée de banlieues qui ne cessent de grandir à ses dépens, qu'elle n'a pas tous les pouvoirs nécessaires pour agir et qu'elle doit souvent quémander du financement des gouvernements pour refaire ses infrastructures et se développer.

    Pas sûr que, s'il occupait le poste de maire de Montréal, M. Labeaume trouverait cela aussi facile que de diriger la ville de Québec !

  • Richard Desrochers
    Inscrit
    samedi 30 mai 2009 04h27
    du jamais vu
    Pour nous c'est du jamais vu. Direct dans ses propos, sportif et culturel à la fois, vindicateur et d'une grande amabilité, voilà ce pour qui les gens ont voté. Et pour qui ils voteront encore. Mais c'est pas terminé, ce maire sera le catalyseur du retour du hockey à Québec, sport qui avait été chassé par l'administration L'Allier, l'homme jadis porté sur le passé et sans vision. Le maire actuel laissera un souvenir impérissable lorsqu'il prendra sa retraite, une retraite que nous souhaitons très loin.

  • André Bussière
    Inscrit
    samedi 30 mai 2009 04h27
    NON, PAS DANS UNE VILLE DE CHIALEUX ET DE NÉGATIFS
    Je demeure à Montréal depuis maintenant 10 ans.
    J'ai rarement vu une ville autant remplie d'un côté d'éteignoirs et de l'autre de chialeux.
    C'est à se demander s'ils ne chialaient pas sur le lait de leur mère !!!!!!
    Le Maire Labeaume a fait de quelques succès consécutifs, une grande réussite.
    Son côté fort c'est qu'il ne joue pas la 'GAME' habituelle des politiciens montréalais, qui ne font rien sans penser à leur taux de popularité ou à leur réélection.
    IL est capable de renvoyer paître les chialeux, comme ceux du Vieux-Québec qui se plaignaient de la musique trop forte du MOULIN À IMAGES de Robert Lepage, Il leur a dit que "leur choix d'élever leur famille dans le Vieux Québec n'était pas le bon" !!!
    La démocratie ce n'est pas de fonctionner par le concensus, mais c'est d'élire notre dirigeant et le sanctionner ou l'approuver sur son bilan de mandat à chaque élection.
    Entre les 2 élections, c'est lui le BOSS.

    M. Labeaume continuez dans la même direction et votre belle ville fera l'envie de tout le continent!!!!!!!!!!!!!!

    ANDRÉ BUSSIÈRE B.S.A.
    busand2003@hotmail.com

  • Yvon Roy
    Abonnée
    samedi 30 mai 2009 06h41
    succès
    Le fait de ne pas avoir de poignée rouge dans le dos explique sans doute en partie le succès de Régis.

  • Michbonn
    Abonnée
    samedi 30 mai 2009 06h50
    Parlant de marketing......
    la firme Cossette et son vice-président qui fait toutes les tribunes pour soigner l'image de sa firme doivent être aux petits oiseaux puisque dans ce seul article vous avez réussi à les nommer plusieurs fois! C'est vous qui jouez là au "bon dieu"!

    M. Bonneau. Montréal

  • Jacques Morissette
    Abonné
    samedi 30 mai 2009 07h42
    Ma boule de cristal me dit ceci:
    Pour être un bon citoyen de la ville de Québec, mieux vaut être un québécois pur laine, comme monsieur Labeaume. C'est par ailleurs sur cette corde que monsieur Labeaume joue; il est un québécois pur laine. Il semble aussi un spécialiste de la mise en marché. Avec le temps, on pourrait peut-être changer le nom de la ville de Québec et l'appelée le "Marché Labeaume".

    Ce n'est pas que je pourrais l'envier, c'est que je n'aime pas vraiment les gens qui se pètent les bretelles. Un jour où l'autre, leçon de vie et de sagesse, les bretelles vont casser. À plus ou moins long terme, en me faisant l'avocat du diable, la ville de Québec va peut-être y perdre son âme...

