L'«Équipe Labeaume»: quelle équipe?
Le maire Labeaume doit bientôt présenter ses candidats... indépendants
Photo : Clément Allard
«À Québec, on a toujours eu
des maires qui étaient très forts.
On est assez chanceux à cet égard-là, on n’a pas des maires très beiges.» – David Lemelin
Régis Labeaume doit dévoiler d'ici le début des vacances son équipe pour les élections de novembre. Une équipe dont les membres, promet-il, ne seront pas soumis à la ligne de parti et seront traités comme des «collaborateurs».
Québec — Sur le site internet de son parti, le candidat Labeaume prétend vouloir «modifier la culture des partis politiques municipaux par l'instauration d'une formation politique non traditionnelle». Une proposition qui en laisse certains sceptiques. C'est le cas par exemple de Marc Boucher, mari de feu la mairesse, qui compte briguer un poste de conseiller contre l'Équipe Labeaume. «C'est tellement paradoxal! Comment peut-on concilier l'indépendance avec le fait d'appartenir à une équipe?», dit-il.
Andrée Boucher, elle aussi, avait rejeté le modèle de parti traditionnel lors de la campagne municipale de 2005. D'ailleurs, plusieurs élus avaient choisi de briguer les postes de conseillers comme indépendants pour ne pas lui nuire et, dans bien des cas, la soutenir implicitement. Or, ils ne faisaient pas partie de «son» équipe.
M. Boucher, qui avait pourtant soutenu M. Labeaume pendant la dernière campagne, ajoute que ce dernier «n'est pas un maire qui apprécie beaucoup la discussion». Un reproche qu'on a souvent fait à Mme Boucher, au maire Jean-Paul L'Allier et particulièrement au maire Jean Pelletier. «À Québec, on a toujours eu des maires qui étaient très forts, fait remarquer l'humoriste et chroniqueur David Lemelin. On est assez chanceux à cet égard-là, on n'a pas des maires très beiges.»
Des appuis
Parachuté seul à la mairie en 2007, M. Labeaume dit vouloir cette fois s'entourer de candidats de prestige. Mais déjà le maire ne manque pas d'appuis. Au cours des derniers mois, plusieurs élus de l'opposition ont quitté le navire pour se joindre à lui. Ainsi, la majorité confortable de conseillers qu'avait obtenue le Renouveau municipal de Québec (RMQ) au dernier scrutin a fondu comme neige au soleil.
Par ailleurs, des membres clés du comité exécutif de l'ère Boucher sont déjà des piliers de son équipe, notamment Richard Côté — un ancien candidat de l'équipe de Marc Bellemare — qui pilote l'épineux dossier des négociations avec les syndicats.
S'ajoute l'autre équipe Labeaume: celle des non-élus. De nouveau en continuité avec Mme Boucher, le nouveau maire est allé repêcher l'attaché de presse de celle-ci et s'est beaucoup appuyé sur le directeur général qu'elle avait choisi, Alain Marcoux.
Citons pour finir quelques nouveaux venus issus du secteur privé: son chef de cabinet Louis Côté, sa conseillère en économie Francine Laurent (ancienne pdg d'Innovatech) et Charles Marceau, qu'il a nommé au nouveau poste de coordonnateur aux grands projets économiques pour faciliter les échanges entre le secteur privé et l'hôtel de ville.
À la vue des sondages qui lui sont plus que favorables, le succès de Régis Labeaume fait un peu peur. «Il ne faudrait pas que Napoléon se transforme en Louis XIV qui disait "L'État, c'est moi"», lance à la blague David Lemelin. Évidemment, le principal intéressé a déjà commencé à marteler que ce serait une erreur de le priver d'une majorité.
***
Collaboratrice du Devoir
Québec — Sur le site internet de son parti, le candidat Labeaume prétend vouloir «modifier la culture des partis politiques municipaux par l'instauration d'une formation politique non traditionnelle». Une proposition qui en laisse certains sceptiques. C'est le cas par exemple de Marc Boucher, mari de feu la mairesse, qui compte briguer un poste de conseiller contre l'Équipe Labeaume. «C'est tellement paradoxal! Comment peut-on concilier l'indépendance avec le fait d'appartenir à une équipe?», dit-il.
Andrée Boucher, elle aussi, avait rejeté le modèle de parti traditionnel lors de la campagne municipale de 2005. D'ailleurs, plusieurs élus avaient choisi de briguer les postes de conseillers comme indépendants pour ne pas lui nuire et, dans bien des cas, la soutenir implicitement. Or, ils ne faisaient pas partie de «son» équipe.
M. Boucher, qui avait pourtant soutenu M. Labeaume pendant la dernière campagne, ajoute que ce dernier «n'est pas un maire qui apprécie beaucoup la discussion». Un reproche qu'on a souvent fait à Mme Boucher, au maire Jean-Paul L'Allier et particulièrement au maire Jean Pelletier. «À Québec, on a toujours eu des maires qui étaient très forts, fait remarquer l'humoriste et chroniqueur David Lemelin. On est assez chanceux à cet égard-là, on n'a pas des maires très beiges.»
Des appuis
Parachuté seul à la mairie en 2007, M. Labeaume dit vouloir cette fois s'entourer de candidats de prestige. Mais déjà le maire ne manque pas d'appuis. Au cours des derniers mois, plusieurs élus de l'opposition ont quitté le navire pour se joindre à lui. Ainsi, la majorité confortable de conseillers qu'avait obtenue le Renouveau municipal de Québec (RMQ) au dernier scrutin a fondu comme neige au soleil.
Par ailleurs, des membres clés du comité exécutif de l'ère Boucher sont déjà des piliers de son équipe, notamment Richard Côté — un ancien candidat de l'équipe de Marc Bellemare — qui pilote l'épineux dossier des négociations avec les syndicats.
S'ajoute l'autre équipe Labeaume: celle des non-élus. De nouveau en continuité avec Mme Boucher, le nouveau maire est allé repêcher l'attaché de presse de celle-ci et s'est beaucoup appuyé sur le directeur général qu'elle avait choisi, Alain Marcoux.
Citons pour finir quelques nouveaux venus issus du secteur privé: son chef de cabinet Louis Côté, sa conseillère en économie Francine Laurent (ancienne pdg d'Innovatech) et Charles Marceau, qu'il a nommé au nouveau poste de coordonnateur aux grands projets économiques pour faciliter les échanges entre le secteur privé et l'hôtel de ville.
À la vue des sondages qui lui sont plus que favorables, le succès de Régis Labeaume fait un peu peur. «Il ne faudrait pas que Napoléon se transforme en Louis XIV qui disait "L'État, c'est moi"», lance à la blague David Lemelin. Évidemment, le principal intéressé a déjà commencé à marteler que ce serait une erreur de le priver d'une majorité.
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