    Je mets cependant un baume dans mes propos. Je dis tout cela dans la mesure où l'image médiatique de monsieur Labeaume est la réalité. Après tout, il est peut-être plus sage que ce qu'on en dit? Je laisse donc la chance au coureur tout en ajoutant que peut-être -- c'est mon souhait -- il ne faut pas prendre au sérieux toutes mes élucubrations.

    jm

  • Rodrigue Tremblay
    Inscrit
    samedi 30 mai 2009 08h11
    Gagné à Québec, Brulotte à Montréal... lol
    le cy young à Québec; pu d'Expo à Montréal
    le Cirque du Soleil à Québec, pas de Cirque du Soleil à Montréal
    le roy de la Coupe Stanley à Québec, pas de CH en séries à Montréal
    Le Moulin à Images à Québec, pas de Moulin à Images à Montréal

  • Denis Gagnon
    Abonné
    samedi 30 mai 2009 08h15
    sans titre
    c est un deuxieme mme boucher avec le bon et le méchant

  • victoriavilleman
    Inscrit
    samedi 30 mai 2009 08h49
    Lebeaume mérite la côte de popularité
    Peut importe ce que peuvent dire les détracteurs, le Maire Lebeaume mérite amplement la côte de popularité.

    Sa façon candide, ouverte, franche et directe est l'avenir en politique. Les gens veulent de plus en plus des politiciens qui sont eux mêmes, au détriement quelques fois, de ne pas aimer et toujours être d'accord avec leurs prises de positions.

    Analysons la situation de la ville de Québec sous tout les angles, Québec se porte mieux depuis qu'il est là. Québec est devenue la ville au Québec où les choses bougent et où il est permis de penser à amener des projets ambitieux et internationaux.

    Quil soit entièrement aimé ou pas, Lebeaume ne cache pas sa personalité. What you see is what you get. Nos politiciensNEs municipaux, provinciaux et fédéreaux serait bien avisés de prendre conseil sur sa façon de faire.

    Avec ce genre d'approche, il n'y a aucun doute que ce n'est qu'une question de temps avant qu'une équipe de la LNH revienne à Québec.

  • Michel Simard
    Abonné
    samedi 30 mai 2009 08h52
    D'un extrême à l'autre
    Régis Lebeaume est le pendant de l'ADQ sur la scène municipale. Certains électeurs, lassés des discours en langue de bois et des mensonges des politiciens, genre Jean Charest et "1984", et frustrés de ce qu'ils considèrent le pouvoir technocratique, se laissent charmer par une "approche" "nouvelle" de politiciens plus "naturels". Alors, les slogans vides de sens, répétés comme l'endoctrinement par la publicité et le marketing, qui ne résisteraient pas longtemps à une analyse rigoureuse et qui ne se traduisent pas par une démarche civique cohérente, les gens impressionnés par le populisme, en redemandent.

    Du populisme simpliste, on a vu ce que ça donne avec le dégonflement de l'ADQ, le cauchemar Bush, la duperie arrogante des libéraux-conservateurs de Charest et la comédie tragique des réformistes-conservateurs. Dans le meilleur des cas, tôt ou tard, les électeurs prennent conscience de l'ineptie de ce courant et mettent en place des gens plus responsables qui doivent remettre la société en état de fonctionner, ou au pire, paient pour les pots cassés.

    À part être persuasif pour convaincre les gouvernements de financer ses petits projets, Réjean Lebeaume n'a pas de grande réalisation à son actif. Il surfe sur les bénéfices que procurent les actions et les projets qu'a mis en place l'ancien maire de Québec, Jean-Paul L'Allier, sur l'euphorie du 400e anniversaire de Québec et sur la conjoncture économique plus favorable à Québec. Rappelons ici que l'ancienne mairesse, ardente opposante à la fusion des villes de banlieue à la ville de Québec, a reconnu elle-même que gérer une ville-centre ce n'est pas comme gérer une ville de banlieue, aussi populeuse soit-elle. Un baume pour l'ancien maire L'Allier.

    Il est aussi beaucoup plus difficile de gérer une ville comme Montréal, encore plus avec le fiasco des défusions inutiles orchestrées par le populiste Jean Charest et dans un contexte économique plus difficile. De plus, Gérald Tremblay maîtrise mal l'art de convaincre. Et, il faut bien le dire, la communauté montréalaise est en panne à bien des égards. Toutefois, ce serait se leurrer de penser que les Montréalais n'éliraient pas un Réjean Lebeaume, pour se donner l'illusion qu'il se passe quelque chose. C'est un danger après de trop longues années de gouvernance douteuse.

    Espérons que Louise Harel se présentera à la mairie et insufflera une nouvelle dynamique à la gouvernance municipale.

  • Guy Lemieux
    Abonné
    samedi 30 mai 2009 10h30
    Boule de cristal ....
    Pour une fois la boule .....c est M.Le Maire qui sait lire dedans ...M.Morissette ... n en déplaise aux jaloux ...
    Gardez Tremblay et Arel ....( toute une formule Un )

    Ici à Québec ....nous nettoyons notre court ....

  • Rodrigue Tremblay
    Inscrit
    samedi 30 mai 2009 11h56
    Morissette, justement Labaume n,est pas un pure-laine
    C'est un Bleuet, il vient de Roberval. Pis son grand-père Labaume était un Français.Ca vous en bouche-ti un ti-couin?

  • Claude Stordeur
    Abonné
    samedi 30 mai 2009 12h08
    Facile de briller avec une ville remembrée qui a moins de 4% de chomage
    Voilà les différences fondamentales entre Montréal et Québec..,
    Montréal est le pôle de la pauvreté, des émigrés pas encore adaptés, doit lutter contre le gouvernement qui siège à Québec et la favorise et en plus à été démembré par Charest et avec autant de petit roi dit " maire " que de comté électorale... ingouvernable.

    Il ne faut pas oublier que si Charest avait laisser l'ile de Montréal avec un seul maire, celui-ci aurait plus de pouvoir que Charest, rien que par la population et sa force de vote.

    Comme dernier argument en faveur de Québec, dans la plupart des emplois la langue française suffit amplement, à l'encontre de Montréal ou parler anglais est un minimum requis, le français étant secondaire dans la plupart des PME de l'ile et de ses environs.

    Le maire Labaume bénéficie en plus des largesse énorme du fédéral pour une ville de province de 500.000 fonctionnaires ou employés de compagnies d'assurance.
    Rien que la visite d'un chanteur de renom anglais a couter pour chaque spectateur sur le site, principalement de Québec et environs, 40.00 des taxes que nous payons au fédéral...

    Ne comparez surtout pas le réseau des autoroutes de Québec, petite ville du gouvernement, avec le métropolitain ou les routes a péages de Montréal.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 30 mai 2009 12h24
    Un fier québécois
    Je suis fier d'avoir contribué à amener Régis Labeaume au poste de Maire. Il est malheureux que le RMQ ne l'ai pas choisi conmme chef en mai 2005. Ils ont préféré rester dans les ornières du conformisme politique au point ou je me demande maintenant à quoi sert un parti politique au niveau municipal surtout avec le double vote.

    Il est comme moi sans rectitude politique, direct et prend des décisions. Il est un livre ouvert ce qui le rend invunérable...

    Oui je suis fier d'être québécois né à Québec !!!

  • André Michaud
    Inscrit
    samedi 30 mai 2009 13h35
    Labeaume, candeur, leadership et transparence!
    Je fais partie des 85% de citoyens de Québec qui sont satisfaits de M.Labeaume, même si je n'avais voté pour lui (ce que je ferai à la prochaine élection)
    C'est une personne VRAIE qui ne parle pas des deux côtés de la bouche comme TOUS les politiciens provinciaux et fédéraux.
    C,est un vrai leader qui a compris qu'il ne faut jamais essayer de plaire à tous...sinon on ne plait à personne.Un leader doit DÉCIDER, et si les citoyens ne sont pas d'accord avec ses actions , ils voteront pour un autre.On est tanné des maudites moumounes politically correctes! Quelle belle candeur et transparence! Avez-vous entendu un autre politicien admettre candidement qu'il peut faire une erreur par mois, au lieu de toujours mettre tout sur la faute de l'autre parti?

    Un autre point fort de M.Labeaume c'est de demander à la population de l'appuyer afin de faire taire les négatifs professionnels(comme dans le cas redbull crash ice).Je déteste cette boisson mais j'en ai acheté pour démontrer ma solidarité contre une poignée d'anti-sociaux! Quand on pense que le maire Tremblay a laissé passer un projet fabuleux avec le Cirque du Soleil pour ne pas déplaire à une poignée de chialeux sans arguments logiques (il y a des machines video poker à chaque coin de rue...)

    M.Labeaume ne ferait pas de miracle à Montréal qui est une ville beaucoup plus populeuse avec beaucoup de graves problèmes. Cependant je souhaite aux montréalais un maire avec autant de leadership qui s'appuiera sur la population pour faire comprendre aux poignées de chialeux qu'en démocratie ce sont aux élus à décider; pas aux syndicats et clubs marxisants de pseudo bien pensants.Et ceux qui ne sont pas d'accords voteront pour d'autres à la prochaine élection.

    Ceux qui veulent plaire à tous se ramassent TOUJOURS à plaire..à personne. Je vous souhaite aussi un maire aussi transparent qui dit clairement ce q'il pense.

    Bravo M.Labeaume, ce sont des gens comme vous qui laissent quelques espoirs dans la politique, et combattent le cynisme.

  • Michel Danis
    Inscrit
    samedi 30 mai 2009 14h35
    Seulement à Québec
    Pour comprendre le phénomène de la popularité de Labeaume à Québec, il faut simplement penser à la popularité d'André Arthur et Jeff Fillion. Flatter les frustrés dans le sens du poil et se déclarer plus évolué que Montréal : recette magique !

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    samedi 30 mai 2009 19h11
    Mesquinerie
    Je m'étonne toujours de lire tant de propos mesquins de la part de citoyens de la ville de Québec. «Mon maire pisse plus loin que le tien.», genre. Une chance malgré tout qu'il y en ait quelques-uns à s'élever au-dessus de la mêlée.

    À ces gens de Québec, sachez que la "guerre Québec-Montréal" n'existe que dans votre tête. Je ne me souviens d'aucune conversation au travail, au café ou dans ma famille durant laquelles les Montréalais parlent de ça (cette supposée rivalité. Il est même très rare que nous parlions de Québec tout court. Nous vivons dans deux mondes tellement différents. Vos préoccupations ne sont pas les nôtres et vice-versa. Alors... on pourrait en revenir une fois pour toute? On change de disque?

  • Jean-Pierre Dupuis
    Inscrit
    dimanche 31 mai 2009 06h54
    Labaume à Montréal, certainement
    Ce gars est un passionné. Il saurait s'adapter à la réalité de la métropole et la remettre sur la carte. Il redonnerait une fièreté à cette ville en décrépitude.

  • Monique Désy Proulx
    Abonnée
    dimanche 31 mai 2009 10h21
    Labeaume, après L'Allier
    Labeaume récolte ce qu'a semé L'Allier pendant des années, dans l'ombre, sans que le reste de notre «belle province» se rende vraiment compte de ce qui se tramait dans sa capitale. Moi qui ai quitté Québec en 1989 pour m'installer à Montréal, j'ai vu les changements se faire au fil des années: la revitalisation des quartiers de la basse-ville qui avaient été ravagés par des administrations incultes, la revitalisation de la rivière Saint-Charles qui avait été bétonnée, la destruction des bretelles d'autoroutes qui avaient été érigées en tout mépris de la trame urbaine, la réhabilitation du boulevard Saint-Cyrille (maintenant boul. René-Lévesque) qui avait été stupidement organisé en autoroute étagée en plein milieu de la ville, et j'en passe. Tous ces réaménagements ont été pensés, prévus et réfléchis pour corriger trente ans de bêtise urbanistique. La vision, c'est l'Allier qui l'a eue, en collaboration avec la Commission de la Capitale nationale, dont le mandat était de faire de Québec une ville digne d'être la capitale d'un pays. Ça, c'était une vision d'avenir. Maintenant que les plans sont concrétisés, que les travaux sont faits, que les erreurs sont réparées, Labeaume fait sans doute bien son travail de continuation, mais rendons à César ce qui revient à César. Le succès du 400e, c'est L'Allier qui l'a préparé, et de longue date.

  • Rodrigue Tremblay
    Inscrit
    dimanche 31 mai 2009 19h38
    Marie Lauzier et l'hyper-plateau
    «Nous vivons dans deux mondes tellement différents. Vos préoccupations ne sont pas les nôtres»

    On connaissait le Pape du Plateau, on vient de trouver la papesse

    Madame Lauzier devrait quitter parfois son Plateau et écouter la radio en "province". Partout on doit se taper les maudits bouchons de circulation sur la métropolitaine ou sur les Ponts. Partout on doit se taper les élécubrations du maire Tremblay. Partout on doit se taper les meurtres des gangs de rue le dimanche matin. Les bibites de Montréal on les a tous les jours dans nos médias hypermontréalisés

  • Bergeron Gaston
    Inscrit
    dimanche 31 mai 2009 21h33
    Québec ou Disneyland
    Québec ou Disneyland? Une ville ou une entreprise? La démocratie ou la démagogie? La réalité ou le populisme? Un conseil de ville représentatif ou la bande des quatre (copains)? La crédulité ou le réalisme? On choisit tout de suite.

  • Claude Trépanier
    Abonné
    vendredi 25 septembre 2009 09h36
    Merci @ Madame Monique Désy Proulx
    Merci pour votre beau témoignage relatant la contribution de Jean-Paul L'Allier. Il fallait souligner l'apport considérable de ce grand politicien qui savait se tenir debout.

    Pour ma part, le maire Labeaume n'a jamais la prestance qu'avait Jean-Paul L'Allier. Rien de comparable!

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